Code INSEE de Saint-Jean-de-Braye et portrait détaillé de la commune
Située dans l'agglomération orléanaise et faisant partie du département du Loiret, Saint-Jean-de-Braye est une commune riveraine de la Loire qui a su évoluer d'un village rural de vergers et de vignes vers une ville industrielle intégrée à la Métropole d'Orléans. Longtemps restée commune rurale avec ses vergers et ses vignes, c'est aujourd'hui une ville industrielle de près de 23 147 habitants (en 2023), faisant partie de la Métropole d'Orléans, qui participe aux pôles de compétitivité orléanais axés sur la chimie et l'électronique.
Code INSEE et position administrative
La commune appartient à l'unité urbaine d'Orléans, une agglomération intra-départementale regroupant 19 communes, dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans, dont elle est une commune du pôle principal. (Le code INSEE, identifiant statistique officiel de la commune, est l'élément clé pour retrouver l'ensemble des données démographiques et économiques à l'échelle nationale.)
Population et démographie
La commune compte près de 23 147 habitants (en 2023). L’évolution de la population se lit à travers les résultats de recensement et les statistiques officielles : l’utilisation des résultats du recensement permet d’observer la population, les naissances, les décès et l’activité économique locale. Les statistiques comprennent les jugements déclaratifs de décès. Les naissances ayant eu lieu dans toutes les communes de France (ou à l’étranger) sont intégrées selon les règles de comptabilisation applicables.
Situation géographique et accès
La ville est située dans la région naturelle du Val de Loire, au point le plus septentrional de la Loire, dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans. Le site de bord de Loire sur un promontoire offre une vaste vue sur le paysage ligérien et sur la cathédrale d'Orléans. Les centres-villes d'Orléans et Saint-Jean-de-Braye sont distants de 5 km environ. L'autoroute A10 est à une distance de 15 km et la RN 20 à 11 km. On peut ainsi rejoindre Paris, distant de 137 km par l'A10 et 126 km par la RN 20.
Géologie et relief
La région d’Orléans se situe dans le sud du Bassin parisien, vaste cuvette composée d’un empilement de couches sédimentaires d’origines essentiellement détritiques et carbonatées. Ces dépôts s'étagent du Trias au Pliocène et se font surtout en contexte marin, mais aussi en milieu lacustre. Les calcaires de Beauce, qui constituent le socle du territoire communal, se forment à l'Aquitanien (de -23 à -20,5 millions d’années). Leur partie supérieure, les calcaires de Pithiviers (m1CPi), les marnes et calcaires de l’Orléanais (m2MCO) et les marnes de Blamont (m1MBI), affleurent sur les flancs des vallées de la Bionne, de l'Oussance et de l'Égoutier.
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Les calcaires de Beauce sont recouverts par les sables de l'Orléanais (m2MSO), premiers dépôts burdigaliens, englobant le bourg. Ces sables sont essentiellement composés de grains de quartz émoussés, accompagnés de feldspaths kaolinisés et friables, de silex à patine noire et de graviers calcaires particulièrement fréquents à la base de la formation. Cette formation est elle-même surmontée par les sables et argiles de Sologne (m3-p1SASO), datés du Langhien supérieur au Pliocène inférieur, occupant une partie est de la commune.
Risques, hydrologie et inondations
Le site est marqué par le lit de la Loire. La commune est en partie inondable, et a fait face à plusieurs crues exceptionnelles, notamment dans certaines parties du vieux bourg, en 1846, 1856 et 1866. En période d’étiage l’été, de larges bancs de sable occupent le lit mineur. En période de crues, les bords de Loire sont inondés, les îles sont submergées et les arbres ont souvent un ou deux mètres de tronc sous l’eau. Le débit de la Loire augmente, elle charrie des végétaux.
La Bionne est une petite rivière qui constitue la limite est de la commune. Elle se jette dans le canal d'Orléans en limite ouest de Combleux. Le Ruet, petit ruisseau qui provient d'étangs de Marigny-les-Usages, forme un étang à l'extrémité nord de la commune, dans le parc de Charbonnière. C'est un affluent de la Bionne.
L'analyse menée dans le cadre de l'étude de danger des digues montre qu'aujourd'hui, le niveau de protection apparent de la levée est associé à une crue de période de retour d'environ 200 ans, soit une hauteur d'eau à l'échelle d'Orléans estimée à 5,75 m. Les zones de surverses probables mises en évidence se situent de l'amont vers l'aval, à Guilly, Tigy et Saint-Denis-en-Val. Pour le secteur de Guilly, la probabilité de rupture n'est plus négligeable dès la crue de période de retour de 70 ans, soit une cote d'environ 4,60 m à l'échelle d'Orléans. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques du territoire. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS pour la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.
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Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 677 mm. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bricy à 17 km, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,5 mm.
Milieux naturels et biodiversité
La commune fait partie du périmètre du Val de Loire inscrit depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que paysage culturel exceptionnel. Le site de la Loire à Saint-Jean-de-Braye (Saint-Loup) est un cadre de vie et un milieu naturel riche, marqué par la migration d’oiseaux (sternes naines, pierregarains, etc.) qui s’y reproduisent, et de poissons (saumons, anguilles, aloses…) qui remontent le courant pour se reproduire dans les eaux claires de la haute Loire.
Le site est doublement classé au niveau européen : il appartient d'une part depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire » (Directive Habitats) et d'autre part est classé zone de protection spéciale en Directive Oiseaux depuis 2003 sous l'intitulé « Vallée de la Loire et du Loiret ». Le réseau Natura 2000 vise à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés. Dans ces zones, les activités humaines ne sont pas interdites dès lors qu'elles ne remettent pas en cause l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés.
Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie », d'une superficie totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve.
Parc de Charbonnière et conservation locale
Le parc de Charbonnière (180 ha) constitue un lieu de richesses écologiques avec la présence de nombreux animaux. Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées dans ce parc : pics, mésanges, fauvettes, chouettes, bondrées. Les grands mammifères sont également présents : cerfs, sangliers. Dans la forêt ou la grande prairie du parc, de nombreux végétaux se développent : orchidées protégées, charmes, chênes, châtaigniers, noisetiers, pins sylvestres, lierre, millepertuis, muguet. Des végétaux plus spécifiques à la Sologne sont également présents : fougères, bruyères, callunes.
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La mise en valeur du patrimoine naturel du parc de Charbonnière est, de même que pour la Loire, une préoccupation des pouvoirs publics. Elle se traduit par une exploitation du bois qui privilégie la diversité et par une réglementation de la localisation des entreprises : les entreprises les plus importantes doivent se localiser dans les clairières, avec un renforcement des lisières de bois. Le conservatoire national du chrysanthème Paul-Lemaire se situe à Saint-Jean-de-Braye. Il a été fondé en 1990 et a pour mission de collecter des variétés rares et anciennes, et d’assurer la préservation et la valorisation de ce patrimoine végétal rarissime.
Occupation des sols et urbanisation
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données Corine Land Cover, est marquée par l'importance des territoires artificialisés (57,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,9 %). Le village est absorbé dans l'agglomération orléanaise à la fin du XXe siècle. Saint-Jean-de-Braye s'est développée grâce au trafic fluvial très intense, jusqu'à l'arrivée du chemin de fer.
Patrimoine, histoire et culture locale
Située sur les rives de la Loire, la commune doit son nom à sa topographie marécageuse à l'époque gallo-romaine. Le nom de Saint-Jean est plus tardif. Longtemps, la petite bourgade a vécu de l'agriculture et plus particulièrement de la viticulture. La bastille Saint-Loup a été une étape pour Jeanne d'Arc lors de la libération d'Orléans.
Loire : la biodiversité face au réchauffement de l’eau - REPORTAGE
Tableau synthétique - Données clés
| Élément | Valeur / précision |
|---|---|
| Population (2023) | 23 147 hab. |
| Relief | Dénivelée maximale 32 m, altitude autour de 100-174 m suivant sites |
| Climat | Cfb (Köppen) - climat tempéré à été frais |
| Superficie parc Charbonnière | 180 ha |
| Périmètre UNESCO | Val de Loire - inscrit en 2000 |
| Occupation des sols (2018) | Territoires artificialisés 57,4 % |
Pour toute recherche statistique ou administrative concernant Saint-Jean-de-Braye, le code INSEE de la commune permet d'accéder de manière fiable aux bases de données nationales (population, recensement, économie locale, équipements, foncier, etc.).
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