Nombre de PME et TPE dans le secteur de la restauration à Genève : statistiques, caractéristiques et ressources
Le secteur de la restauration à Genève s'inscrit dans un paysage économique dominé par une très forte proportion de petites unités. De manière générale, les TPE sont tournées vers l’économie locale. Elles regroupent 3 millions d’unités légales (figure). Les TPE et microentreprises constituent une part importante des unités juridiques actives, avec une majorité d’unités non employeuses et des faibles niveaux d’investissement.
Répartition et statuts juridiques des TPE/PME
La majorité des TPE (54 %) a le statut de société à responsabilité limitée. 5 % un statut d’autre personne physique. De manière générale, les TPE sont tournées vers l’économie locale. L'unité légale est une entité juridique de droit public ou privé. Pour exister, une unité légale doit être inscrite dans des registres administratifs (registre du commerce, Sécurité sociale, DGFiP...) et produire des informations juridiques ou fiscales.
Emploi et taille des entreprises dans la restauration
En 2012, 55 % des TPE n’ont pas de salarié et 18 % n’en emploient qu’un. des unités non employeuses, 74 % des unités employant 3 à 9 salariés. jusqu’à 4 salariés, puis tend à se stabiliser (figure 4). Les microentreprises ont des effectifs réduits et des dynamiques d’emploi particulières : la majorité des TPE n’embauche que très peu ou pas de salariés.
Salaire et structure salariale
En 2022, à Genève, pour l’ensemble de l’économie, le salaire mensuel brut médian était de 7'609 francs. Dans le secteur privé, le salaire mensuel brut médian s’élevait à 7’125 francs et à 8’756 francs dans le secteur public, soit 23,0 % de plus dans le secteur public. Selon l'Office fédéral de la statistique, des différences d’ordre structurel tels que le niveau de formation, le nombre d’années de service ou encore la fonction hiérarchique exercée dans l’entreprise expliquent en partie ces disparités salariales.
Il est constaté par ailleurs que le différentiel salarial entre les femmes et les hommes est d’autant plus marqué que la fonction de cadre est élevée. En revanche, 45,3% de l’écart salarial reste inexpliqué (Source : communiqué de presse de l’OFS du (22.11.2022). L’écart salarial inexpliqué définit les différences qui subsistent après que l’on ait comparés les revenus des femmes et hommes qui présentent en moyenne les mêmes facteurs explicatifs observés, tels la formation, la métier, la branche, etc.
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D’autres sources arrivent à des écarts plus faibles. Selon une enquête de l’Université de Saint-Gall, 97% des entreprises étudiées respectent la loi fédérale sur l’égalité (LEg) en affichant de bons résultats. Cela signifie que soit les entreprises tombent sous le seuil de tolérance de 5% de différence salariale inexpliquée, soit elles ne présentent pas de différence salariale inexpliquée démontrable entre hommes et femmes (source: Universität St-Gallen (2021).
Plus récemment (2023), l’Union patronale suisse a mandaté l’Université de Saint-Gall pour une étude sur les inégalités salariales. Les auteurs de la recherche ont passé en revue les analyses menées auprès de 461 entreprises qui utilisent l’instrument de l’égalité salariale de la Confédération (méthode Logib). Au total, 99,3% indiquent respecter le seuil de tolérance de 5,0%. Seules trois entreprises (0,7%) présentaient un écart salarial supérieur à 5%.
Investissement et chiffre d’affaires
La moitié des TPE (55 %) n’a pas réalisé d’investissement. Le poids dans l’investissement est modeste (17 %). 55 % de TPE sans salarié génèrent de faibles chiffres d’affaires. Un ratio supérieur à 190 000 euros (3e quartile). (80 000 euros) et les services aux particuliers (60 000 euros). (20 000 euros).
Exportations et orientation sectorielle
3 % des exports du champ principalement marchand non agricole et non financier. des effectifs du champ principalement marchand non agricole et non financier. valeur ajoutée, soit respectivement 13 % et 17 % du champ (figure 1). Dans le commerce, la construction et les services aux entreprises. et services financiers.
Données, cartographie et outils d’analyse locaux
L'Observatoire du Commerce genevois est un outil destiné à promouvoir l'entreprenariat dans le domaine du commerce. Il s'agit d'un projet phare du "plan commerce" de la stratégie économique 2030 du Conseil d'Etat, qui a pour objectif de soutenir le secteur du commerce face aux défis auxquels il est confronté, notamment l'accélération de la numérisation et le tourisme d'achat.
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Cet outil permet notamment d'effectuer une analyse fine et précise des zones commerciales, d'obtenir des données démographiques détaillées (genre, tranches d'âge, etc.), de connaître le pouvoir d'achat localisé par secteur choisi et ainsi d'élaborer des scénarii d'implantation ou de développement, en évitant d'éventuelles surcharges sectorielles et géographiques. L'Observatoire du Commerce donne également accès à un registre des commerces du canton, regroupant quelque 7000 commerces répartis dans 18 catégories.
Accéder à l'observatoire du commerce. Cartographie du territoire du Canton : la cartographie du territoire du Canton de Genève repose sur le système géomatique GEODE mis en place et administré par la Direction de l'information du territoire de l'Etat. La finesse des informations et analyses concernant les entreprises se situe au niveau du code postal, en dehors du centre-ville, et à l'hectare, soit 100m x 100m au centre de Genève.
Commerces et entreprises de services associées, figurant sur la carte : dans cette première version, l'Observatoire du Commerce concerne principalement le commerce de détail. Les entreprises représentées sur la carte par des pictogrammes ont été extraites sur la base de la nomenclature générale des activités économiques (NOGA) à partir du répertoire des entreprises du canton de Genève (REG). Seules, les informations publiques concernant ces entreprises, sont accessibles par l'Observatoire du Commerce.
Données de consommation et mobilité
Les données concernant la répartition de la population du Canton, les classes d'âges, le pouvoir d'achat, sont de sources publiques : Office fédéral de la statistique (OFS), Office cantonal de la statistique (OCSTAT), etc. Les données de consommation par lignes de produits sont de sources mixtes : publiques d'une part, et provenant de panels d'entreprises volontaires pour communiquer ces informations, d'autre part.
L'entreprise allemande Michael Bauer Research (MBR) fournit ce type de données sous un même format à 180 pays dans le monde, principalement à des collectivités publiques. Ces données de consommation sont consolidées après comparaison avec les statistiques de la Communauté européenne et celles de la Banque Mondiale. Concernant la Suisse, MBR propose une mise à jour annuelle de ces données combinées, que l'Observatoire du Commerce intègre dès leur mise à disposition.
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Les flux de mobilité et la carte de chaleur des montées et descentes Transports publics genevois (TPG) par arrêt proviennent de la base de données Open Data des TPG.
Données historiques et séries temporelles
Etablissements et emplois, par activité économique, de 1995 à 2008. Etablissements et emplois, par activité économique, dès 2011. Entreprises en relation avec un organisme de promotion économique et emplois, selon le type d'activité économique et la catégorie d'entreprises, de 2009 à 2012. Ces séries permettent d'observer l'évolution du nombre d'établissements et des emplois dans la restauration et les secteurs associés sur plusieurs décennies.
Personnes morales et fiscalité
Personnes morales. Impôts cantonal et communal sur le bénéfice et le capital. Personnes morales. Ces informations fiscales et juridiques éclairent le cadre dans lequel opèrent les PME et TPE genevoises, notamment en matière de prélèvements sur le bénéfice et le capital.
Caractéristiques comptables et seuils
Des seuils comptables existent pour définir la taille des entreprises : millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros. De données comptables exploitables. La finesse des analyses dépend souvent de l’existence de données comptables détaillées fournies par les unités légales.
Points clés pour les acteurs de la restauration à Genève
- La majorité des unités du secteur sont des TPE ou microentreprises, souvent sans salariés ou avec un très faible nombre de salariés.
- La structure juridique dominante est la SARL pour la majorité des TPE.
- Les niveaux de salaire médians à Genève sont élevés, mais montrent des disparités entre secteurs public et privé et des écarts entre sexes partiellement inexpliqués.
- L’Observatoire du Commerce et les bases géomatiques (GEODE) fournissent des outils précieux pour la localisation, l’analyse de marché et la planification d’implantation.
- Les investissements des TPE restent modestes globalement, avec une part importante n’investissant pas.
Ressources et accès aux statistiques
Les sources principales pour approfondir l’analyse incluent l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le répertoire des entreprises du canton de Genève (REG) et les données Open Data des TPG. L’Observatoire du Commerce intègre également des données de panels et des bases internationales (MBR) pour les consommations par lignes de produits.
| Indicateur | Observation |
|---|---|
| Part de TPE sans salarié | 55 % (2012) |
| TPE employant 1 salarié | 18 % (2012) |
| Statut juridique majoritaire | SARL (54 %) |
| Salaire médian cantonal (2022) | 7'609 CHF |
| Secteur privé médian | 7'125 CHF |
| Secteur public médian | 8'756 CHF |
Ces éléments offrent un panorama synthétique mais factuel de la place des PME et TPE dans le secteur de la restauration à Genève, de leurs caractéristiques structurelles, salariales et de la disponibilité des outils d’aide à la décision pour les entrepreneurs et les décideurs publics.
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