Comment Créer Son Entreprise en Ligne : Le Guide Complet

Vous avez décidé de vous lancer dans l'aventure entrepreneuriale ? Créer une entreprise n’a jamais été aussi facile ! Pourtant, si avoir un formulaire K-Bis est simple et rapide, la réussite d’un projet de création et le développement d’une entreprise viable et rentable requièrent une préparation minutieuse. La création d’entreprise nécessite une importante phase de préparation et le respect d’une méthodologie précise.

Création d'entreprise en ligne

Etude de marché, segmentation de clientèle, tests clients, recherche de financements, formation du dirigeant… les étapes sont nombreuses et permettent de sécuriser les premiers mois d’existence de l’entreprise. Nous vous accompagnons dans vos démarches de publication d'annonces légales en ligne.

Comment créer sa MICRO ENTREPRISE en 2025 (tuto complet et gratuit)

Étape 1 : De l'Idée au Projet d'Entreprise

Trouver une idée d’entreprise

Pour créer une entreprise, il faut avoir une idée précise ! Ça paraît évident, mais trouver une idée n’est pas toujours facile. Pourtant, nul besoin d’avoir une idée de génie qui va révolutionner le monde pour devenir entrepreneur. Par exemple, vous pouvez reprendre une entreprise existante ou devenir franchisé.

Une bonne idée d’entreprise coche les cases suivantes :

  • Elle résout un problème identifié.
  • Elle s’adresse à un public spécifique.
  • Elle vous passionne.
  • Elle vous permet d’exprimer vos compétences et talents.
Idée d'entreprise

Se renseigner sur les conditions d’exercice de votre activité

Premier élément à vérifier : est-ce que vous avez le droit d’exercer votre activité ? Certaines activités sont réglementées et nécessitent une déclaration à l’administration, un diplôme ou encore une autorisation préalable. D’autres activités ne peuvent être exercées que sous un statut spécifique ! Avant de démarrer votre entreprise, renseignez-vous pour savoir si votre activité est soumise à une réglementation particulière. Parmi les activités réglementées les plus fréquentes, on retrouve :

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  • Les professions libérales réglementées (avocats, médecins, architectes, experts-comptables…).
  • Les métiers de l’artisanat nécessitent un diplôme ou une expérience professionnelle de plusieurs années (boulanger, coiffeur, plombier…).
  • Certaines activités commerciales ou industrielles (transport de personnes, sécurité privée, débit de boissons…).

Exemple : Vous ne pouvez vous déclarer agent immobilier que si vous possédez un diplôme ou une expérience suffisante. De plus, l’activité ne peut pas être exercée en micro-entreprise et vous devez obtenir une carte professionnelle pour exercer.

Se préparer et faire une formation à la création d’entreprise

Une création d'entreprise nécessite un certain temps de préparation. Entre le moment où vous faites émerger votre idée et le moment où celle-ci sera mise en application, il peut s’écouler des mois. Et c’est parfois nécessaire pour que votre idée soit mûre à point ! Vous aurez peut-être besoin de vous former pour maîtriser votre nouveau rôle de chef d’entreprise : comptabilité, finances d’entreprise, fiscalité, communication… Ce n’est pas toujours simple si vous n’avez jamais créé d’entreprise.

Si vous êtes artisan, vous pouvez effectuer un stage de préparation à l’installation dans les chambres des métiers et de l’artisanat (non obligatoire).

N’hésitez pas à bâtir un planning estimatif des tâches à accomplir dès le début. Ce planning vous permet de prioriser les tâches à effectuer pour éviter de vous retrouver bloqué ou d'oublier une échéance.

Faire un business plan

Le business plan est une étape essentielle de la création d’une entreprise. Il vous permet de confronter votre idée à la réalité et de vous assurer qu’elle est réalisable.

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Dans votre business plan, vous devez :

  • Présenter votre projet en détail et votre cheminement vers cette idée : expliquez vos motivations, introduisez les membres de votre équipe si vous avez décidé de vous associer, de travailler avec votre conjoint ou de travailler avec vos enfants.
  • Étudier le marché : elle permet d'identifier vos concurrents et les besoins de vos clients. Grâce à elle, vous pouvez affiner votre offre et votre positionnement pour les rendre uniques.
  • Mettre en place une stratégie de marketing et de communication : elle détaille la manière dont vous allez trouver vos clients, l’identité de marque que vous allez construire, etc.
  • Réaliser des tableaux financiers prévisionnels : la partie financière du business plan permet d’appuyer une demande de financements. Elle doit prouver la faisabilité financière et économique de votre projet et convaincre vos interlocuteurs et partenaires de vous faire confiance. Les prévisions financières comprennent notamment le compte de résultat, le bilan prévisionnel, le plan de trésorerie et le plan de financement.

Étape 2 : Choisir le Statut Juridique de Son Entreprise

Le choix du statut juridique de votre entreprise est capital. Il a des conséquences sur :

  • le régime fiscal (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…) ;
  • le régime social, les cotisations sociales et la protection sociale de l’entrepreneur (statut social de travailleur non-salarié ou d’assimilé-salarié) ;
  • la responsabilité du dirigeant et l’impact des dettes sur son patrimoine ;
  • l'apport en capital social nécessaire…

Créer son entreprise en solo

Si vous créez votre entreprise seul, les statuts juridiques les plus répandus sont :

  • une entreprise individuelle au régime réel (EI) ;
  • une entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise ;
  • une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
  • une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).

L’entreprise individuelle est le statut le plus simple à créer et à gérer. Il s’adresse plutôt aux entrepreneurs qui souhaitent tester une idée et être seuls aux commandes de leur business comme les freelances. Si votre projet est déjà bien abouti, vous pouvez vous tourner vers une société unipersonnelle comme la SASU ou l’EURL. Ces deux formes juridiques sont respectivement une SAS et une SARL dotées d’un associé unique.

Il n’est plus possible de créer une EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) depuis 2022.

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Créer son entreprise à plusieurs

Si vous avez trouvé un associé ou même plusieurs, vous pouvez créer :

  • une société à responsabilité limitée (SARL) ;
  • une société par actions simplifiée (SAS) ;
  • une société anonyme (SA).

Les entrepreneurs hésitent souvent entre SARL et SAS. La SAS est plus souple que la SARL et vous conviendra si vous souhaitez faire entrer des investisseurs dans votre société. A contrario, la SARL est une structure plus réglementée et sécurisante. Elle est notamment intéressante si vous envisagez de travailler en famille.

Il existe d’autres statuts : société en nom commercial (SNC), société civile immobilière (SCI), société civile comme les sociétés d’exercice libéral…

Le choix de la forme juridique est essentiel car un mauvais choix peut mettre à mal la réussite de votre projet. N'hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels du droit (avocat, expert-comptable).

Tableau - Formes juridiques d'une société

Forme juridique Caractéristiques Qui peut l'utiliser ?
Société en nom collectif (SNC) Les associés (minimum 2) sont commerçants et responsables solidairement des dettes de la société. Aucun capital minimum. Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (mais pas les professions juridiques, judiciaires ou de santé, à l'exception des pharmaciens).
Société anonyme (SA) Forme de société généralement réservée à de grandes entreprises. Elle doit être composée de 2 associés au minimum. Les actions détenues par les actionnaires dépendent du montant de leur apport dans la société. Artisan, commerçant, industriel
Société à responsabilité limitée (SARL) Société permettant à chacun des associés (entre 2 et 100) de n'être responsable des dettes de la société qu'à hauteur de ses apports personnels. Aucun capital minimum. Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (mais pas les professions juridiques, judiciaires ou de santé, à l'exception des pharmaciens)
Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Société à responsabilité limitée composée d'un associé unique. Il n'est responsable des dettes de la société qu'à hauteur de ses apports personnels. Aucun capital minimum. Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (mais pas les professions juridiques, judiciaires ou de santé, à l'exception des pharmaciens)
Société d'exercice libéral (SEL) Société permettant d'exercer une profession libérale réglementée. Profession libérale réglementée
Société par actions simplifiée (SAS) Société d'une grande souplesse. Les associés (au moins 2) sont libres de déterminer dans les statuts les modalités de son fonctionnement. Sans capital minimum. Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (mais pas les professions juridiques, judiciaires ou de santé)
Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Société par actions simplifiée composé d'un associé unique. Il peut déterminer librement les modalités de fonctionnement de la société dans les statuts. Sans capital minimum Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (mais pas les professions juridiques, judiciaires ou de santé)
Société civile professionnelle (SCP) Société permettant à plusieurs membres exerçant une profession libérale réglementée d'exercer en commun leur activité. Chaque associé est personnellement imposé sur sa part de bénéfices. Profession libérale réglementée (sauf orthophonistes, orthoptistes, pédicures podologues, pharmaciens, sages-femmes, agents généraux d’assurances, experts comptables, diététiciens, psychologues)
Société coopérative de production (SCOP) Société pouvant prendre la forme d'une SA, SARL ou d'une SAS. Les salariés associés sont obligatoirement majoritaires. Ils doivent posséder au moins 51 % du capital social. Artisan, commerçant, industriel, profession libérale (architectes, géomètres-experts par exemple)

Étape 3 : Trouver des Financements et Demander des Aides

Vous aurez peut-être besoin d’argent au démarrage de votre entreprise pour investir, acheter du matériel ou constituer une trésorerie. Il existe de nombreuses solutions pour financer votre entreprise.

Voici quelques pistes à explorer :

  • faire appel à vos fonds propres ou à ceux de vos proches : épargne personnelle, love money… ;
  • souscrire un emprunt bancaire ;
  • solliciter une ou plusieurs aides à la création d’entreprise (ACRE, ARE, ARCE, démission pour création d’entreprise…) ;
  • remplir un dossier de subvention ;
  • organiser une campagne de crowdfunding…

Toutes les sources de financements ne se valent pas. Certains financements seront plus adaptés à certaines dépenses. N’hésitez pas à vous faire conseiller par votre banquier.

Étape 4 : Effectuer les Démarches de Création d'Entreprise

Les étapes de création d’une entreprise individuelle ou d'une micro-entreprise :

Si vous avez choisi de créer une entreprise individuelle ou une micro-entreprise les formalités de création d'une entreprise sont très simples !

Étape 1 : la domiciliation d'une EI

La domiciliation d’une entreprise individuelle ou micro-entreprise correspond à son adresse administrative officielle. Il s’agit de l’adresse à laquelle vous seront envoyés tous les documents légaux, fiscaux et administratifs liés à votre activité. Vous pouvez domicilier votre entreprise individuelle à votre domicile personnel, dans un local professionnel, auprès d’une société de domiciliation, dans une pépinière d'entreprise ou un espace de coworking.

Étape 2 : La rédaction des statuts juridiques

Ils constituent le mode d'emploi de votre société. Il faut donc les rédiger avec soin en se faisant accompagner par un expert-comptable au besoin. La loi indique qu'ils doivent contenir certaines mentions obligatoires en fonction de la forme juridique choisie. En général, on évoque :

  • la forme juridique de la société ;
  • la raison sociale ou dénomination sociale (le nom de la société) ;
  • l'objet social (les activités de la société) ;
  • l'adresse du siège social ;
  • la durée de la société ;
  • le montant du capital social ;
  • les règles de fonctionnement de la société, etc.

Les statuts doivent également nommer le dirigeant de votre société (vous pouvez aussi le faire dans un acte séparé).

Étape 3 : Constitution du capital social

Lorsque vous créez une société, vous créez une personne morale à part entière. Il faut donc passer par la constitution d'un capital social. Le capital social est le patrimoine initial de la société. Il contient les apports des associés. Leurs apports leur donnent droit à des titres dans la société (actions ou parts sociales). Les apports peuvent être de différents types : apports en numéraire (de l'argent), apports en nature (des biens). Ces apports doivent faire l’objet d’une évaluation par un commissaire aux apports s’ils dépassent les 30 000 € ou représentent plus de la moitié du capital social. Il est également possible de réaliser des apports en industrie (compétences, savoir-faire…). Cependant, ce type d’apport ne peut pas concourir au capital social étant donné qu’ils sont difficilement chiffrables.

Étape 4 : Dépôt du capital social

Vous devez bloquer votre capital social en déposant les apports en numéraire auprès d'un dépositaire de confiance. Pour cela, vous pouvez déposer votre capital social auprès : d'un notaire, d'une banque. Dans tous les cas, créer une société implique d’ouvrir un compte pro au nom de la société. C’est une obligation légale.

Étape 5 : La domiciliation de votre entreprise

La domiciliation correspond à l'adresse administrative de la société. Plus simplement, il s'agit de l'adresse du siège social de l'entreprise. Ne confondez pas l'endroit où vous exercez votre activité ET l'adresse administrative de la société. Ce n'est pas forcément le même endroit. Pour créer votre société, vous avez besoin d'un justificatif de domiciliation de votre entreprise (quittance de bail, contrat de domiciliation…). Vous pouvez domicilier votre entreprise dans son propre local, à votre domicile personnel, auprès d'une société de domiciliation…

Étape 6 : La publication d'une annonce dans un journal d'annonces légales (JAL)

La création d'une société implique la publication d'une annonce légale (JAL). Comme une petite annonce, cet avis de constitution a pour but d'informer les tiers de la constitution de votre société. Cette formalité de publicité est payante. Elle peut se faire par la publication d'une annonce dans un journal papier ou en ligne.

Étape 7 : La déclaration des bénéficiaires effectifs

Vous devez également procéder à l'inscription de toutes les personnes ayant le contrôle effectif de la société sur le registre des bénéficiaires effectifs. C'est une formalité visant à lutter contre le blanchiment d'argent et la fraude fiscale.

Étape 8 : L’immatriculation de la société

L’immatriculation d'une entreprise est la dernière étape de sa création. Elle permet de déclarer officiellement son activité. La demande doit être effectuée une fois que toutes les étapes de constitution ont été réalisées. Toutes les formalités d’immatriculation doivent être réalisées sur le Guichet unique des formalités des entreprises, accessible en ligne. Ce portail centralisé, géré par l’INPI, a remplacé les anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE).

Les pièces justificatives à fournir varient selon le type de société (SARL, EURL, SAS, SASU, SA, SCI, etc.).

Checklist :

  • Les statuts signés de la société.
  • Une attestation de dépôt de capital social.
  • Un justificatif de domiciliation.
  • La déclaration des bénéficiaires effectifs de la société.
  • La pièce d’identité du dirigeant et, le cas échéant, des associés.
  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation pour le dirigeant.

Une fois la demande déposée, la société est automatiquement inscrite :

  • Au Registre national des entreprises (RNE).
  • Au Registre du commerce et des sociétés (RCS) pour les activités commerciales.
  • Au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC) si l’activité concerne ce domaine.

Vous recevrez également les documents attestant de la création de votre société. Ce sont les pièces d'identité de votre société :

  • Votre extrait Kbis : il prouve que vous avez bien immatriculé votre entreprise et officialise l'existence de votre société.
  • Votre code APE ;
  • Votre numéro de SIRET/SIREN : ce numéro unique permet d'identifier votre entreprise.

Si vous exercez une profession libérale, l’INSEE vous délivrera un certificat d’inscription au répertoire SIRENE. Ce document vaut extrait Kbis pour les professions libérales.

Étape 5 : Effectuer les Dernières Formalités Administratives

Une fois votre entreprise ou votre société constituée, ce n'est pas tout à fait terminé. Il faut encore accomplir d'autres formalités administratives comme :

  • Assurer votre entreprise : responsabilité civile professionnelle (« RC pro »), assurance des biens et de l’activité, garantie décennale… Certaines assurances sont obligatoires selon l’activité que vous exercez. D’autres sont facultatives mais peuvent être recommandées.
  • Demander l'ACRE (ex-ACCRE) (aide à la création ou à la reprise d'entreprise) si vous y avez le droit.
  • Accomplir les formalités pour l'embauche de salariés si nécessaire : ouvrir un registre du personnel, remplir une déclaration préalable à l’embauche…

N’oubliez pas de vous protéger en tant que dirigeant : mutuelle, prévoyance… Ce sont des garanties importantes quand on est indépendant.

Félicitations, si vous êtes arrivé au bout de ces démarches, vous avez créé votre entreprise !

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