Comment les entreprises financent leurs investissements : Sources de financement
Vous vous lancez dans la création de votre entreprise mais ne savez pas vers qui vous tourner pour financer votre projet ? Famille, banques, investisseurs, organismes de financement, etc. les possibilités sont diverses. Sont-elles, cependant, toutes en adéquation avec votre projet ? Au cours de son existence, une entreprise a besoin d'un financement pour assurer son fonctionnement, son développement au quotidien et sa pérennité. Il est vivement conseillé d’être le principal investisseur de sa propre entreprise, gage de confiance et de détermination.
En France, les solutions de financement d’une entreprise en développement sont multiples. Elles varient selon les sociétés, leurs besoins de croissance, et les résultats de ces dernières. Ce billet analyse les modalités de financement de l'investissement des entreprises françaises sur la période 1992-2016. Pour qu’une entreprise fonctionne correctement, celle-ci a besoin d’investissements financiers. Quelles sont alors les principales sources de financement des entreprises ? Vers qui un entrepreneur peut-il se tourner pour investir financièrement dans son projet professsionnel ?
En fonction des caractéristiques de votre projet, de votre ambition et de votre situation personnelle, le financement de votre future entreprise résultera de la combinaison de plusieurs sources de financement :
- votre apport personnel (apport en fonds propres) ;
- la "love money", c'est-à-dire l'argent que vos proches seront prêts à investir dans votre entreprise ;
- un prêt d'honneur pouvant vous être accordé pour renforcer votre apport personnel ;
- le recours au financement participatif via une plateforme de crowdfunding ;
- l'ouverture de votre capital à des investisseurs ;
- un microcrédit ;
- un prêt bancaire pouvant être assorti d'un dispositif de garantie ;
- un crédit-bail ou une location longue durée pour l'acquisition de certains biens, etc.
Il existe des solutions pour toutes les nouvelles entreprises.
Les créateurs ont souvent tendance à sous-estimer leurs besoins pour limiter l'endettement. Ne tombez pas dans ce piège ! En effet, une bonne évaluation de vos besoins aura pour effet de :
Lire aussi: INPI : Guide complet Signature Électronique
- sécuriser le démarrage de votre activité en anticipant les écarts de trésorerie que vous rencontrerez ;
- crédibiliser votre dossier vis-à-vis d'un financeur ;
- faciliter l'obtention de financements.
Avez-vous pensé à tout ?
- Aux investissements à réaliser pour produire, gérer, communiquer, vendre, etc. ?
- Aux stocks à constituer ?
- Aux dépôts de garantie à verser ?
- A la trésorerie de départ qui sera nécessaire pour faire face aux premières dépenses (BFR de départ) : loyers, assurances, actions commerciales, achat de fournitures, frais de déplacement, salaires, charges sociales, électricité, etc.
Les fonds propres
D'une manière générale, on identifie par "fonds propres", les capitaux dont dispose l'entreprise. Ils sont :
- soit apportés par l'entrepreneur et ses associés (en cas de création d'une société) ;
- soit par l'activité économique.
En période de croisière, si l'entreprise dégage des bénéfices, une partie sera conservée "en fonds propres" pour servir notamment à financer des investissements. Elle aura, de ce fait, moins recours à l'endettement et sera plus résistante face à des difficultés économiques.
Au jour de la création, les fonds propres sont constitués par les capitaux de départ : épargne personnelle du ou des créateurs, ARCE (aide financière de France Travail), prêts d'honneur, etc.
Ils demeureront dans l'entreprise, c'est-à-dire que vous ne les récupérerez qu'en cas de cession de votre entreprise ou des titres de votre société. Ils vous permettront de :
Lire aussi: SARL : Comment distribuer des dividendes ?
- faire face aux premières dépenses nécessaires au lancement de votre activité ;
- financer ce qui ne l'est pas par le système bancaire et notamment le BFR (besoin en fonds de roulement) ;
- et solliciter un emprunt, car sans fonds propres il est très difficile d'obtenir un emprunt bancaire ;
- en règle générale, pour solliciter un emprunt bancaire, les fonds propres doivent représenter environ 30% des besoins financiers, sauf cas particuliers.
Financement d'une startup par des aides publiques
L'entrée d'investisseurs dans le capital de votre entreprise ("levée de fonds")
Si vos capitaux propres sont insuffisants pour démarrer votre projet d'entreprise (ou plus tard pour la relancer ou la développer), vous avez la possibilité de les renforcer en faisant appel à des investisseurs extérieurs privés ou publics qui prendront une participation au capital de votre société.
En création d'entreprise, l'entrée d'investisseurs au capital permet d'alimenter les fonds propres, de gonfler le capital et ainsi de prétendre à des prêts plus importants.
Les emprunts
Pour le financement de l'entreprise, vous pourrez vous adresser aux réseaux bancaires ou aux organismes de microcrédit. Cela va dépendre des caractéristiques de votre projet et de son ambition. Sachez que dans la majorité des cas, les banques financent ce qui est "durable" (les investissements) et le stock de démarrage.
D'une manière classique, un projet bien préparé, cohérent et porté par un ou plusieurs créateurs motivés aura toutes les chances d'obtenir un financement. Présentez aux financeurs que vous sollicitez un dossier complet, précis, clair et soigné... en un mot "vendeur" ! Pour cela, créez-vous un compte sur ce site (c'est gratuit) et accédez à l'application "Mon business plan".
Et surtout préparez l'entretien avec l'aide d'un conseiller. Entraînez-vous également à "pitcher" votre projet et consultez notre rubrique J'envisage d'entreprendre pour poursuivre votre réflexion. A contrario, un projet présentant un plan de financement déséquilibré et peu d'éléments convaincants sur son marché ne présentera pas les garanties suffisantes pour séduire un banquier.
Lire aussi: Fiche INSEE : le guide
Les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties :
- sur les biens financés lorsque cela est possible (hypothèque, nantissement, gage) ;
- ou en demandant des cautions personnelles.
Ce que vous devez savoir : des organismes ou les collectivités locales proposent des contre-garanties aux établissements bancaires en échange de leur abandon de demande de garantie par l'emprunteur.
L’autofinancement
L’autofinancement d’une société correspond au financement des projets de développement de l’activité sans recours à des ressources externes. C’est l’origine même du capital social qu'une entreprise doit constituer à sa création. Il faut donc que l’entrepreneur constitue un dossier de financement très solide. Aussi, le capital social défini à la constitution de la société permet de financer un temps le fonctionnement de l'activité. Ce capital social n'est pas obligatoire pour toutes les formes juridiques d’entreprises. Toutefois, les banques facilitent l'accès aux prêts aux entreprises qui ont réuni un apport.
La principale difficulté de la création d’entreprise en France, c’est le financement. Près de la moitié des entreprises créées disparaissent dans les 5 ans, la plupart en raison de difficultés financières. Si vous voulez trouver des capitaux, pensez d’abord à investir vous-même : plus le montant de votre apport sera important, plus vos interlocuteurs vous prendront au sérieux. De plus, cet apport sera utile pour financer les frais d’établissement ou certains investissements non couverts par les prêts bancaires.
Pensez aussi à votre famille et à vos amis. Les prêts d’honneur sont des crédits à moyen terme qui sont accordés par des organismes non bancaires à un taux réduit ou nul. Que ce soient des « business angels », des investisseurs en capital investissement, des fonds de capital risque ou de capital développement, les fonds qu’ils apportent aux différentes étapes du lancement d’une entreprise ont pour objectif une rentabilité forte dans un délai limité.
Les autres aides financières
En cas d’insuffisance des capitaux propres, vous pouvez également emprunter à un établissement financier. Dans le cas d’un besoin d’investissement immobilier, comme des locaux, un hangar, une usine, des murs professionnels, des travaux d’aménagement d’un local, etc. l’affacturage (ou factoring) : confier à un tiers (le factor) la charge des encaissements, du recouvrement et des impayés.
D’autres aides financières peuvent être accordées à des créateurs d’entreprises par l’État, les collectivités locales ou d’autres organismes (associations, fondations). Si vous êtes jeune et/ou sans emploi et/ou souhaitez reprendre votre entreprise, le prêt Nacre est peut-être pour vous. Le microcrédit est une solution pour les personnes qui ne pourraient pas normalement accéder au crédit car leur dossier n’est pas assez sécurisant pour les banques. C’est ce qui explique que les taux d’intérêt soient plutôt élevés, le micro-crédit est loin d’être gratuit, mais son intérêt réside pour une grande partie dans l’accompagnement proposé.
De nombreuses aides et subventions existent en France et accompagnent les créateurs d'entreprise dans leurs projets. Les investissements personnels et externes sont capitaux pour une entreprise. D'autant plus lorsque la société en question souhaite obtenir un financement auprès d'une banque. De nombreuses aides et organismes existent en France pour soutenir les créateurs d’entreprise.
La location financière
Parmi les réponses à la question comment les entreprises financent-elles leurs investissements, la location financière se distingue par son fonctionnement souple et son intérêt croissant dans un contexte où l’agilité prime. Elle repose sur un mécanisme simple : vous choisissez un équipement professionnel, un partenaire financier (comme M2M Financement) l’acquiert pour votre compte, puis vous l’utilisez en contrepartie de paiements mensuels, sans en détenir la propriété.
Ce dispositif permet de disposer d’un matériel récent - informatique, médical, industriel ou encore bureautique - sans alourdir votre structure financière. La charge mensuelle reste maîtrisée, intégralement déductible du bénéfice net, et les conditions de restitution ou de renouvellement sont clairement définies dans le contrat. À l’issue de celui-ci, le bien est restitué ou remplacé, selon vos besoins réels.
La location financière est largement utilisée dans les secteurs soumis à une évolution rapide des outils : téléphonie d’entreprise, équipements innovants, mobilier connecté, véhicules utilitaires. Ce modèle séduit autant pour sa souplesse que pour l’absence d’apport initial, ce qui permet de préserver votre épargne ou vos ressources internes.
Vous limitez le recours à l’endettement classique, évitez les immobilisations au bilan, et optimisez votre fonds de roulement. Autre avantage : cette modalité peut être cumulée avec des aides publiques ou des programmes de soutien proposés par Bpifrance. C’est une manière concrète de soutenir la croissance sans rogner sur la capacité de réaction.
Pour un distributeur, c’est également un levier de vente efficace pour convaincre ses clients grâce à une solution simple, sécurisée et adaptée à leurs enjeux économiques.
Location financière vs crédit-bail
Le tableau ci-dessous présente une comparaison entre la location financière et le crédit-bail :
| Critère | Location financière | Crédit-bail |
|---|---|---|
| Option d’achat | Non prévue | Possible en fin de contrat |
| Comptabilisation | Hors bilan | À l’actif |
| Durée typique | Flexible (12 à 60 mois) | Généralement fixe |
| Cible | TPE/PME, entreprises agiles | PME, sociétés cherchant à devenir propriétaires |
| Fiscalité | Loyers déductibles | Loyers déductibles également |
Ainsi, la location financière apparaît comme une réponse souple et efficace aux enjeux de modernisation et d’optimisation des investissements, en particulier pour les entreprises qui privilégient l’usage plutôt que la propriété.
Lorsqu’il s’agit de décider comment les entreprises financent-elles leurs investissements, il est essentiel d’aligner la solution de financement avec le profil de l’entreprise, la nature du projet et les contraintes budgétaires. Tous les financements ne se valent pas selon que l’on soit une TPE, une PME ou une ETI, et selon que l’objectif porte sur un simple renouvellement d’équipement ou une stratégie d’innovation à long terme.
Comparatif simplifié des modes de financement
Le tableau ci-dessous présente un comparatif simplifié des modes de financement :
| Mode de financement | Durée | Propriété immédiate | Apport nécessaire | Bilan | Idéal pour… |
|---|---|---|---|---|---|
| Location financière | Moyenne | Non | Non | Hors | Préserver trésorerie, flexibilité |
| Crédit-bail | Moyenne | À terme | Parfois | Actif | Équipements à forte valeur |
| Crédit bancaire | Long terme | Oui | Oui | Actif | Investissements lourds |
| Autofinancement | Variable | Oui | Non | Actif | Entreprises rentables |
| Augmentation de capital | Long terme | Oui | Oui (actionnaires) | Actif | Développement structurant |
| Subventions publiques | Court/moyen | Non | Non | Hors | Innovation, transition écologique |
| Crowdfunding / crowdlending | Court/moyen | Oui/Non | Variable | Actif | TPE/PME en phase de lancement |
Adapter son financement à son profil
- TPE/PME : souvent confrontées à une trésorerie limitée, elles privilégient des solutions souples comme la location financière, le crédit-bail ou des aides publiques.
- ETI et grandes entreprises : disposant de plus de leviers, elles combinent généralement plusieurs sources : fonds propres, crédit bancaire, financement obligataire…
- Jeunes entreprises : peuvent opter pour le crowdfunding, les prêts d’honneur ou des aides à la création (BPI, régions…).
Objectif d’investissement : quelle solution privilégier ?
- Équipements techniques ou informatiques : location financière ou crédit-bail.
- Croissance externe : crédit bancaire ou levée de fonds.
- R&D ou innovation : subventions publiques, Bpifrance, CIR (Crédit Impôt Recherche).
Flexibilité et capacité financière : des critères essentiels
Une entreprise avec une faible capacité d’endettement ou un besoin de réactivité privilégiera :
- Des financements hors bilan.
- Des loyers étalés.
- Des solutions évolutives.
Pourquoi se faire accompagner ?
Naviguer entre ces options peut s’avérer complexe.
balises: #Financ #Entreprise
