Comment les entreprises peuvent se financer : Sources de financement en France
Au cours de son existence, une entreprise a besoin d'un financement pour assurer son fonctionnement, son développement au quotidien et sa pérennité. En France, les solutions de financement d’une entreprise en développement sont multiples.
La principale difficulté de la création d’entreprise en France, c’est le financement. Près de la moitié des entreprises créées disparaissent dans les 5 ans, la plupart en raison de difficultés financières. Quelles sont alors les principales sources de financement des entreprises ? Vers qui un entrepreneur peut-il se tourner pour investir financièrement dans son projet professionnel ?
En effet, les besoins financiers d'une société varient selon le type, la taille, et le secteur d'activité de l'entreprise. Déjà lors de la recherche de fonds de démarrage, il existera plusieurs sources à considérer. Mais vous devez d'abord déterminer le montant dont vous avez besoin et pour quand.
Il existe des solutions pour toutes les nouvelles entreprises. Comme dirigeant vous pouvez accéder à un large choix de solutions. Que vous soyez une startup ou que vous ayez un historique, il existera un financement qui correspondra à votre situation et à vos besoins.
Les gérants doivent choisir un partenaire financier qui est flexible quant à la façon dont vous empruntez de l'argent et le remboursez. Cette rubrique s'adresse aux dirigeants d'entreprises à la recherche d'options de financement.
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Quels sont les contours de ces différents investissements en France ? Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients pour les entreprises ? Elles varient selon les sociétés, leurs besoins de croissance, et les résultats de ces dernières.
Dans cet article, nous explorerons les différentes sources de financement disponibles pour les entreprises en France, en détaillant leurs avantages et leurs inconvénients. Nous aborderons les points suivants :
- L'importance de l'apport personnel et de l'autofinancement
- Les différentes formes de prêts et de crédits
- Les investisseurs et le financement participatif
- Les aides financières publiques
- L'optimisation de la trésorerie
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L'apport personnel et l'autofinancement
Il est vivement conseillé d’être le principal investisseur de sa propre entreprise, gage de confiance et de détermination. Si vous voulez trouver des capitaux, pensez d’abord à investir vous-même : plus le montant de votre apport sera important, plus vos interlocuteurs vous prendront au sérieux.
L’autofinancement d’une société correspond au financement des projets de développement de l’activité sans recours à des ressources externes. C’est l’origine même du capital social qu'une entreprise doit constituer à sa création. Aussi, le capital social défini à la constitution de la société permet de financer un temps le fonctionnement de l'activité.
Ce capital social n'est pas obligatoire pour toutes les formes juridiques d’entreprises. Toutefois, les banques facilitent l'accès aux prêts aux entreprises qui ont réuni un apport. De plus, cet apport sera utile pour financer les frais d’établissement ou certains investissements non couverts par les prêts bancaires.
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Au jour de la création, les fonds propres sont constitués par les capitaux de départ : épargne personnelle du ou des créateurs, ARCE (aide financière de France Travail), prêts d'honneur, etc. Ils demeureront dans l'entreprise, c'est-à-dire que vous ne les récupérerez qu'en cas de cession de votre entreprise ou des titres de votre société.
Ils vous permettront de :
- faire face aux premières dépenses nécessaires au lancement de votre activité ;
- financer ce qui ne l'est pas par le système bancaire et notamment le BFR (besoin en fonds de roulement) ;
- et solliciter un emprunt, car sans fonds propres il est très difficile d'obtenir un emprunt bancaire ; en règle générale, pour solliciter un emprunt bancaire, les fonds propres doivent représenter environ 30% des besoins financiers, sauf cas particuliers.
N'oubliez pas que vous n'avez généralement qu'une seule chance de faire une bonne première impression avec vos ressources financières, alors prenez le temps de bien faire les choses ! Si vous n'avez jamais préparé de documents financiers, demandez l'aide d'un expert ! Un bon directeur financier ou un cabinet comptable peut vous aider dans ce processus.
Les prêts et les crédits
En cas d’insuffisance des capitaux propres, vous pouvez également emprunter à un établissement financier. Le prêt bancaire permet de contracter un crédit auprès d’une banque. L'emprunt bancaire constitue le principal levier pour financer un projet de création d'entreprise.
Un prêt accordé par le système bancaire peut couvrir jusqu'à 70 % du prix d'acquisition. Généralement, il est exigé que l'emprunteur apporte au moins 30 % du financement. Cette exigence peut varier selon l'activité de l'entreprise et son niveau de risque.
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Les modalités d'emprunt sont différentes selon les banques. Il est ainsi recommandé de faire vos recherches et de comparer les différents taux d'intérêts, les frais de dossier, les durées de remboursements ou encore les modes de garantie d'emprunt demandés. À noter Les banques cherchent de plus en plus à partager le risque des financements de projets de création/reprise d'entreprise. Ainsi, il est recommandé de diversifier vos sources de financement (ex : création d'un pool bancaire, plusieurs banques financent le même projet).
La banque est libre d'accepter ou de refuser votre demande d'emprunt sur la base du business plan que vous lui aurez fourni. En revanche, en cas de refus, la banque doit motiver et argumenter sa décision. Une réponse motivée vous permet de déterminer les points sensibles de votre dossier pour les ajuster. Vous pourrez ainsi refaire une demande d'emprunt.
Pour s'assurer que l'emprunt sera bien remboursé, la banque peut exiger des garanties :
- Garantie réelle (le nantissement du fonds de commerce ou le nantissement de titres sociaux)
- Garantie personnelle (dans ce cas, la banque exige que le l'emprunteur se porte personnellement garant du paiement des échéances)
Ce que vous devez savoir : des organismes ou les collectivités locales proposent des contre-garanties aux établissements bancaires en échange de leur abandon de demande de garantie par l'emprunteur.
Les prêts d'honneur
Vous pouvez renforcer votre apport personnel avec un prêt d'honneur Création-Reprise :
- Sans intérêts : il s'agit d'un prêt à taux zéro, vous ne remboursez que ce que l'on vous a prêté.
- Sans garantie : vous vous engagez sur l'honneur à rembourser ce prêt. On ne vous demandera pas de caution ou de nantissement sur le fonds de commerce ou les titres sociaux.
Le prêt d'honneur peut être accordé à tout type d'entreprise à l'exclusion des associations, fondations, SCI et entreprises en difficulté. Le montant du prêt d'honneur varie entre 1 000 € et 90 000 €. Son remboursement s'étale sur une durée de 1 à 7 ans.
L'obtention de ce prêt permet de crédibiliser votre projet de création d'entreprise aux yeux des banques. Il vous sera d'autant plus facile de les convaincre de vous accorder un prêt bancaire. Le prêt d'honneur est accordé à vous personnellement et pas à l'entreprise créée/reprise.
Le contrat de développement transmission de Bpifrance
Le contrat de développement transmission proposé par Bpifrance permet de financer les dépenses suivantes :
- Achat d'un fonds de commerce
- Achat majoritaire de titres sociaux (parts sociales ou actions)
- Frais d'acquisition
- Renforcement du besoin en fonds de roulement
- Remboursement de comptes courants
Le montant du prêt varie entre 40 000 € et 1 500 000 €. Le remboursement peut s'étaler sur une durée de 7 ans, avec un allègement du remboursement les 2 premières années. À noter Le contrat de développement transmission est accordé sans demande de garantie, ni caution personnelle.
Le crédit vendeur
Dans le cadre d'une reprise, si un climat de confiance s'est installé entre vous et le cédant de l'entreprise, il est possible de négocier avec lui la conclusion d'un crédit vendeur.
Le crédit vendeur vous permet d'obtenir un paiement échelonné (paiement en plusieurs fois) d'une partie du prix (50 % maximum). La durée du remboursement du crédit vendeur est de 1 à 3 ans. Elle est plus courte que celle du crédit bancaire et vient donc alourdir les charges de l’entreprise.
Ce crédit est également un levier important pour rassurer les banques et obtenir un emprunt bancaire. En effet, le fait que le cédant prenne le risque d'y recourir est un gage de confiance dans les compétences professionnelles du repreneur.
En plus du crédit vendeur, vous pouvez proposer au cédant une clause de complément de prix (ou clause d'earn out) qui permet d'indexer une partie du prix de cession aux résultats futurs de l'entreprise. Vous pouvez ainsi étaler le paiement du prix de cession.
Les autres types de financement par emprunt
Il existe de nombreux types de financement par emprunt. Les prêts sont souvent utilisés pour acheter des immobilisations telles que des bâtiments et du matériel. Ils sont fréquemment garantis par des immobilisations achetées. Les prêts représentent généralement de 50 % à 80 % de leur valeur.
Les lignes de crédit sont généralement utilisées pour financer les besoins en fonds de roulement et sont employées en fonction des besoins. Elles sont censées être renouvelables sur une base régulière, c'est-à-dire que vous empruntez de l'argent un mois et le remboursez avec des intérêts le mois suivant.
Le financement à la commande, également utilisé pour financer les besoins en fonds de roulement, est une opération financière dans laquelle une entreprise ayant une commande de produit obtient un prêt auprès d'une société financière pour acheter des matériaux out de la main-d'œuvre.
Cette solution "simple" vous offre la possibilité d'obtenir de votre établissement bancaire par anticipation, une avance sur une facture cliente payée par effet de commerce. Elle est formalisée par une ligne de crédit avec un montant et une échéance maximums.
La cession Dailly est un outil de financement couramment utilisé par les entreprises pour améliorer leur trésorerie en obtenant le paiement anticipé de leurs factures. Ce dispositif permet à une entreprise de céder une ou plusieurs de ses créances professionnelles à sa banque. En retour, l'établissement bancaire offre une ligne de crédit à court terme.
Face à la difficulté croissante d'obtenir des prêts bancaires, de nombreux dirigeants d'entreprise cherchent des alternatives de financement pour solutionner leurs dettes, acquérir de nouveaux biens immobiliers, ou injecter des fonds dans leur entreprise. La vente à réméré, également connue sous le nom de vente avec faculté de rachat, est une stratégie particulièrement adaptée pour ceux qui font face à des difficultés financières sévères ou au surendettement, sans avoir à perdre définitivement leurs propriétés.
Investisseurs et financement participatif
Si vos capitaux propres sont insuffisants pour démarrer votre projet d'entreprise (ou plus tard pour la relancer ou la développer), vous avez la possibilité de les renforcer en faisant appel à des investisseurs extérieurs privés ou publics qui prendront une participation au capital de votre société.
En création d'entreprise, l'entrée d'investisseurs au capital permet d'alimenter les fonds propres, de gonfler le capital et ainsi de prétendre à des prêts plus importants. Il va consister à échanger la propriété partielle d'une entreprise contre un investissement financier dans la société.
La part de propriété résultant d'une prise de participation permet à l'investisseur de participer aux bénéfices de l'activité. La souscription au capital implique un investissement permanent dans une entité commerciale qui n'est pas forcément remboursé ultérieurement.
L'investissement providentiel est un investissement en capital privé qui est généralement levé auprès d'un petit groupe d'investisseurs accrédités. Cette communauté varie considérablement, mais il peut s'agir de professionnels, de propriétaires d'entreprises ou de dirigeants. Ils peuvent investir seuls ou par l'intermédiaire de groupes d'investisseurs providentiels.
Le financement participatif (crowdfunding)
Le financement participatif ou crowdfunding consiste à récolter des fonds auprès d'une communauté d'internautes qui souhaitent soutenir votre projet. Le financement participatif constitue une bonne alternative pour les entrepreneurs qui rencontrent des difficultés à mobilier des fonds de manière traditionnelle (ex : prêt bancaire).
La campagne de crowdfunding se déroule dans un temps imparti et sur une plateforme dédiée (ex : Ulule, Kickstarter, Kisskissbankbank...). Le choix de la plateforme dépend de la nature du projet, certaines plateformes étant généralistes et d'autres spécialisées.
Le crowdfunding peut prendre 3 formes différentes :
- Don (reward crowdfunding) : les contributeurs vous font des dons d'argent sans retour sur investissement.
- Prêt (crowdlending) : les contributeurs vous accordent un prêt que vous devrez rembourser, avec ou sans intérêts.
- Investissement : les contributeurs peuvent financer le projet en achetant des titres sociaux (des actions) de votre société.
Pour trouver la plateforme adaptée à votre projet, Bpifrance propose une sélection de sites et plateformes :
Les Business Angels
Vous avez la possibilité de financer votre projet en faisant rentrer des investisseurs au capital de votre société. Le business angel ou « investisseur providentiel » est un cadre d'entreprise en activité ou un ancien entrepreneur qui investit une partie de son patrimoine financier dans des sociétés innovantes à fort potentiel.
Le business angel peut vous apporter plusieurs choses :
- Un apport financier direct : lorsque les business angels se groupent pour financer un projet à fort potentiel, l'apport moyen va de 300 000 € à 500 000 €.
- Un carnet d'adresses : son réseau peut vous permettre de trouver d'autres financements.
- Une expérience professionnelle : le business angel participe activement à la vie de l'entreprise et à la prise de décision. Il apporte des compétences et de nombreux conseils.
En contrepartie de cet investissement, le business angel entend dégager une forte plus-value. Cette voie de financement s'adresse donc aux projets innovants (innovation technologique, par exemple) à forte valeur ajoutée.
Les Fonds d'investissement : capital risque
Le capital risque est une prise de participation par un ou plusieurs investisseurs professionnels, généralement minoritaire, au capital de votre société. L'objectif de l'investisseur est de participer financièrement au développement d'entreprises innovantes à fort potentiel de croissance et de réaliser une forte plus-value lors de la cession de ses titres sociaux après 3 à 7 ans au sein de la société.
Le montant investi dépend des besoins de l'entreprise mais surtout de l'intérêt qu'y portent les investisseurs pour leur retour sur investissement. L'apport peut aller de quelques dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros. Il est généralement levé auprès d'un groupe d'investissement institutionnel. Ces investisseurs investissent généralement dans des entreprises technologiques qui ont réalisé des ventes initiales et ont la capacité de croître rapidement.
Les aides financières publiques
De nombreuses aides et organismes existent en France pour soutenir les créateurs d’entreprise. De nombreuses aides et subventions existent en France et accompagnent les créateurs d'entreprise dans leurs projets.
D’autres aides financières peuvent être accordées à des créateurs d’entreprises par l’État, les collectivités locales ou d’autres organismes (associations, fondations). Si vous êtes jeune et/ou sans emploi et/ou souhaitez reprendre votre entreprise, le prêt Nacre est peut-être pour vous.
Sur la base nationale des aides aux entreprises, vous pouvez identifier les aides mises en place par l'État et au niveau des collectivités territoriales (régions, départements, communes). Le montant et les modalités pour obtenir les aides publiques dépendent à la fois du lieu d'implantation de l'entreprise et de la politique d'aménagement du territoire de chaque collectivité territoriale.
Le microcrédit professionnel
Le microcrédit professionnel s'adresse aux créateurs ou repreneurs d'entreprises, quel que soit le secteur d'activité ou leur statut, qui ne peuvent pas accéder au financement bancaire classique. Il s'agit d'un prêt de 17 000 € maximum, le plus souvent assorti d'un taux d'intérêt au moins égal à 5 %. Sa durée de remboursement est de 5 ans maximum. Le microcrédit peut être remboursé par anticipation.
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