Le Conseil des Entrepreneurs Agricoles: Définition, Rôle et Enjeux
Dans l’écosystème économique, les entreprises agricoles sont au premier plan de la production alimentaire, contribuant directement à notre sécurité alimentaire et à la diversité de nos assiettes. Toutefois, face aux défis environnementaux et aux avancées technologiques, ces entreprises doivent se réinventer continuellement pour répondre aux attentes d’une société en mutation. C’est pourquoi l’ensemble des acteurs se mobilise pour développer leurs pratiques.
Une entreprise agricole représente une entité professionnelle ancrée dans le secteur de l’agriculture, dédiée à la production végétale ou animale, ou encore à des activités connexes comme l’agrotourisme ou la transformation de produits agricoles. Contrairement aux idées reçues, ce type d’entreprise ne se limite pas aux exploitations familiales traditionnelles. Les critères définissant une entreprise agricole sont multiples et s’appuient sur des aspects juridiques, économiques et environnementaux. Elles doivent en effet répondre à des normes spécifiques relatives à leur statut, à la gestion des terres et au respect des réglementations environnementales.
Il est à noter que la distinction entre entreprise agricole et exploitation agricole réside souvent dans la dimension économique et la portée des activités. Les entreprises agricoles, bien qu’ancrées dans une tradition millénaire, ont su évoluer pour répondre aux besoins contemporains et aux nouvelles opportunités de marché.
Les Différents Types d'Entreprises Agricoles
Les entreprises agricoles se caractérisent par une grande diversité, allant des exploitations familiales aux grandes entreprises agro-industrielles. Voici quelques exemples :
- Les cultures spécialisées, se concentrant sur la production d’une ou de plusieurs cultures, comme les céréales, les fruits, les légumes ou la vigne.
- L’élevage, qui couvre la gestion d’animaux pour la production de viande, de lait, d’œufs ou pour d’autres usages (comme la laine).
- L’agrotourisme : alliant agriculture et tourisme, ces entreprises agricoles diversifient leurs revenus tout en proposant une expérience immersive aux consommateurs.
- L’agro-industrie, qui transforme les matières premières agricoles en produits finis ou semi-finis.
- L’agriculture biologique et durable, avec des pratiques qui minimisent l’impact sur l’écosystème.
Les entreprises agricoles se trouvent à l’intersection cruciale des enjeux économiques et environnementaux, dans un paysage où la productivité et la durabilité doivent coexister.
Lire aussi: Définition du Conseil en Franchise
Les Défis et Enjeux des Entreprises Agricoles
Les entreprises agricoles sont des contributeurs significatifs à l’économie. Elles génèrent des emplois, des revenus et assurent la stabilité des communautés rurales. Leur succès influence directement le PIB et la balance commerciale d’un pays, à travers l’exportation de produits agricoles. L’agriculture a un impact considérable sur l’environnement, étant à la fois victime et contributeur au changement climatique. Les pratiques agricoles traditionnelles peuvent entraîner la déforestation, l’épuisement des sols, la perte de biodiversité et la pollution de l’eau.
Les entreprises agricoles doivent faire face à une multitude de défis, les forçant à faire preuve de résilience et d’adaptation.
- Un des principaux défis réside dans la fluctuation des prix des matières premières et des produits agricoles, exacerbée par la concurrence internationale.
- Les effets du changement climatique, comme l’augmentation des températures, les variations extrêmes des précipitations et la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes, impactent gravement les activités agricoles.
- La nécessité de réduire l’empreinte écologique impose aux entreprises agricoles d’adopter des pratiques plus durables.
- L’innovation technologique offre des solutions prometteuses pour surmonter les nombreux défis. Cependant, l’accès limité aux technologies de pointe et le besoin en compétences spécifiques représentent un frein majeur.
Le Rôle Crucial du Conseiller Agricole
Dans un monde où l’agriculture devient de plus en plus complexe et de plus en plus exigeante, le conseiller agricole joue un rôle primordial auprès des agriculteurs. À partir de son expertise technique et de sa connaissance du terrain, il ou elle a pour mission d’aider les agriculteurs dans leurs pratiques et la gestion de leur exploitation. Ainsi, il ou elle intervient dans le conseil d’entreprise (agrandissement d’exploitation, installation d’un jeune agriculteur...), le conseil technique pour développer la qualité, accroître les rendements, s’adapter aux changements climatiques ou après une catastrophe naturelle, réduire la pollution, préserver la qualité des sols et des nappes phréatiques (nouveaux équipements, utilisation de pesticides ou de produits phytosanitaires, évolution vers le bio, rotation des cultures, techniques d’irrigation, sélection des espèces à cultiver...). Le conseiller agricole assure une veille technologique et statistique pour mieux conseiller les agriculteurs. Il ou elle réalise des études économiques et comparatives (financements de projets), il ou elle mène des travaux d’expérimentation et des enquêtes. Il ou elle anime des réunions d’information ainsi que des actions de formation auprès de ses différents interlocuteurs. Le conseiller agricole intervient aussi plus largement dans le développement local (mise en place de nouveaux agricoles, développement d’infrastructures).
Les conseillers agricoles ont plusieurs champs d'activité et sont plus ou moins spécialisés. Le conseil d'entreprise : par exemple lors de l'installation d'un jeune agriculteur, de l'agrandissement d'une l'exploitation, etc. Il accompagne l'exploitant dans la conduite de son exploitation et analyse son fonctionnement global. Il réalise un diagnostic de l'état des ressources de l'entreprise et met en place, avec l'agriculteur, un projet d'amélioration ou de développement personnalisé et adapté à l'entreprise. La formation, l'information et les études économiques : le conseiller assure une veille technologique pour mieux conseiller les agriculteurs. Il anime des réunions de groupe et organise des actions de formation d'agriculteurs. Il construit desréférences agricoles locales ou régionales à partir des résultats de travaux d'expérimentation, d'enquêtes... Le conseiller agricole travaille le plus fréquemment dans une chambre d'agriculture, sous la responsabilité du chef de service. De même que pour les agriculteurs, son rythme suit celui des saisons.
Pour assurer son rôle de conseil auprès des agriculteurs, le conseiller agricole doit avoir une bonne connaissance du milieu et maîtriser le vocabulaire technique. Il doit posséder les connaissances techniques et théoriques de son champ d'intervention. Il sait d'ailleurs les actualiser en permanence. Il a le goût du contact, des capacités d'écoute et d'analyse pour identifier les besoins des agriculteurs et les aider à résoudre leurs difficultés.
Lire aussi: Expert en financement immobilier à Villefranche
Des qualités relationnelles et d’écoute, une très grande disponibilité et des facultés d’adaptation sont indispensables. Le conseiller agricole se distingue par son sens de l'écoute et son expertise technique. En tant que conseiller agricole, vous serez un soutien précieux pour les exploitants agricoles, les aidant à optimiser leur production et à gérer les défis quotidiens. Vous fournirez des conseils avisés sur les réglementations, les subventions et les innovations agricoles. Vous appréciez le contact humain ? Vous êtes passionné par l'agriculture ?
Domaines de spécialisation
Les conseillers agricoles sont généralement répartis autour de trois grands domaines de spécialisation :
- l’agronomie-environnement,
- l’économie-gestion d’entreprises,
- et le développement du territoire.
Ils travaillent en réseau au sein de Systèmes de conseil agricole (SCA) qui dépendent des Chambres d'agriculture.
Formation et compétences
Pour exercer le métier de conseiller agricole, il faut posséder un diplôme de BTSA / Développement, animation des territoires ruraux, idéalement obtenu dans le territoire du futur exercice. S'il veut aller plus loin, il peut tenter une licence professionnelle agronomie, accessible par différents parcours, selon les spécialisations. La profession de conseiller agricole est accessible après un bac+2, mais de nos jours, c’est majoritairement après un bac+5 que les jeunes diplômés y accèdent. Le minimum requis est un BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole). Le conseiller agricole doit effectuer de nombreux déplacements, parfois loin de son point de ralliement, afin de se rendre sur les exploitations agricoles. Le conseiller agricole doit posséder de solides connaissances dans le domaine, afin de pouvoir mener à bien sa mission, qui s’étend du conseil auprès des agriculteurs, à la réalisation d’études économiques pour le développement de leur exploitation. En effet, son expertise mêlée à son bagage théorique lui permettra d’être en mesure d’apporter à l’exploitant agricole les meilleurs conseils possibles. De même, il doit également posséder des compétences en droit rural, en fiscalité ou en normes environnementales.
Dans l’univers complexe et exigeant de l’agriculture moderne, OCAPIAT se positionne comme un pilier de soutien incontournable pour les entreprises agricoles. C’est pourquoi nous vous proposons des programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques des entreprises agricoles afin de renforcer les compétences techniques et managériales des travailleurs agricoles. Nous soutenons également l’innovation au sein des entreprises agricoles. Cela passe par le financement de projets innovants, le partage de connaissances sur les avancées technologiques et la mise en réseau avec des experts et des centres de recherche. Besoin d’aide ? Nous sommes là pour répondre à vos questions et vous assister.
Lire aussi: Les Clés du Succès en Conseil en Leadership
Statut Juridique et Fiscal des Entreprises Agricoles
Pour créer une entreprise agricole, il est possible d’opter pour un statut de société ou d’entreprise individuelle. La première option est plus contraignante que la seconde. L’exploitation agricole sous forme de société est le meilleur choix à faire si l’entrepreneur envisage de s’associer avec une ou plusieurs personnes. En optant pour le statut de société, l’entrepreneur agricole devra accomplir des démarches administratives plus longues auprès de l’administration. C’est le choix idéal pour tester un projet en raison de la simplicité des démarches de création de l’EI. Les créateurs d’entreprise sont particulièrement nombreux à opter pour ce statut. Mais le patrimoine de l’entreprise sera le même que celui de l’exploitant agricole. Une fois prêt à se lancer, l’exploitant agricole devra immatriculer l’entreprise auprès de la chambre d’agriculture. Dans le cadre de la démarche de déclaration d’activité, il aura à transmettre le dossier de création d’entreprise à l’administration via le guichet unique.
Les différents régimes fiscaux
Il existe différents régimes fiscaux pour les entreprises agricoles :
- Le régime simplifié : Ce régime est fait pour les entreprises agricoles, dont la moyenne des recettes annuelles sur 3 ans est inférieure à 82 000 euros. Il permet de profiter d’une comptabilité allégée.
- Le régime du bénéfice réel simplifié : L’entreprise, dont la moyenne des recettes annuelles sur 2 ans est de 82 000 euros à 350 000 euros, peut profiter du régime du bénéfice réel simplifié.
- Le régime du bénéfice réel : L’entreprise agricole, dont la moyenne des recettes obtenue sur 2 ans dépasse les 352 000 euros, est éligible à ce régime fiscal. Le bénéfice réel reste le bénéfice imposable, de la même manière que pour le régime réel simplifié.
Depuis l’année 2012, c’est devenu possible de devenir auto-entrepreneur agricole dans le cas où l’activité déclarée pour l’auto-entreprise serait cumulée à une activité agricole. Cependant, certaines activités agricoles ne peuvent toujours pas être exercées sous le statut d’auto-entrepreneur. Il a remplacé le forfait agricole depuis l’année 2016. Celui-ci n’était accessible qu’aux exploitants individuels et au GAEC ou groupement agricole d’exploitation en commun.
Agriculture Intelligente face au Climat
Aides Financières pour les Entreprises Agricoles
Que ce soit dans le cadre de la création ou du développement de l’entreprise agricole, il est possible de prétendre à diverses aides financières. Parmi les aides qu’il peut obtenir, on retrouve les aides agro-environnementales destinées à soutenir les pratiques agricoles qui sont à la fois respectueuses de l’environnement et innovantes. Le montant de la DJA comprend une base qui varie suivant le statut de l’exploitant agricole. Il est possible que cette aide fasse l’objet d’une majoration suivant des critères de modulation, qui confèreront un surplus au montant de base. Précisons que la dotation jeune agricole est plafonnée à 65 000 euros. Son montant dépend notamment du lieu du siège d’exploitation. Pour bénéficier de la DJA, il faudra remplir également un certain nombre de critères d’éligibilité. Comme l’indique son nom, la dotation jeune entrepreneur est surtout destinée aux personnes peu avancées en âge. En effet, il est essentiel que l’exploitant agricole ait moins de 40 ans au moment d’effectuer sa demande d’aide. Si ce n’est pas le cas, il faut qu’il justifie au moins d’un titre de séjour qui lui donne l’autorisation de travailler sur le territoire français durant la période d’engagement. L’ACRE est accessible à toute personne désireuse de créer une entreprise agricole. Il se traduit par une exonération dégressive des charges personnelles de l’exploitant durant une année. L’entrepreneur agricole bénéficie d’une exonération complète des charges dans le cas où ses gains seraient inférieurs ou égaux à 30 393 euros. C’est l’une des principales démarches classiques que les entrepreneurs agricoles accomplissent pour financer la création de l’entreprise. Deux types de prêts sont particulièrement destinés à soutenir les nouveaux exploitants. Tout entrepreneur agricole éligible à la dotation jeune entrepreneur peut en bénéficier. Au sujet du prêt d’honneur à taux 0, il peut être obtenu auprès des plateformes d’initiatives locales ou PFIL.
Tableau récapitulatif des aides financières
| Aide Financière | Description | Conditions d'éligibilité |
|---|---|---|
| Aides agro-environnementales | Soutien aux pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et innovantes | Dépend des pratiques mises en œuvre |
| Dotation Jeune Agriculteur (DJA) | Aide à l'installation des jeunes agriculteurs | Avoir moins de 40 ans, remplir critères d'éligibilité |
| ACRE | Exonération dégressive des charges personnelles de l'exploitant durant une année | Être créateur d'entreprise agricole |
| Prêt d’honneur à taux 0 | Prêt sans intérêt pour les nouveaux exploitants | Être éligible à la Dotation Jeune Agriculteur (DJA) |
Comment Monter un Projet Agricole ?
L’exploitant doit avant tout déterminer l’activité. Cette étape consiste à définir les techniques de production. Ensuite, il faudra définir les volumes et les moyens avant de chiffrer les investissements nécessaires pour mener à bien le travail. Une fois cela fait, le futur entrepreneur agricole devra calculer le revenu prévisionnel et étudier le financement du projet.
balises: #Entrepreneur
