Devenir Administrateur de Biens Auto-Entrepreneur : Guide Complet
L’administrateur de biens agit comme mandataire d’un propriétaire ou d’un syndicat de copropriétaires, pour gérer un ou plusieurs biens immobiliers locatifs. Quelles missions effectue-t-il précisément ? Et quelles sont les étapes à suivre pour devenir administrateur de biens ? Réponses dans cet article.
Qu’est-ce qu’un administrateur de biens ?
Spécialiste du droit immobilier, l'administrateur de biens gère des biens immobiliers (maisons, appartements, bureaux, parkings…) pour le compte de propriétaires qui souhaitent se décharger des contraintes inhérentes à cette gestion. Il agit donc comme un intermédiaire pour gérer, entretenir et louer ces biens.
Ses missions sont très variées :
- Organiser les visites pour trouver un locataire et finaliser la signature du bail ;
- Encaisser les loyers avant de les reverser aux propriétaires ;
- Assurer la gestion courante du bien dont il a la charge (entretien, maintenance, paiement des factures et des impôts…) ;
- Conseiller les propriétaires sur la gestion de leurs biens, et sur le droit immobilier en général ;
- Conseiller les propriétaires sur les travaux à réaliser pour mettre en valeur leur bien ;
- Négocier les interventions des différents corps de métiers et assister au déroulement des travaux ;
- Régler des litiges à l’amiable, ou engager des poursuites judiciaires si nécessaire.
Il s’agit donc d’un métier polyvalent, qui nécessite de solides connaissances juridiques, immobilières, financières et fiscales. Devenir administrateur de biens nécessite notamment de connaître parfaitement le marché de la location immobilière.
Plus de la moitié des administrateurs de biens sont également agents immobiliers. Cependant, il n’est pas nécessaire d’être agent immobilier ni d’ouvrir une agence immobilière pour exercer cette profession.
L'administrateur de biens peut exercer en tant que salarié (par exemple, dans une agence immobilière) ou à son compte.
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La profession d’administrateur de biens est accessible par une formation supérieure en droit, en immobilier ou en management des entreprises. Les formations spécialisées sont à ce titre particulièrement adéquates : par exemple, le BTS professions immobilières, le B.U.T carrières juridiques, ou encore la licence professionnelle en gestion immobilière.
La profession d’administrateur de biens est réglementée. Cela signifie que, pour s'installer à son compte, l’administrateur de biens doit posséder une carte professionnelle portant la mention « Gestion immobilière » qui est délivrée par la Chambre de commerce et d’industrie du département. Cette carte est délivrée aux titulaires d'un BTS dans une spécialité immobilière ou d’un bac +3 dans une thématique juridique, économique ou commerciale. Elle doit être renouvelée tous les 3 ans.
En France, le salaire annuel brut moyen d'un administrateur de biens est estimé à 46 172 euros. Lorsqu’il exerce à son compte, l’administrateur de biens perçoit des honoraires calculés en pourcentage sur les sommes encaissées. Son chiffre d’affaires dépend donc de son activité.
Les étapes pour devenir administrateur de biens
Avant de lancer son activité, l’administrateur de biens doit se conformer aux dispositions de la loi Hoguet du 2 juillet 1970, qui le contraint à détenir une carte professionnelle « Gestion immobilière ». Pour obtenir cette carte, l’administrateur de biens doit :
- Justifier d’un diplôme et/ou d’une expérience sur le terrain ;
- Disposer d’une garantie financière destinée à assurer les fonds qu’il détient pour le compte d’autrui. Le montant minimum de cette garantie est de 110 000 euros ;
- Justifier d’une assurance en responsabilité civile professionnelle ;
- Prouver qu’il n’est pas frappé d’une incapacité ou d’une interdiction d’exercer.
Une fois sa carte professionnelle obtenue, l’administrateur de biens doit procéder aux formalités de création d’entreprise. Il peut devenir micro-entrepreneur, entrepreneur individuel ou bien créer une société commerciale unipersonnelle.
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Quel statut juridique pour un administrateur de biens ?
Trouver un statut juridique est un prérequis à toute création d’entreprise. Autant dire qu’il est important de le choisir avec soin ! Pour débuter son activité, l’administrateur de biens peut choisir le statut de micro-entrepreneur, très rapide et facile à obtenir. Ce régime bénéficie d’une comptabilité ultra-simplifiée et de formalités de gestion allégées.
Cependant, le plafond de chiffre d’affaires peut vite limiter le développement de l’activité : il est de 77 700 € pour les activités libérales. Par ailleurs, seul un administrateur de biens qui réalise uniquement des opérations de gestion d'immeubles peut bénéficier du régime de la micro-entreprise. Ce ne sera pas le cas s’il réalise aussi des opérations de vente d’immeubles, par exemple.
L’administrateur de biens peut également choisir le statut de l’entreprise individuelle, qui permet de créer une entreprise rapidement et sans capital. C'est une forme d’entreprise simplifiée, adaptée aux activités commerciale, libérale ou artisanale. A noter que les entreprises individuelles créées depuis le 15 mai 2022 bénéficient d'un régime plus protecteur, car leur patrimoine personnel et leur patrimoine professionnel sont maintenant séparés (ce qui n’était pas le cas auparavant). Désormais, la responsabilité des entrepreneurs individuels est limitée à leurs biens professionnels.
Enfin, il est également possible d’opter pour la SASU ou l’EURL, qui sont les formes unipersonnelles de la SAS et de la SARL. Non soumis à des plafonds de chiffre d’affaires, ces régimes sont aussi plus contraignants, notamment en termes de gestion quotidienne (comptabilité, fiscalité, etc).
Les démarches à réaliser sur le guichet unique (INPI)
Depuis début janvier 2023, le guichet unique devient le portail où il est possible de réaliser la création d’une entreprise. Mais il reste possible de recourir au service de prestataires agissant en tant que mandataires. En effet, de nombreuses plateformes spécialisées proposent cette prestation.
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Les futurs entrepreneurs ont le choix de se tourner vers le portail e-procédures de l’INPI pour accomplir les déclarations concernant l’entreprise. Concrètement, elles peuvent concerner la création d’une entreprise, sa modification ou une cessation d’activité. En effet, le site géré par INPI s’occupe de toutes les étapes de la vie d’une entreprise, de sa constitution à sa dissolution.
D’abord, il convient de rappeler que le Guichet unique ou Guichet électronique des formalités d’entreprises se présente sous la forme d’un portail numérique sécurisé qui centralise toutes les démarches en lien avec la création d’entreprise. Le guichet unique a été institué afin de remédier à la multiplicité des interlocuteurs accomplissant les démarches qui se succèdent au cours de la vie sociale d’une entreprise. Pour rappel, ce portail centralise actuellement toutes les procédures touchant une entreprise.
Sur l’INPI, les démarches de création d’une micro-entreprise sont assez simples. Elles s’effectuent à partir du Guichet unique en ligne. A l’issue du dépôt, vous pourrez suivre l’avancement de votre dossier via votre tableau de bord INPI.
Une personne désireuse d’exercer une activité sous le statut de micro-entrepreneur n’aura à s’acquitter d’aucuns frais sur l’INPI pour les démarches de création de sa micro-entreprise. Sur le portail de l’INPI, lors de la création de la micro-entreprise, les paiements peuvent s’effectuer directement, que ce soit par l’intermédiaire d’un module de paiement sécurisé ou par carte bancaire.
À partir de la rubrique intitulée « Suivre » figurant sur la page d’accueil du portail, le créateur de la micro-entreprise peut avoir un aperçu de l’ensemble des formalités qu’il a déposées. Il a le choix d’y accéder pour les consulter et, éventuellement, les modifier.
La micro-entreprise se distingue par la simplicité de la procédure de création de la structure. Mais à l’instar des autres types d’entreprises, elle nécessite la préparation de certains justificatifs qui viendront composer le dossier de la demande d’immatriculation. Ce type de micro-entrepreneur doit avant tout prendre le soin de préparer une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation.
Pour les personnes qui sont de nationalité étrangère et qui ne résident pas en France, il est possible d’exercer une activité en tant que micro-entrepreneur. Pour ce faire, ils doivent disposer d’un titre ou d’une carte de séjour. Pour ceux qui résident en France, il est nécessaire de présenter une copie recto verso d’un titre de séjour ou une copie du récépissé de demande d’un titre de séjour, qui permet l’exercice d’une activité commerciale.
Le micro-entrepreneur exerçant une activité libérale doit fournir une copie d’une pièce d’identité en cours de validité. Les mineurs doivent présenter un document attestant l’accord des deux parents ou de l’administrateur légal sous contrôle judiciaire.
Si ce conjoint travaille au sein de la structure, le micro-entrepreneur doit présenter un justificatif de leur mariage et un document attestant sur l’honneur le choix du statut adopté, qu’il soit salarié, associé ou collaborateur. Un micro-entrepreneur sans domicile fixe doit présenter une attestation de domiciliation accordée par organisme agréé et avoir reçu une autorisation pour pouvoir exercer une activité réglementée.
Concrètement, elles peuvent concerner la création d’une entreprise, sa modification ou une cessation d’activité. En effet, le site géré par INPI s’occupe de toutes les étapes de la vie d’une entreprise, de sa constitution à sa dissolution.
Depuis début janvier 2023, toutes les entreprises qui exercent des activités présentant un caractère commercial, artisanal, agricole ou indépendant sur le territoire français (exception faite de la Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna) doivent s’inscrire au registre national des entreprises (RNE). Toutefois, les greffes continuent de tenir le RCS et le RSAC (pour les agents commerciaux).
Avantages et inconvénients de la micro-entreprise
Une micro-entreprise est particulièrement accessible, facile à créer. De plus, elle jouit d’une grande simplicité dans sa gestion. D’un point de vue fiscal, elle est imposée par rapport au chiffre d’affaires. À cela s’ajoutent les abattements forfaitaires et la franchise de la TVA. D’autre part, le micro-entrepreneur bénéficie d’un avantage concernant le taux des cotisations sociales et les modalités de paiement.
Depuis le 22 août 2025, vous pouvez gérer la confidentialité de vos actes et de vos données personnelles. L’anonymisation s’effectue directement depuis le site du Guichet unique. La création d’une activité sous le régime de micro-entrepreneur est gratuite.
Pour effectuer le paiement, le Guichet unique propose, au choix, le règlement :
- Par carte bancaire via un module de paiement sécurisé ;
- Par l’intermédiaire d’un compte de paiement INPI.
Depuis son tableau de bord accessible depuis la rubrique « Suivre » sur la page d’accueil du Guichet unique, le déclarant peut accéder à l’ensemble de ses formalités déposées.
Chaque formalité est accessible (pour consultation ou pour modification) via une fiche de synthèse des éléments déclarés par le déclarant.
La propriété intellectuelle est une étape importante dans la création de votre société car elle vous permet d’avoir un avantage concurrentiel et de vous démarquer de vos concurrents !
Promulguée en mai 2019, la loi Pacte vise à simplifier la vie des entreprises. Elle a désigné l’INPI pour créer le Guichet électronique des formalités d’entreprises et tenir le Registre National des Entreprises (RNE).
Depuis quelques jours, le guichet unique dématérialisé est la seule voie d’entrée pour l’ensemble des formalités. Si le premier administrateur du compte sur le guichet doit être l’un de ses dirigeants, les assistant.(e).s, offices-managers peuvent y être rattachés comme collaborateurs et réaliser les formalités.
Désormais, le passage par ce guichet en ligne de formalités est obligatoire.
Une fois le compte administrateur créé, il suffit de déclarer un dossier de création ou de modification et le « Guichet unique » s’occupe de tout : des échanges avec les organismes valideurs (greffes, chambres de métiers…) à la diffusion aux tiers (services fiscaux, Insee, Urssaf…).
Dès lors, ils pourront réaliser et suivre les formalités. La connexion est tracée au travers d’un compte INPI ou d’une identification via le service FranceConnect.
Le portail d’e-procédures élaboré par l’INPI est d’une très grande simplicité et s’il reste des doutes, un robot conversationnel est à même de répondre à la plupart des questions que l’on pourrait se poser.
Avec l’obligation de passage au travers du guichet unique, les missions des Centres de Formalités des Entreprises au sein des CCI se réinventent. Ainsi, les conseillers « formalistes » des CCI poursuivent leur accompagnement dans les formalités en s’adaptant à la nouvelle donne.
Ce Téléservice est proposé par l’Urssaf Caisse nationale dans le but de permettre à l’Usager de de procéder par voie électronique aux démarches et formalités administratives auprès de l’Urssaf, notamment enregistrer ses déclarations en tant qu’autoentrepreneur et recueillir le paiement de ses cotisations et contributions conformément aux articles L. 213-1, L. 611-1 et L. 613-7 et suivants du code de la sécurité sociale.
Dans le cas où l’utilisateur souhaite transmettre des fichiers à l’Urssaf par le biais de la messagerie sécurisée, l’utilisateur pourra joindre jusqu’à 4 fichiers de 2 Mo maximum.
Les demandes abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique, ou les envois à caractère frauduleux susceptibles de porter atteinte à la sécurité des systèmes d’informations, seront rejetés et ne feront pas l’objet d’accusé réception ou de réponse.
L'auto-entrepreneur assistant administratif
Un auto-entrepreneur assistant administratif est une personne qui offre des services administratifs à des particuliers ou professionnels souhaitant déléguer leur gestion administrative. Quel que soit son statut, la personne qui souhaite devenir auto-entrepreneur peut réussir son projet, à partir du moment où elle répond aux critères exigés.
Il est ainsi possible de devenir auto-entrepreneur en secrétariat administratif. Ce métier consiste à assurer la rédaction, la préparation, l’organisation et la diffusion des informations. L’assistant administratif met son savoir-faire à la disposition de ses clients afin de les aider à comprendre plus facilement les différentes démarches administratives à effectuer.
Afin de devenir auto-entrepreneur en gestion administrative, il est important de spécifier toutes ces activités dans l’objet social de la société. Ce dernier doit être mentionné dans le statut, conformément aux dispositions de l’article L 210-2 du code de commerce.
Outre la facilité de création et de gestion de cette petite structure, le statut d’auto-entrepreneur représente la meilleure alternative pour créer une entreprise d’assistance administrative. Pour les prestations de service, le chiffre d’affaires annuel maximal est de 77 700 € (exprimé en hors taxe et évalué au prorata temporis).
De manière concrète, faire appel à une secrétaire indépendante permet à l’entreprise de maîtriser les coûts en réduisant les charges liées au recrutement interne ainsi qu’un gain de temps et d’effectivité.
Pour ouvrir une micro-entreprise, il faut être adulte, ne pas être placé sous tutelle ou curatelle ou bien avoir fait l’objet d’une interdiction de gérer une entreprise. De plus, il faut fournir les documents suivants : une déclaration de micro-entreprise datée et signée, une attestation sur l’honneur de non-condamnation, un justificatif de domicile de moins de trois mois et enfin, en option, une attestation de stage de préparation à l'installation pour les activités artisanales.
Les formalités de déclaration de micro-entrepreneur sont dématérialisées et s’effectuent sur les plateformes suivantes en fonction de la nature de l'activité exercée :
- Guichet-Entreprises pour toutes les activités,
- InfoGreffe pour les activités commerciales,
- l'urssaf pour les activités libérales et
- le Cfe-métiers pour les activités artisanales.
La déclaration est ensuite transmise et traitée par le Centre de Formalité des Entreprises (CFE) compétent en fonction de la nature de l’activité, mais aussi du lieu d’exercice de celle-ci.
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Tableau récapitulatif des statuts juridiques pour un administrateur de biens
| Statut Juridique | Avantages | Inconvénients | Plafond de Chiffre d'Affaires |
|---|---|---|---|
| Micro-Entrepreneur | Facile et rapide à créer, comptabilité simplifiée | Plafond de chiffre d'affaires limité, opérations limitées à la gestion d'immeubles | 77 700 € (activités libérales) |
| Entreprise Individuelle | Création rapide sans capital, patrimoine personnel protégé | Plus contraignant que la micro-entreprise | Aucun |
| SASU/EURL | Pas de plafond de chiffre d'affaires | Plus de contraintes administratives (comptabilité, fiscalité) | Aucun |
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