Formation continue après cessation d’activité professionnelle : préparer et réussir sa reconversion

Pour donner un nouveau tournant à votre carrière, vous souhaitez quitter votre CDI et suivre une formation. Afin que ce projet professionnel aboutisse, plusieurs démarches peuvent vous accompagner. Avant de quitter votre CDI afin de vous reconvertir, vous devez au préalable vous poser les bonnes questions. Elles vous aideront à y voir plus clair sur vos motivations, sur vos aspirations, et vous guideront vers un plan d’action adapté à vos envies :Quel métier je souhaite exercer ? Dans quel secteur d’activité ?Qu’est-ce qui motive ma reconversion ? Besoin de changement ? Envie d’avoir un meilleur équilibre vie pro / vie perso ? Mal être au travail ? Trop de stress ? Risque de burn out dans votre métier actuel ?

Y a-t-il de vrais débouchés pour le métier qui vous intéresse ? Reconversion, développement de nouvelles compétences ou encore souhait d’évolution : en fonction de ce que vous recherchez, le type de formation vers lequel vous tourner sera différent. Faites le point sur votre forces et vos faiblesses, afin de mettre le doigt sur les compétences qu’il vous reste à acquérir pour mener votre projet à bien ! Pour réussir à faire le point sur vos aspirations, vos motivations, vos envies, et vos qualités, vous pouvez réaliser un bilan de compétences. Recherchez une formation en accord avec le monde du travail actuel. Le contenu de la formation doit correspondre aux besoins actuels des employeurs, apporter de vraies perspectives et être professionnalisante. Tous les organismes de formation ne se valent pas. Pour vous faire une idée sur la qualité des formations proposées, vous pouvez consulter les avis Google des anciens ou des actuels apprenants.

Il existe aujourd’hui de nombreux dispositifs qui vous permettent de financer tout ou une partie de votre formation. Renseignez-vous sur les budgets à prévoir, comparez les coûts. Afin de financer votre formation, plusieurs options :Le CPF (Compte Personnel de Formation) : depuis le site ou l’application Mon Compte Formation, demandez un devis à l’organisme de formation, et financez votre formation avec vos droits CPF ;Le Conseil Régional, ou le Conseil départemental ;L’Agefiph (Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) ;Les Opérateurs de Compétences (OPCO) ;France Travail.

Notez qu’il est parfois possible d’obtenir plusieurs financements de la part de plusieurs financeurs pour une même formation. Par exemple, si votre solde CPF est insuffisant, vous pouvez demander une prise en charge par France Travail. Si vous souhaitez quitter votre CDI pour suivre une formation, vous pouvez demander à votre employeur une rupture conventionnelle. C’est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir ensemble des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. La procédure de rupture conventionnelle est encadrée par le droit du travail, et offre plusieurs avantages :Elle vous permet de profiter de bonnes conditions de départ, car elle est basée sur un consensus mutuel. Avec votre employeur, vous pouvez ensemble définir la date de départ, pour qu’elle corresponde au moment le plus opportun à la fois pour vous, et pour l’entreprise, sans forcément tenir compte de la durée d’un préavis classique ;Elle vous permet de profiter d’avantages financiers pour faciliter votre reconversion professionnelle. Vous touchez des allocations chômage, ce qui n’est pas le cas si vous démissionnez.

Attention toutefois : ce mode de rupture est exclu pour les salariés en CDD, qui peuvent effectuer une « rupture anticipée », les apprentis, les salariés en CDI qui sont encore en période d’essai, et les agents de la fonction publique (titulaires et contractuels).Ce type de rupture de contrat ne peut aboutir qu’en cas d’accord commun avec votre employeur : vous devrez nécessairement le convaincre d’accepter. Pour ce faire, veillez à bien préparer votre discours et vos arguments en amont de l’entretien. En principe, la démission n’ouvre pas de droits au chômage. Le salarié qui démissionne n’est pas involontairement privé d’emploi, et ne peut donc pas prétendre au bénéfice de l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE). Néanmoins, en cas de démission légitime, le démissionnaire peut percevoir l’ARE. C’est notamment le cas de la démission pour formation professionnelle. Dès lors, sous certaines conditions, le salarié qui a un projet de reconversion professionnelle et qui a besoin de suivre une formation peut avoir droit au chômage : c’est le dispositif démission reconversion.

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Ce dispositif démissionnaire vous offre la possibilité de démissionner afin de mettre en œuvre votre projet professionnel tout en prétendant à l’allocation chômage. Ce dispositif est accessible aux personnes en CDI du secteur privé qui justifient d’une activité professionnelle de 5 ans au cours des 60 derniers mois, à la date de leur démission. Pour en bénéficier, plusieurs étapes sont nécessaires :Prendre rendez-vous avec un Conseiller en Évolution Professionnelle. C’est une étape obligatoire et qui doit impérativement se faire avant votre démission. Le Conseiller en Évolution Professionnelle représente un réel accompagnement dans votre projet de reconversion, quel que soit son niveau d’avancement, et s’assure du respect des conditions d’ancienneté nécessaires pour percevoir l’allocation chômage à la suite de la démission ;Créer votre dossier démissionnaire auprès de Transitions Pro Grand Est, directement sur le site, en créant votre espace personnel. Le dossier comprend une partie que vous devez remplir et une partie à compléter avec votre Conseiller en Évolution Professionnelle ;Obtenir l’attestation du caractère réel et sérieux du projet, délivré par la Commission d’Instruction. Attendez d’avoir obtenu cette attestation pour démissionner. Notez toutefois que cette attestation ne garantit pas le versement de l’allocation chômage par France Travail (anciennement Pôle emploi). Cet organisme est seul à pouvoir valider ce droit. Pour sécuriser votre projet, avant de démissionner, assurez-vous de la prise en charge de France Travail ;Vous inscrire à France Travail comme demandeur d’emploi. Si vous souhaitez quitter votre CDI pour suivre une formation, vous devez informer votre employeur de votre prise de décision. Cette démarche rendra votre acte valable et vous permettra d’exprimer clairement votre volonté de rompre le contrat de travail. Dès lors, dès que vous envisagez votre nouveau projet professionnel, n’hésitez pas à en tenir informé votre employeur. Il pourra alors vous proposer un entretien afin de discuter avec vous des options possibles.

Afin de rendre votre décision officielle, vous devrez ensuite rédiger une lettre de démission. Certains éléments doivent être présents dans votre courrier :Vos noms et prénoms ;Le nom et la raison sociale de l’entreprise ;La date d’envoi ou de remise de la lettre ;L’intitulé du poste que vous quittez ;Le terme « démission volontaire » ;La date de votre arrivée dans l’entreprise ;La durée du préavis ;La date effective de votre départ ;La raison de votre démission : n’hésitez pas ici à expliquer votre nouveau projet de vie professionnelle. Cette prise de décision est très personnelle. Vous devez avant tout vous écouter, tout en restant pragmatique sur la construction de votre plan de reconversion. Certains quitteront leur CDI très en amont afin de chercher un nouveau projet professionnel, et d’autres auront besoin de savoir clairement vers quelle formation se tourner avant de démissionner. Le respect du préavis est la seule obligation fixée par le Code du travail (article L1237-1). Vous ne pouvez pas quitter votre emploi du jour au lendemain, à moins que l’employeur ne vous dispense de ce préavis. Le préavis d’un cadre est généralement de 3 mois, mais ce n’est pas une règle intangible : cette durée est fixée par convention collective et figure dans votre contrat de travail. Le PTP est un dispositif qui vous permet de vous reconvertir tout en maintenant votre rémunération. Vous pouvez ainsi réaliser votre projet de reconversion dans un cadre sécurisé, puisque vous conservez votre emploi pendant votre formation.

Formation continue : définition et publics

Formation continue : définition, publics concernés et différences avec la formation initiale. La formation continue désigne l’ensemble des dispositifs qui permettent à toute personne active (salariée, en recherche d’emploi, indépendante, etc.) de se former tout au long de sa carrière. La formation continue concerne un public qui souhaite reprendre ses études pour se professionnaliser, se reconvertir, acquérir de vraies compétences. La formation initiale s’adresse aux étudiantes et étudiants n’ayant jamais interrompu leurs études. L’Université de Rennes propose une large gamme de formations spécialement adaptées aux adultes en reconversion. Oui, il est tout à fait possible de suivre une formation en alternance à l’Université de Rennes en tant qu’adulte.

En contrepartie de la contribution à la formation professionnelle (CFP) à laquelle ils sont soumis, les travailleurs indépendants peuvent, sous conditions, bénéficier du financement total ou partiel de leurs formations. L’organisme chargé de gérer cette prise en charge est le fonds d’assurance formation (FAF). Un travailleur indépendant peut bénéficier d'une aide pour financer une formation s'il a versé la CFP: Cette aide est gérée par un fonds d'assurance formation (FAF) qui diffère selon la nature de son activité, c’est-à-dire en fonction du code NAF (ou code APE). Exemple : Un micro-entrepreneur qui exerce une activité libérale (conseil, consulting, formation, etc.) est rattaché au FAF des professions libérales : le FIF-PL.

À savoir Ce droit est aussi accessible au conjoint qui participe à l’activité, si la CFP-conjoint collaborateur a bien été payée. Pour savoir, consultez la fiche sur le statut de conjoint collaborateur. Pour les artisans-commerçants, c'est le FAFCEA ou les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) qui est en charge du financement, et non pas l'Agefice. À savoir Un micro-entrepreneur dont le chiffre d'affaires est de 0 € sur une durée de 12 mois consécutifs ne peut pas bénéficier de la prise en charge de ses dépenses de formation.

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Avant de faire sa demande, le travailleur indépendant doit se procurer l'attestation de paiement de la CFP, en se connectant sur son espace en ligne sur le site de l’Urssaf. Il doit déposer une demande de prise en charge auprès du fonds d'assurance formation (FAF) dont il dépend. Les délais pour effectuer une demande de prise en charge varient selon le FAF. Il est toutefois recommandé de déposer la demande au moins 1 mois avant le début de la formation. Toute demande déposée hors délai sera refusée. Si plusieurs formations sont envisagées, une demande de prise en charge pour chacune d'elles est nécessaire.

Consolidation des informations sur le CPF et le FAF, le CPF du travailleur indépendant, le montant du financement des coûts de formation dépend du code NAF et des thèmes retenus. Le CPF est crédité de 500 € maximum par année de travail jusqu'à atteindre 5 000 € maximum. Le montant des droits est calculé proportionnellement si l’activité a été partielle sur l'année. Le compte personnel de formation (CPF), dont bénéficient les travailleurs indépendants grâce à leur contribution, permet d'acquérir un certain montant en euros destiné à prendre en charge en tout ou partie des dépenses. Le CPF de transition professionnelle remplace le CIF depuis le 1er janvier 2019.

La validation des acquis de l'expérience (VAE) est une démarche individuelle volontaire du candidat. Elle ne peut être imposée ni par l’entreprise, ni par un organisme conseil et ne peut pas être comparée à une quelconque formation ou un examen. Ce bilan est un dispositif individuel d’accompagnement qui relève de la formation continue. Ce type de formation concerne ceux qui ont terminé la formation initiale et sont pour la plupart rentrés dans la vie active. La formation continue est presque exclusivement pratiquée dans un cadre professionnel ou avec un objectif professionnel : elle se confond donc souvent avec la formation professionnelle continue.

Les formations continues peuvent être qualifiantes ou diplômantes et sont accessibles par des types de contrats très divers tels que la formation en alternance (contrat de professionnalisation ou d'apprentissage) ou grâce à la validation des acquis de l'expérience. Elles permettent de se former pour se professionnaliser, se reconvertir ou acquérir de nouvelles compétences, en présentiel ou à distance. Les formations diplômantes peuvent aboutir à un diplôme d'État (BTS, Licence pro, Master) ou à des titres RNCP via le contrat de professionnalisation. Les formations qualifiantes et certifiantes délivrent des attestations de compétences ou des titres professionnels (RNCP ou CQP).

Les avantages de la formation continue : elle s’adapte à tous les profils, permet de monter en compétences, de se réinsérer ou de se reconvertir et d’obtenir des financements de l’employeur ou de Pôle emploi. Pour les employeurs, c’est un levier de motivation et de productivité. Le paysage des possibilités est vaste et comprend à la fois des parcours courts et des formations longues, avec des options de formation en alternance ou à distance.

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Projet de Transition Pro (PTP) : comment déposer un dossier éligible

Types de formations et chiffres clés

  1. Formations diplômantes ouvertes à la formation continue (BTS, Licence pro, Master) accessibles via le contrat de professionnalisation.
  2. Formations qualifiantes et certifiantes qui attestent de compétences spécifiques (certificats, titres RNCP, CQP).
  3. Formation en alternance pour jeunes ou adults, avec financement par les OPCO et les employeurs.
  4. Bilans de compétences et VAE comme voies de validation et d’orientation.
DispositifPublic cibléAvantagesFinancement
CPF et CPF-transitionSalariés, demandeurs d’emploi, indépendantsLiberté de choisir la formation; financement partiel ou totalCPF, transferts, aides régionales
PTP / CIF de transitionSalariés en CDI souhaitant se reconvertirMaintien du salaire pendant la formationAllocations chômage possibles, financement par l’employeur
FAF et financement par secteurTravailleurs indépendants selon le code NAFFinancement adapté à l’activitéFAF spécifique (FIF-PL, FAFCEA, etc.)

Si vous quittez votre CDI pour suivre une formation, il est recommandé d’anticiper les démarches et d’obtenir les conseils d’un Conseiller en Évolution Professionnelle et de préparer votre dossier auprès de Transitions Pro. Avant toute démission, il faut obtenir l’attestation du caractère réel et sérieux du projet et vérifier les conditions d’accès à l’allocation chômage via France Travail. Le préavis, le choix entre démission ou rupture conventionnelle, ainsi que le PTP restent des éléments clés à négocier avec l’employeur et à planifier selon la convention collective et le droit du travail.

En résumé, la formation continue est une opportunité pour les salariés, les demandeurs d’emploi et les indépendants de s’adapter au marché, de monter en compétences, et d’envisager une reconversion professionnelle réussie tout en bénéficiant d’aides financières et d’un cadre sécurisé.

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