Comment fonctionne une entreprise de recyclage des déchets alimentaires

Depuis l’entrée en vigueur de la loi AGEC, la gestion des biodéchets n’est plus une option : toutes les entreprises doivent désormais adopter une solution efficace pour trier et valoriser leurs déchets organiques. Découvrez comment s’organise la collecte, quels sont les bénéfices et défis pour votre structure, et comment optimiser vos coûts tout en restant conforme à la réglementation.

Qu’est-ce que la collecte des biodéchets ?

La collecte des biodéchets désigne le ramassage séparé des déchets organiques issus de nos activités quotidiennes. Ces déchets comprennent notamment : déchets alimentaires (restes de repas, épluchures de fruits et légumes, pain rassis, etc.), biodéchets verts (tontes de gazon, feuilles mortes, branches d’arbres, fleurs fanées) et autres déchets organiques (marc de café, filtres à café, sachets de thé, etc.).

Contrairement aux ordures ménagères classiques qui sont incinérées ou enfouies, les biodéchets sont destinés à être valorisés. Ils peuvent notamment être transformés en compost, un amendement naturel pour les sols, ou en biogaz par le biais de la méthanisation. La distinction entre déchets et biodéchets est fondamentale. La gestion séparée des biodéchets permet d’éviter la contamination des flux de recyclage et optimise leur valorisation.

Le processus de collecte en entreprise

Le processus de collecte des biodéchets en entreprise se déroule généralement en plusieurs étapes :

  1. Tri à la source : Les collaborateurs ou les usagers trient leurs déchets organiques dans des bacs spécifiques (souvent marrons ou les sacs poubelles noirs).
  2. Collecte régulière : Un prestataire de collecte dédié ramasse régulièrement les bacs remplis (fréquence variable selon le volume de production : une fois par semaine, deux fois par semaine…).
  3. Transport et traitement : Les biodéchets sont transportés vers un centre de tri ou une plateforme de méthanisation pour être valorisés.
  4. Valorisation des déchets : Les biodéchets sont transformés en compost ou en biogaz, contribuant ainsi à la production d’énergie renouvelable et d’amendements naturels pour l’agriculture.

L’organisation peut varier selon le territoire et les réglementations locales. Dans certaines communes, la collecte est assurée par la collectivité locale, tandis que dans d’autres, elle est sous-traitée à des entreprises privées. Il est également possible de mettre en place un système de collecte séparée avec plusieurs points d’apport volontaire sur le site de l’entreprise.

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Déroulement pratique d’une collecte

Le fonctionnement est assez simple :

  1. Bac et conteneur : Easy To Compost vous fournit des bacs (généralement 60L, 120L ou 240L) adaptés à vos besoins. Dans certains cas, les prestataires mettent à dispo plusieurs bacs par site. Ces bacs nécessitent un espace au sol d’environ 1m² pour une bonne manipulation. Ils sont équipés de couvercles pour limiter les odeurs et l’accès aux nuisibles.
  2. Tri des déchets : Vos équipes trient les biodéchets dans ces bacs spécifiques. Un guide du tri clair et illustré peut faciliter ce processus.
  3. Collecte : Nos équipes interviennent à la fréquence définie (hebdomadaire, bi-mensuelle…) pour collecter les bacs remplis. La collecte se fait généralement par un camion dédié aux biodéchets.
  4. Organisation : En interne, c’est une personne désignée qui sera responsable de vider régulièrement les petits contenants (bioseaux) dans le bac principal.

Il est préférable de stocker les bacs en intérieur ou à l’abri des intempéries, dans un endroit facilement accessible pour la collecte et bien ventilé pour éviter les odeurs. Un emplacement dédié, propre et sec est idéal. Éloignez-les des zones de préparation des repas.

Avantages et inconvénients de la collecte des biodéchets

La collecte des biodéchets présente plusieurs avantages :

  • Impact environnemental positif : Réduction des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de la qualité des sols grâce au compost, production d’énergie renouvelable (biogaz).
  • Valorisation des ressources : Transformation des déchets en matières premières utiles pour l’agriculture et l’industrie.
  • Responsabilité sociale et environnementale (RSE) : Image positive auprès des clients, partenaires et collaborateurs.
  • Economie circulaire : Réduction de la quantité de déchets envoyés à l’incinération ou à l’enfouissement.

Mais, elle peut présenter quelques inconvénients pour certains :

  • Coût : La mise en place d’un système de collecte dédié peut engendrer des coûts supplémentaires (achat de bacs, frais de collecte…). Tout est relatif car c’est une obligation de la loi AGEC, votre temps et énergie à consacrer à votre activité plutôt qu’à votre coeur de métier.
  • Logistique : Nécessité d’organiser le tri à la source et de gérer les flux de déchets.
  • Nuisances potentielles : Odeurs, moucherons, rongeurs si le système n’est pas correctement entretenu.
  • Difficultés à estimer le volume réel de production : Peut être difficile pour les petites structures de prévoir leurs besoins en collecte.

Solutions pour limiter les nuisances

Easy To Compost vous accompagne en mettant à disposition :

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  • Des bacs hermétiques et bien entretenus
  • Des consignes de tri strictes
  • Une fréquence de collecte adaptée pour éviter le stockage prolongé des déchets

En cas de compostage sur place, nous proposons des solutions anti-odeurs et des conseils pour limiter les nuisibles.

Alternatives et solutions complémentaires

Pour pallier les inconvénients, il existe des alternatives ou des solutions complémentaires :

  • Pré-compostage sur site : Installation d’un composteur collectif pour transformer les déchets organiques directement sur le lieu de production. C’est une solution idéale pour réduire les volumes de déchets et valoriser les ressources localement.
  • Digesteurs anaérobie : Système permettant la transformation des biodéchets en biogaz grâce à un procédé de fermentation, adapté aux entreprises produisant d’importants volumes de déchets organiques.
  • Compost & Collect Easy To Compost : Notre solution innovante combine les avantages du compostage sur site et de la collecte externalisée. Nous installons un composteur intelligent qui optimise le processus de compostage tout en minimisant les nuisances et les contraintes logistiques. Un service de collecte régulier assure l’évacuation du compost mature et le remplacement des bacs si nécessaire.

Compostage et méthanisation : que deviennent les déchets ?

Que deviennent vos déchets organiques une fois triés pour le recyclage ? Deux solutions existent : le compostage et la méthanisation.

Le compostage : la décomposition des déchets alimentaires permet de fabriquer de l’engrais naturel pour les sols de jardins et terrains agricoles. Le retour à la terre des ordures organiques fertilise les sols et optimise donc la pousse des végétaux. Le lombricompostage : il s’agit d’un composteur individuel (dans un bac fermé). La méthanisation : ce procédé consiste en une fermentation des biodéchets et matières organiques. Privés d’oxygène, cette technique permet d’obtenir un biogaz qui sera utilisé comme combustible.

Lorsqu'ils sont emballés, les biodéchets peuvent aussi être valorisés. La matière organique est ensuite expédiée dans une unité de méthanisation, pour produire à la fois de l'énergie sous forme de biogaz et un fertilisant liquide sous forme de digestat.

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Que se passe-t-il réellement à l'intérieur d'une décharge ?

Points d’apport volontaire et bonnes pratiques

Les déchets alimentaires sont à déposer dans des points d’apport volontaire, c’est-à-dire des conteneurs, accessibles en libre-service tous les jours 24h/24. Les déchets doivent être déposés en vrac dans les points d’apport volontaire, il est interdit de les déposer au sol. Certains modèles de conteneurs permettent de recouvrir les déchets alimentaires fraîchement déposés avec du broyat de bois disponible sur place. Il s’agit d’un geste simple pour faciliter la transformation des déchets et éviter les nuisances.

Vous pouvez aussi utiliser n’importe quel autre contenant. Le plus important est de ne pas le déposer dans les points d’apport volontaire. Par exemple, il ne faut pas jeter de sacs plastique dans les conteneurs. ✅ Déchets autorisés : Tous les déchets alimentaires sont autorisés, qu’ils soient d’origine animale ou non, périmés ou non, cuisinés ou non (à l’exception des grandes quantités d’huiles alimentaires).

⚠️ Les erreurs à éviter : Au-delà de quelques cas particuliers, tous les déchets qui ne sont pas alimentaires sont interdits dans ce flux : emballages, sacs et films plastiques, sacs et vaisselle dits « biodégradables » ou « compostables », papiers, journaux, litières, déchets verts, végétaux, huiles alimentaires (car risque de fuite et de pollution).

Les bons réflexes pour un tri efficace

  • Déposer les déchets alimentaires en vrac, sans leurs emballages, et ne pas jeter de sacs plastique dans les points d’apport volontaire (les sacs en papier kraft sont autorisés).
  • Recouvrir ses déchets avec du broyat de bois si le point d’apport volontaire dispose de bacs latéraux avec du broyat.
  • Ne pas mettre de sacs compostables dans un composteur individuel car ils sont conçus pour se décomposer en plateforme de compostage industrielle où la température monte beaucoup plus haut que dans les composteurs individuels.

Réglementation et obligations

Depuis janvier 2024, la loi AGEC a rendu obligatoire le tri des biodéchets pour les établissements (restaurants, industriels, magasins…). La mise en place d’un système performant est donc indispensable pour se conformer à la législation.

La loi du 10 février 2020, relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC) prévoit de généraliser le tri à la source des biodéchets. 1er janvier 2023 : l'obligation de tri à la source des biodéchets s'applique dorénavant aux établissements de restauration qui produisent ou détiennent plus de cinq tonnes de biodéchets par an. 31 décembre 2023 : le tri à la source des biodéchets devient obligatoire pour tous, quels que soient le volume produit et l'activité du producteur/détenteur.

Estimer le coût de la collecte

Le coût mensuel d’une collecte de biodéchets dépend principalement de deux variables : le prix du passage, lié au volume de déchets produits à chaque collecte, et une part variable indexée sur le poids total collecté. Le calcul repose sur une estimation annuelle (52 semaines), à laquelle s’ajoute un coût de traitement de 0,15 € par kilo, le tout étant ensuite ramené à un équivalent mensuel. Le tarif du passage évolue par paliers selon le gisement et selon que la collecte a lieu en intérieur ou en extérieur, ce qui reflète les contraintes logistiques, sanitaires et d’intervention.

Quelle est l’alternative la plus économique pour ma structure ? Le choix dépend principalement de votre volume de biodéchets :

  • Pour des volumes supérieurs à 5 tonnes par an, la collecte externalisée est généralement la solution la plus économique et pratique.
  • Pour des volumes inférieurs à 5 tonnes par an, le compostage sur place, éventuellement complété par une collecte ponctuelle des surplus, est souvent préférable.

Pour faire simple : au-delà de 5 tonnes/an, privilégiez la collecte ; en dessous, optez pour le compostage sur place.

Cas pratiques et retours d’expérience

La gestion de ces déchets alimentaires (biodéchets) reste une nouveauté pour les établissements du secteur de la restauration. L’enjeu ne porte pourtant pas uniquement sur l’environnement : c’est aussi une question économique pour les restaurants. L’une des première solutions consiste à réduire le volume de déchets alimentaires, et donc le gaspillage et les pertes. La mise en place d’une carte plus adaptée, avec des recettes optimisées pour nécessiter moins d’ingrédients différents, fait partie des pistes à explorer pour les professionnels de la restauration.

Easy To Compost intervient dans plusieurs villes françaises pour accompagner les entreprises et collectivités dans leur démarche de gestion des déchets organiques. Paris, Lyon, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Montpellier : nous proposons des solutions adaptées aux établissements en prenant en compte les spécificités territoriales et les filières locales de valorisation.

Impact et enjeux nationaux

L'Ademe estime à plus de 10 millions de tonnes la quantité de déchets alimentaires produits chaque année en France, en partie constituée de déchets de cuisine (épluchures de légumes et autres restes de repas). Appelés biodéchets, ils représentent 1/3 des poubelles des Français. D’importantes quantités de biodéchets alimentaires sont aujourd’hui incinérées ou enfouies. Le compostage reste la forme la plus simple pour traiter ces déchets alimentaires.

Les déchets organiques - biodéchets alimentaires des ménages, des restaurants, des commerces ou des industries, ainsi que les déchets verts ou les boues organiques d'origine municipale ou industrielle - peuvent constituer un amendement organique de qualité pour les sols. Cette matière parfaitement valorisable est donc encore majoritairement destinée à l’incinération.

Bonnes pratiques de terrain

  • Trier ses déchets alimentaires : séparer vos déchets alimentaires du reste de vos détritus.
  • Ne pas jeter vos déchets alimentaires dans la poubelle grise ! Ils finissent alors stockés sur le site d’enfouissement où ils provoquent des biogaz et des lixiviats qu’il faut traiter.
  • Dans votre composteur personnel ou dans un composteur partagé : déposez vos déchets alimentaires en vrac, sans sac. Les sacs en papier (type kraft) peuvent se composter mais attention à ne pas en mettre trop !
Solution Avantages Adaptée pour
Collecte externalisée Logistique prise en charge, adapté aux gros volumes Plus de 5 tonnes/an
Compostage sur site Coût réduit, valorisation locale Moins de 5 tonnes/an
Digesteur / Méthanisation Production de biogaz, solution industrielle Gros producteurs / industriels

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