Histoire et informations sur la Malouinière de la Ville Gilles
Cette jolie propriété est située entre le Havre du Lupin, le hameau de la Gâtinais et le Manoir de Limoëlou propriété de Jacques Cartier. Au nord, il existe une deuxième entrée dont l’allée est bordée de tilleuls. Il a été construit en 1670 ainsi qu’en témoigne la date inscrite sur le granit de deux fenêtres cintrées de la façade nord. Le manoir et les terres relèvent du Plessis-Bertrand par le grand baillage du Lupin, les baillages de la Ville-Aze, de la Mettrie-aux-Louëts et de Bricour. Le château se compose d’un corps central, isolé autrefois, relié à deux pavillons d’aile qui ont été relevés au cours du XVIIIème siècle. Il semblerait que la Ville-ès-Offrans était au départ un village où prospéraient deux manoirs.
Les actes, contrats ou partages passés permettent de préciser l’appartenance de ce manoir à quelques familles. C’est ainsi qu’au cours du XVIème siècle, la Ville-ès-Offrans a appartenu aux Trehouart. Il passa aux Gallicet par le biais de Jeanne Duval épouse de Faby Gallicet sieur de la Ville aux Lièvres. C’est leur fils aîné Etienne devenu sieur de la Ville-és-Offrans qui reconstitua le domaine et fît construire le château actuel. La propriété fut transmise aux héritiers dont sa fille Hélène Gallicet, épouse de noble homme Alain Brignon, sieur du Buat, ancien capitaine de vaisseau, puis à leurs descendants et ce, jusqu’en 1758. Elle fut vendue à Nicolas Gaillard, sieur de la Cour, époux de dame Françoise Surcouf. Il racheta le château puis la métairie ainsi que des terres qui en avaient été séparées.
En 1810, elle devint propriété de M. Juy de Seguinville, magistrat à Saint-Malo dont la fille cédera la propriété le 15 juin 1844 aux Martin qui la céderont à leur tour en 1861 à Mr Félix Le Tarouilly (maire de Saint-Coulomb de 1863 à 1870). A la mort de celui-ci, sa veuve et sa fille, la Vicomtesse Fernand de Ferron (elle-même veuve du Vicomte, zouave pontifical tué en 1870 à Loigny) continuèrent de l’habiter. Elles y feront d’importantes réparations (1880-1887). En 1890-1891, suite à l’acquisition de parcelles de terre, toute la partie au nord du château fut transformée en jardin anglais ce qui porta la surface du domaine à un peu plus 3 ha.
Au décès de la Vicomtesse, le 15 octobre 1916, la propriété devint celle de son beau-frère, le Général de division Henri de Ferron et de son épouse la Vicomtesse Marie de Saint Meleuc. A partir de 1957, le domaine passe à la famille Tanneguy de Ferron. Depuis 1986, le domaine appartient à la famille Charil de Villanfray. C’est l’une des quatre malouinières que compte la commune, avec le Mur-Blanc, le Vaulérault et le Parc. Nicolas Blin est originaire de Saint-Servan « depuis sept générations ». « J’ai exercé l’activité de traiteur pendant vingt ans. J’ai eu beaucoup de plaisir à redonner son prestige à cette malouinière, achetée en très mauvais état, explique-t-il. Lorsque l’on a le privilège de passer une heure, ou une nuit, dans cette magnifique demeure, les mots de cette poésie, si souvent apprise à l’école, refont surface : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » Les lieux, en effet, auraient certainement inspiré Baudelaire. »
« Les quatre chambres ainsi que la suite ont chacune leur propre décoration, explique Fanély. Cette jolie propriété est située entre le Havre du Lupin, le hameau de la Gâtinais et le Manoir de Limoëlou propriété de Jacques Cartier. Au nord, il existe une deuxième entrée dont l’allée est bordée de tilleuls. Il a été construit en 1670 ainsi qu’en témoigne la date inscrite sur le granit de deux fenêtres cintrées de la façade nord. Le manoir et les terres relèvent du Plessis-Bertrand par le grand baillage du Lupin, les baillages de la Ville-Aze, de la Mettrie-aux-Louëts et de Bricour.
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La Malouinière de la Ville Gilles a été construite en 1721 par la famille de Nouail, seigneurs du Fougeray, puis tout à tour… Elle fut d’abord maison familiale puis tour à tour propriété de plusieurs personnes privées au cours des siècles, de la DASS dans les années 50, puis Chambre d’hôtes. Depuis 2021 Agnès et Marc Villand ont engagé une rénovation totale et grâce à cet engagement, elle a obtenu le Label Fondation du Patrimoine en 2023. Le domaine se compose de plusieurs bâtiments, une maison principale, une annexe d’habitation, une chapelle, une écurie et s’étend sur 12 hectares dont 6,5 cultivables. Les Malouinières sont de vastes maisons construites par des armateurs et Corsaire au XVII et XVIII siècle et sont autant des maisons d’apparat que des exploitations. Alors, pour redonner vie au domaine, il fallait également lui rendre sa vocation agricole. Agnès ayant passé avec succès son bac agricole, la culture du thé s’est peu à peu imposée et ceci pour de multiples raisons : la beauté de la plante, sa compatibilité avec la terre et le climat breton, la volonté de rapprocher une clientèle potentielle d’une production de qualité. En 2022, 700 plants ont été mis en terre puis 4000 de plus entre avril et juillet 2023. À terme, l’objectif est de devenir l’un des plus importants centres de production de thé en France, d’un thé biologique de haute qualité cultivé avec soin et de façon totalement naturelle. Le domaine est actuellement en période de conversion bio et aucun intrant chimique n’y a été répandu depuis plus de 3 ans.
En 1715, la Ville Bague a été construite par Guillaume Eon, neveu de Julien Eon. Un manoir plus modeste se tenait à l'emplacement de l'actuelle malouinière. Propriété successive des familles Éon (en 1670), Magon seigneurs de la Chipaudière (en 1676), Éon (en 1776). Eon du Vieux Chastel épouse Jonathas de Penfentenyo, Marquis de Cheffontaines. Avec la Révolution, la maison fut abandonnée par ses propriétaires émigrés. 1980 par celle d'une malouinière en démolition du quartier de la Madeleine à Saint-Malo. la famille Esnoul Le Sénéchal qui l'occupe de 1892 à 1946 entreprennent en vingt ans un long travail de restauration de la Malouinière et du parc. En 1715, la Ville Bague a été construite par Guillaume Eon, neveu de Julien Eon. Ouvert de nombreux comptoirs à l’étranger et notamment à Cadix.
Propriété successive des familles Éon (en 1670), Magon seigneurs de la Chipaudière (en 1676), Éon (en 1776). Eon du Vieux Chastel épouse Jonathas de Penfentenyo, Marquis de Cheffontaines. Avec la Révolution, la maison fut abandonnée par ses propriétaires. De 1892 à 1946, restauration de la Malouinière et du parc. Le papier peint du grand salon date de 1820 (manufacture Dufour et Leroy) et représente l'arrivée de Pizarre chez les Incas. Exemplaire exceptionnel dans sa version intégrale, ce panoramique est classé monument historique. retrouvé à vendre sur le marché de l'art en 1976.
De l'ancien manoir qui se tenait à la place de l'actuelle malouinière. Cette chapelle était dans un état de délabrement avancé à la limite de la démolition dans les années 1960. par les ouvriers des bâtiments de France qui ont conservé l'ancien plafond en forme de coque de navire inversée. de la chapelle Notre-Dame de Lorette à Saint-Servan. Construit fin XVIIe siècle, il n'était encore qu'une orangerie car Julien Eon n'était pas anobli. En 1944, à 18 ans, il s’engage dans la 2è Division Blindée du Général Leclerc, avec laquelle il effectue la campagne d’Allemagne. Son activité a peu de rapport avec le domaine maritime.
Le couple entreprend, en vingt ans, un long travail de restauration de la Malouinière et du parc. Subventions, mais grâce à la loi Malraux, la Malouinière retrouve sa splendeur. Jacques Chauveau était également un excellent régatier. Marine. Elle fut reconnue d'utilité publique par un décret du 26 juin 1981. Achille-Fould, puis par Jacques Chauveau jusqu’en 2000. Maritime français. Jacques Chauveau devient plus tard président du World Ship Trust, maritime mondial. C’est maintenant à la communauté maritime qui conduivit en terre, le 7 juillet 2003, ce marin, de prendre le relais.
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- La Malouinière de la Ville Gilles comme exemple emblématique des malouineries et de leur évolution de résidence aristocratique à propriété privée et touristique.
- Le rôle des restaurations, subventions et labels patrimoniaux dans la préservation du site.
- La transition vers une vocation agricole contemporaine avec le projet de production de thé biologique.
Points clés et patrimoine
- Construit en 1670, avec témoignage sur la façade nord.
- Composé d’un corps central et de pavillons d’aile; ré কৰিছিল au XVIIIe siècle.
- Historique lié à plusieurs familles nobles et proches du littoral.
- Rénovations significatives et inscription au patrimoine par la Fondation du Patrimoine en 2023.
- Conversion récente vers une production de thé biologique sur 12 hectares.
La Malouinière de la Ville-Bague - Les escapades de Philippe
Situation actuelle et vocation future
Le domaine se caractérise par sa transformation progressive vers une exploitation agricole durable, avec une culture de thé biologique adaptée au climat breton et à la terre locale. L’objectif à terme est de faire de ce site l’un des plus importants centres de production de thé en France, tout en conservant son caractère patrimonial et architectural.
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