Expert Indépendant en Finance : Définition, Rôle et Statut
Devenir consultant free-lance ou consultant indépendant signifie que vous n’êtes pas salarié d’une entreprise. Vous disposez de votre propre structure juridique, de vos propres clients, avec qui vous n’avez aucun lien de subordination. Les métiers du conseil englobent une large palette de prestations et de secteurs d’activité ! Conseil en entreprise, conseil aux particuliers… Devenir consultant indépendant est un métier en vogue, mais pour exercer votre activité de conseil, vous devrez choisir une structure juridique adaptée.
Aussi appelé consultant banque, chef de projet finance, consultant en transactions financières ou chargé de mission finance, le consultant financier travaille pour des entreprises en vue d'optimiser leur gestion financière. Gérer efficacement ses finances est un défi que beaucoup de personnes peinent à relever. Mais il existe toutefois des solutions pour s’en sortir. L’une d’entre elles est de recourir à l’aide d’un conseiller financier indépendant.
Le conseiller financier indépendant est un professionnel dont le travail va consister à aider le particulier ou le professionnel qui le sollicite à mieux tenir son patrimoine. Le CFI intervient aussi bien sur des questions relatives à la gestion du patrimoine, le suivi des comptes bancaires ou encore les placements. Loin d’être routinier, le métier de conseiller financier indépendant implique de s’investir continuellement pour aider les clients à valoriser et à renforcer leur patrimoine.
Missions du Consultant Financier Indépendant
Le CFI ne propose pas de solutions standardisées, mais il étudie avec précision la situation de son client pour lui prodiguer les meilleurs conseils. Chaque profil client possède ses propres spécificités auxquelles il convient de répondre avec justesse. Au quotidien, les missions du conseiller financier indépendant sont très variées :
- Analyser la situation financière de son client.
- Prendre en compte ses attentes et ses contraintes.
- Evaluer le profil risque du client (sécuritaire, défensif, équilibré, dynamique ou offensif).
- Définir une stratégie conforme aux objectifs du client et à son rapport au risque.
- Proposer des solutions d’épargne, de placement et d’investissement adaptées.
- Procéder aux opérations financières pour lesquelles il a été mandaté.
- Suivre le portefeuille d’investissements et procéder aux ajustements en fonction de l’évolution des marchés et des risques.
- Assurer une veille économique et financière pour détecter les risques et les opportunités afin d’adapter son conseil.
- Informer son client des opportunités pouvant lui correspondre.
Pour les Entreprises
Avec des clients professionnels, le conseiller financier indépendant suit la même démarche de veille et de conseil sur les questions judiciaires, fiscales et financières. À cela s’ajoute d’autres missions dont celle de faire prospérer le chiffre d’affaires de son entreprise cliente. Pour ce faire, le CFI peut être amené à lancer des actions de fidélisation et de prospection pour conquérir plus de clients. Il peut aussi mener des actions de communication pour faire connaître de nouveaux services et ainsi faire augmenter la rentabilité financière de son client. En tous les cas, il doit se tenir informé en permanence des évolutions des secteurs financiers et juridiques pour proposer toujours les solutions les plus efficaces.
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Compétences et Qualités Requises
Les fonctions du consultant financier impliquent des tâches précises en gestion et en la relation client. Ce professionnel doit aussi maîtriser les produits bancaires et financiers à la perfection. Le chef de projet finance connaît sur le bout des doigts les domaines juridiques et fiscaux. Cours du marché, actions et obligations, cotes boursières n'ont aucun secret pour lui. Le sens des affaires est un plus dans un secteur où les tendances peuvent s'inverser brutalement.
L'expertise technique du chef de projet finance recouvre aussi des compétences de pointe comme la maîtrise des outils de gestion du marché, de l'analyse statistique, des techniques d'acquisition et de diffusion de données… L'anglais technique et celui des affaires font partie des connaissances appréciées. Le consultant banque est doté d'un excellent relationnel, qui lui permet de nouer des rapports de confiance avec ses clients. Rigoureux, passionné des chiffres, le chef de projet finance possède un esprit de synthèse et d'analyse.
Au-delà d’avoir mené des études dans la finance, le conseiller financier indépendant doit aussi posséder d’autres qualités afin de mener à bien ses missions. Malgré les apparences liées au monde de la finance, sa profession est avant tout un métier humain. Il doit avoir le sens du commerce et il doit savoir gérer son portefeuille client avec une bonne aisance relationnelle. Pour gagner la confiance de ses clients, le CFI se doit d’être disponible et honnête en toute circonstance. On attend aussi du conseiller financier indépendant une grande neutralité afin de proposer avec objectivité les meilleures solutions. Les intérêts de ses clients passent toujours en priorité.
Toutes les opérations se font généralement de manière dématérialisée. Le CFI doit donc savoir manier les outils informatiques, les logiciels de finances et bien sûr, être à l’aise sur le web. Très investi et organisé, le conseiller financier indépendant se tient informé des dernières actualités et des évolutions juridiques du secteur.
Pour résumer, au-delà de ses compétences professionnelles, un conseiller financier doit posséder les qualités personnelles indispensables à l’exercice de cette profession exigeante :
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- Capacité d’écoute.
- Communication aisée et pédagogie.
- Empathie et capacité à instaurer la confiance.
- Résistance à la pression.
- Organisation, rigueur, autonomie et disponibilité.
- Avoir le goût du challenge.
- Placer l’éthique avant le goût du commerce.
Formation pour Devenir Consultant Financier Indépendant
De nombreux types d’étude peuvent déboucher sur le métier de conseiller financier indépendant. Il est important toutefois de considérer qu’il faut pouvoir maîtriser plusieurs sujets dont la finance, les assurances, la fiscalité, la comptabilité et la banque. Un BTS ou un DUT spécialisé dans ces domaines peut être suffisant. Un BAC+4, un Master en gestion de patrimoine ou encore des études dans les techniques de commercialisation ou en sciences politiques peuvent être de bons tremplins à condition que le parcours intègre une spécialisation finance. Vous envisagez de devenir consultant en transactions financières ? Préparez au mieux votre carrière en suivant une formation en finance de haut niveau au sein de l'ESG Finance, école de commerce spécialisée dans les métiers de la gestion et de la finance à Paris.
Gérer une clientèle de particuliers classique requiert en général au minimum un bac+2 ou bac+3.
Statuts Juridiques pour un Consultant Indépendant
Pour vous mettre à votre compte, vous devrez choisir un statut juridique. Plusieurs solutions s’offrent à vous. Un expert-comptable vous aidera à choisir le bon statut juridique pour votre société de conseil. Pour devenir consultant indépendant, vous devrez choisir un statut juridique : auto-entreprise, entreprise individuelle au régime de l’impôt sur le revenu ou portage salarial … Vous devrez anticiper le montant de vos cotisations sociales et de votre impôt dans chacune des structures juridiques possibles. Consultant indépendant : quel statut adopter ? Panorama des solutions pour être consultant free-lance.
Auto-Entreprise
L’auto entrepreneur consultant indépendant est la forme juridique la plus plébiscitée des consultants free-lance. Dans ce cas, vous êtes une entreprise individuelle simplifiée, dans le sens où vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu sont calculés de manière mensuelle ou trimestrielle (selon l’option choisie), au prorata du chiffre d’affaires encaissé. Vous devenez Travailleur Non-Salarié (TNS), affilié au Régime Social des Indépendants (nouvellement SSI). De plus, les auto-entrepreneurs sont exonérés de TVA et bénéficient d’obligations comptables et administratives simplifiées. Le régime de l’auto-entrepreneur n’est plus applicable si vous dépassez un certain seuil de chiffre d’affaires annuel.
Attention, une auto-entreprise est une entreprise individuelle, vos patrimoines personnels et professionnels sont donc communs. Vous devrez limiter le risque financier au démarrage (emprunt, délais de paiement…), mais en tant que consultant indépendant, vous aurez normalement peu de dépenses à effectuer.
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Régime de l’Impôt sur le Revenu
Dans ce cas, vous êtes une entreprise individuelle dans laquelle vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu sont calculés sur le bénéfice annuel réalisé. Vous devenez également Travailleur Non-Salarié affilié au RSI, mais ici, les premières années de votre activité subissent un forfait de cotisations sociales à verser, quel que soit votre chiffre d’affaires.
Le consultant indépendant est soumis à la TVA. Sa comptabilité et ses obligations administratives sont plus lourdes qu’en auto-entreprise.
Le régime de l’impôt sur le revenu peut être intéressant si, en tant que consultant indépendant, vous engagez des dépenses plus conséquentes : location d’un bureau, investissement dans du matériel, embauche de consultants… Vous pourrez déduire vos charges et ainsi diminuer le bénéfice imposable à l’impôt sur le revenu et soumis à cotisations sociales.
Formalités d’Immatriculation
Vous devez vous immatriculer auprès de l’URSSAF qui est le Centre de Formalité des Entreprises (CFE) compétent pour les activités de conseil, appelées professions libérales. Si vous décidez de créer une activité plus conséquente dès le démarrage (location d’un bureau, embauches, investissements), vous pourrez peut-être créer une société (EURL/SARL, SASU/SAS) soumise au régime de l’impôt sur les sociétés plutôt que de devenir consultant indépendant. Vous devrez alors vous immatriculer au greffe du tribunal de commerce dont relève votre entreprise.
Coûts de Création
Le coût de la création de votre entreprise de conseil varie selon la structure juridique choisie. Comptez :
- Les frais d’immatriculation qui vont de 0 à 250 euros (les auto-entrepreneurs ne payent pas de frais d’inscription, comptez environ 250 euros pour une société)
- La rédaction des statuts si vous créez une société (jusqu’à 2 000 euros si vous les faites rédiger par un expert) et les frais de publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL)
- La souscription à une assurance civile professionnelle indispensable pour exercer l’activité de consultant indépendant
- Les frais de communication (cartes de visite, plaquette, site internet…)
- Éventuellement un moyen de transport pour vous déplacer en clientèle (n’oubliez pas d’anticiper les frais de déplacement)
- Le petit matériel, ordinateur, logiciel informatique…
Portage Salarial
Une solution alternative existe pour exercer l’activité de consultant indépendant sans opter pour une structure juridique. Ici, la société de portage encaisse les factures émises par le consultant à ses clients, puis reverse ces sommes au consultant de manière mensuelle et sous forme de salaire. Le consultant est salarié de la société de portage, mais il reste libre de prospecter comme bon lui semble. Il perçoit donc un salaire mensuel en fonction de son chiffre d’affaires, déduction faite des cotisations sociales et de frais de gestion. En proposant des services de comptabilité et de gestion administrative, la société de portage salarial évite au consultant de devoir faire face aux contraintes liées à la création et la gestion d’une entreprise.
Le choix de la forme juridique se fait sur des critères professionnels et personnels. Chaque professionnel est différent et tous les cas sont indépendants. C’est pourquoi il est conseillé d’avoir des conseils d’experts dans ce choix.
Peut-on devenir comptable indépendant sans être expert-comptable ?
Comment Choisir son Conseiller Financier ?
Le choix de son conseiller financier est une décision importante. Elle mérite quelques vérifications et le temps de la réflexion. Vous devez pouvoir répondre à ses questions, en conséquence, préparez tous les documents relatifs à l’état de vos finances et de votre patrimoine mobilier et immobilier. En contrepartie, ce professionnel doit pouvoir répondre de manière précise à vos propres interrogations. Transparence et franchise prévalente des deux côtés.
Avant de souscrire un placement proposé par votre conseiller financier, il est important de lui poser quelques questions essentielles :
- Quelles sont les caractéristiques du support proposé ?
- Le capital investi est-il garanti ?
- La valeur de mon épargne est-elle amenée à fluctuer de manière importante ?
- Quelle est la durée recommandée du placement ?
- La somme investie est-elle récupérable en cas de besoin ?
- Un retrait anticipé est-il assujetti à des pénalités ?
- Quels sont les frais à supporter pour ce placement à la souscription, pour chaque versement et à la clôture.
- Quel est le montant des frais de gestion ?
- Quelle fiscalité s’applique aux plus-values réalisées.
Bon à savoir : Doute sur un OPC ? En cas de doute sur un organisme de placement collectif (OPC), il est conseillé de consulter la de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). L’onglet de recherche donne accès aux informations disponibles sur le produit financier recherché.
Exercer le Métier de CFI en Portage Salarial
Que vous soyez conseiller en gestion de patrimoine ou conseiller financier indépendant, vous pouvez exercer votre métier en qualité de salarié porté. Le portage salarial permet aux CFI d’obtenir les mêmes avantages que les salariés d’entreprise (congés, mutuelle, chômage…) et de ne plus avoir à s’occuper des parties administratives. Déchargé de la gestion qu’implique l’Entreprise Individuelle, le conseiller financier peut se concentrer sur son cœur d’activité. Plus disponible, il gagne en réactivité et en efficacité. L’accès au réseau de clients potentiels de l’entreprise de portage lui permet d’accroître son chiffre d’affaires sans perte de sa liberté de choix dans ses missions.
Rémunération d'un Conseiller Financier
Selon une étude de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) de Paris, un conseiller financier débutant touche entre 25 000 et 36 000 euros par an(1). Un conseiller financier indépendant expérimenté touche un revenu mensuel entre 5000 et 6000 €.
S’il choisit le statut de salarié porté, un pourcentage de son chiffre d’affaires sera reversé afin de couvrir les frais de gestion de l’entreprise de portage salarial. Le montant de ces frais de gestion varie considérablement d’une entreprise de portage salarial à l’autre.
Un chargé de mission finance débutant perçoit environ 2 800€ bruts par mois. Quant aux consultants seniors employés par des cabinets de prestige, ils perçoivent jusqu'à 5 200€ par mois, parfois plus.
Le métier de consultant financier peut s'exercer en tant que salarié, au sein d'un cabinet de conseil ou en portage salarial. L'un des avantages de la carrière de consultant financier réside dans les perspectives professionnelles associées.
Expert Indépendant dans les Offres Publiques d'Acquisition (OPA)
Article 261-1 I. - La société visée par une offre publique d'acquisition désigne un expert indépendant lorsque l'opération est susceptible de générer des conflits d'intérêts au sein de son conseil d'administration, de son conseil de surveillance ou de l'organe compétent, de nature à nuire à l'objectivité de l'avis motivé mentionné à l'article 231-19 ou de mettre en cause l'égalité des actionnaires ou des porteurs des instruments financiers qui font l'objet de l'offre.
Il en est ainsi notamment dans les cas suivants :
- Lorsque la société visée est déjà contrôlée au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce, avant le lancement de l'opération, par l'initiateur de l'offre ;
- Lorsque les dirigeants de la société visée ou les personnes qui la contrôlent au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce ont conclu un accord avec l'initiateur de l'offre susceptible d'affecter leur indépendance ;
- Lorsque l'actionnaire qui la contrôle au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce n'apporte pas ses titres à une offre publique de rachat lancée par la société sur ses propres titres ;
- Lorsqu'il existe une ou plusieurs opérations connexes à l'offre susceptibles d'avoir un impact significatif sur le prix ou la parité de l'offre publique considérée ;
- Lorsque l'offre porte sur des instruments financiers de catégories différentes et est libellée à des conditions de prix susceptibles de porter atteinte à l'égalité entre les actionnaires ou les porteurs des instruments financiers qui font l'objet de l'offre ;
- Lorsque l'acquisition de la société visée est rémunérée par des instruments financiers mentionnés au 1° du II de l'article L. 211-1 du code monétaire et financier donnant accès ou pouvant donner accès, directement ou indirectement, au capital ou aux droits de vote de l'initiateur ou d'une société appartenant au groupe de l'initiateur, autres que des actions.
II. - La société visée désigne également un expert indépendant préalablement à la mise en œuvre d'un retrait obligatoire sous réserve des dispositions de l'article 237-3.
III. - L'expert indépendant est désigné, dans les conditions fixées par une instruction de l'AMF, par l'organe social compétent de la société visée sur proposition d'un comité ad hoc composé d'au moins trois membres et comportant une majorité de membres indépendants.
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