Fonderie HPI Drouot : dépôt de bilan et procédure judiciaire détaillée
Coup de tonnerre dans le milieu économique haut-marnais. On apprenait ce jeudi le placement en redressement judiciaire d’une fonderie emblématique du Nord-Haute-Marne : les Aciéries Hachette et Driout de Saint-Dizier qui compte encore aujourd’hui 280 salariés.
C’est par un communiqué que le groupe CIF de Bussy réagit au placement en redressement judiciaire des aciéries Hachette et Driout de Saint-Dizier qui compte 280 salariés.
Et cette procédure s’est faite à la demande de la direction d’AHD.
« Dès cette prise de contrôle, le Groupe a engagé des efforts considérables pour donner aux Aciéries Hachette et Driout (AHD) les moyens de son retournement. »
« Malgré des débuts prometteurs, la crise Covid, avec une chute brutale de 40 % du chiffre d’affaires, a fortement impacté AHD. Depuis cette période, l’entreprise n’a jamais retrouvé un niveau d’activité suffisant. »
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Le Groupe CIF de Bussy a également apporté son soutien à la direction d’AHD qui a travaillé à positionner AHD comme un acteur clé dans la relance du secteur nucléaire français, une opportunité stratégique pour son redressement.
Déroulé de la procédure judiciaire
L’audience du tribunal de commerce de Paris a expédié, ce mardi 21 juin, en moins d’une demi-heure le dossier de la fonderie alu, placée en redressement judiciaire depuis avril 2021.
Sans surprise, aucun candidat de dernière minute ne s’est manifesté pour la reprise du site.
Le tribunal de commerce de Paris a proposé la conversion en liquidation judiciaire du fabricant de culasses qui emploie 300 salariés.
"La liquidation sera prononcée au délibéré du 5 juillet"
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"La liquidation judiciaire est actée par le tribunal, qui va délibérer au 5 juillet mais bon, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut liquider. Donc la liquidation va être prononcée", résume Jean-Philippe Juin, élu CGT et porte-parole de l’intersyndicale CGT - CFE-CGC de la Fonderie Alu, présent à l’audience ce midi.
L’administrateur, le mandataire liquidateur, l’avocat des AGS (le régime de garantie de salaires), la procureure de la République…, "tous se sont prononcés en faveur de la liquidation. Il n’y avait pas trop de suspense".
Conséquences sociales : plan social, licenciements et reclassements
La liquidation judiciaire de la fonderie alu du Poitou vient d'être validée ce mardi par le tribunal de commerce de Paris.
Une décision qui acte définitivement la fin de l'aventure pour les 280 derniers salariés de l'entreprise d'Ingrandes sur Vienne.
Le tribunal de commerce de Paris met fin, ce mardi 5 juillet, à la période d'observation et prononce la liquidation judiciaire de la fonderie alu du Poitou.
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Les 280 derniers salariés de l'entreprise, située à Ingrandes sur Vienne, sont donc officiellement licenciés et doivent se trouver un nouvel emploi.
C'est donc la fin de 42 ans d'activité sur le site, vécu comme un déchirement pour de nombreux salariés.
Pour attirer l'attention de l'opinion et des pouvoirs publics, les salariés de la Fonderie de Vernon, à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE-CGC, ont multiplié les actions spectaculaires ces derniers jours.
A plusieurs reprises, ils ont bloqué la voie ferrée et la route nationale entre Rouen et Paris.
Mardi, ils ont mis en place des barrages aux principaux carrefours de Vernon, qui n'ont été démantelés qu'après une intervention des CRS, ordonnée par le préfet de l'Eure.
La moyenne d’âge des salariés est de 48 ans, avec des métiers très spécialisés, ce qui inquiète les syndicats pour d’éventuels reclassements en cas de fermeture du site.
Cas comparatifs et précédents judiciaires
La Fonderie de Vernon (Eure), qui fabrique des moteurs, des culasses et des transmissions pour engins de chantiers, s'achemine vers la fermeture.
Le tribunal de commerce d'Evreux, réuni hier pour statuer sur l'avenir de l'entreprise en dépôt de bilan depuis décembre 1998, a fait le constat de l'absence de repreneur.
Il rendra sa décision le 29 décembre, mais pour toutes les parties l'issue ne fait plus de doute : la liquidation judiciaire sera prononcée.
Cette entreprise, qui comptait plus de 500 salariés dans les années 80, n'en emploie plus que 217 aujourd'hui.
Les pertes accumulées se sont élevées à 230 millions de francs (35 millions d'euros) au cours des dernières années.
Un premier plan social avait réduit les effectifs de 400 à 310 salariés en 1996, puis après le dépôt de bilan, l'administrateur judiciaire en avait engagé un second, d'une ampleur comparable.
Dernièrement un espoir était venu de Caterpillar qui, bien que délié de ses engagements, avait toutefois accepté d'acheter pour 4.000 tonnes de pièces en 2000.
Mais cette quantité était nettement insuffisante pour permettre à l'usine d'être rentable. « Il faut vendre 12.000 tonnes/an pour atteindre l'équilibre avec 180 salariés », assure Patrick Authier, délégué CFE-CGC.
Pour la FDB, le jugement du tribunal, que l’Agence France-Presse a consulté, fixe au 23 juillet 2025 la fin de la période d’observation, destinée à faire un diagnostic de la situation et à établir un bilan de l’actif et du passif de la société pour déterminer les mesures qui permettront de poursuivre l’activité.
La chambre du conseil du tribunal de commerce de Rennes examinera la situation de FDB le 12 mars, pour éventuellement poursuivre la période d'observation ou statuer sur « sa liquidation judiciaire si son redressement s’avérait impossible ».
Décisions judiciaires récentes et acteurs nommés
Jugement du 03-12-2024 · publié le 10-12-2024 : Jugement d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, date de cessation des paiements le 31 Octobre 2024, désignant administrateur SELARL AJRS représentée par Maître Marlène LOISEAU 13, rue de Montigny - 21000 Dijon avec les pouvoirs : de procéder à tous les actes nécessaires à la préparation de la cession ou le cas échéant à sa réalisation, mandataire judiciaire SELARL MJ & ASSOCIÉS, représentée par Maître Véronique THIEBAUT 5, rue Docteur Chaussier - 21000 Dijon et SELARL ASTEREN prise en la personne de Maître Thibaud POINSARD 19 avenue Albert Camus 21000 Dijon.
Jugement du 24-02-2025 · publié le 27-02-2025 : Jugement de conversion en liquidation judiciaire.
Jugement du 25-02-2025 · publié le 27-02-2025 : Jugement arrêtant un plan de cession.
Jugement prononçant la liquidation judiciaire désignant liquidateur SELARL MJ & ASSOCIÉS, représentée par Maître Véronique THIEBAUT 5, rue Docteur Chaussier - 21000 Dijon, et mettant fin à la mission de l'administrateur SELARL AJRS représentée par Maître Marlène LOISEAU.
Le liquidateur-SELARL MJ & ASSOCIÉS, Maître Véronique THIEBAUT, est ainsi nommé pour mener les opérations liées à la liquidation.
Les créances sont à adresser, dans les deux mois de la présente publication, auprès du Mandataire Judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L.
Mesures et calendrier : observation, délibérés et arrêts de production
La fin de la période d’observation, permettant de faire un diagnostic de la situation et de déterminer les mesures qui permettront de poursuivre l’activité, a été fixée au 23 juillet 2025 par le jugement du tribunal.
La liquidation de la Fonderie Fonte (Alvance Group, filiale de Liberty), à Ingrandes, s'accélère.
Alors que le délibéré, officialisant la décision du tribunal de commerce de Paris du 6 juillet dernier, doit intervenir ce vendredi 23 juillet, trois assemblées générales d'information à l'attention des salariés sont organisées ce mercredi et jeudi par la direction et les administrateurs de l'entreprise.
Selon le syndicat CGT, le calendrier a été bousculé.
La deuxième nouvelle, divulguée lors de ces réunions, a pris de court salariés et syndicats. Les administrateurs auraient annoncé l'arrêt de la "coulée", dès ce mercredi soir. En d'autres mots, l'arrêt de la production.
"Ce n'est pas la fermeture totale de l'usine mais c'est quand même l'arrêt de la production, commente Thierry Waye. C'est brutal. Moi, ça m'a cassé les pattes."
Première information : une prime de licenciement supra-légale de 22.000 € bruts aurait été validée par Renault pour l'ensemble des 290 salariés de l'entreprise.
"Notre revendication, c'était 27.000 €, indique Thierry Waye, délégué CGT contacté ce soir par téléphone. On est 5.000 € en dessous de ce que les salariés avaient obtenu il y a deux ans (lors du précédent plan de départs volontaires NDLR). C'est quand même une déception."
Reprises envisagées et offres déposées
Sauf surprise de dernière minute, le tribunal de commerce de Paris devrait retenir l'offre du consortium Lhyfe et TSE pour la reprise des sites des Fonderies du Poitou.
Leur projet prévoit 500 000 millions d'euros d'investissement.
Pour la FDB, Private Assets s’était engagé à apporter 11 000 tonnes de production au plan de charge, selon la direction de FDB.
Ancienne filiale du constructeur au losange, Fonderie de Bretagne, qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, avait été vendue en 2022 au fonds d’investissement allemand Callista Private Equity.
Le groupe automobile français est toutefois resté le principal client de la Fonderie et représentait 95 % de son chiffre d’affaires en 2024.
Renault a refusé, depuis l’été 2024, de s’engager sur un volume de commandes pour les années à venir ; un refus qui aurait, selon la direction de FDB, fait capoter les discussions entamées pour une reprise par un autre fonds d’investissement, Private Assets.
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