Analyse de l'action EDF en Bourse : Perspectives et Opportunités

Électricité de France (EDF) est le n° 1 français de la production, de la commercialisation et de la distribution d’électricité. En tant que fournisseur, distributeur et producteur mondial d’électricité, EDF représente une très bonne alternative d’investissement.

L'entreprise est entrée en bourse en 2005 avec un cours d’action à 32 €. Aujourd’hui, elle fait partie de l’indice Euronext 100.

Au cours des trois dernières années, le cours de l’action EDF a subi une variation de +66%, et représente une valeur certaine pour les investisseurs. Alors, faut-il acheter des actions EDF ? Investir dans des actions EDF représente une bonne alternative, à condition de connaître comment le marché financier fonctionne.

Choisir d’investir dans EDF, c’est participer efficacement au développement des énergies renouvelables. EDF entreprend de mettre sur pied des solutions innovantes qui vont favoriser un bon suivi de la consommation, stimuler les éco-gestes et encourager les consommateurs à choisir des équipements éco-performants.

Alors qu’EDF est déjà un acteur très actif en France et en Europe, il s’est donné l’objectif de tripler son apport à l’international d’ici 2030.

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Si vous avez décidé d’investir en Bourse dans EDF, alors vous devez envisager votre investissement sur le long terme. Ceci dit, de nombreux arguments penchent en faveur d’une hausse du cours de son action.

D’ailleurs, l’entreprise conserve la majeure partie de ses parts de marché, malgré les nombreux concurrents et se positionne favorablement sur ce terrain de l’énergie. En plus d’être un leader mondial dans le secteur de l’énergie, EDF est une entreprise qui a à cœur les questions environnementales.

En plus, malgré les concurrents et le cours des actions EDF, l’entreprise conserve toujours sa place de choix auprès des particuliers. En devenant actionnaire EDF, vous obtenez un droit de vote et vous pouvez réaliser des plus-values financières si vous décidez de revendre vos actions.

Malgré le fait qu'elle subisse des variations de cours, l'action EDF a connu une hausse de son prix depuis la pandémie du coronavirus. En ce moment, elle coûte 7.92 euros, soit une hausse de 1.51%.

L'action EDF convient effectivement aux débutants en trading, parce que son cours n'est pas très élevé. Elle convient aux portefeuilles de tous les investisseurs qui n'ont pas besoin d'investir de grosses sommes d'argent.

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Même si EDF a été privatisée, l’État français demeure toujours actionnaire majoritaire de l'entreprise. En effet, il détient près de 83,7% des parts du groupe.

Si la tendance de l'action EDF est haussière, il est tout à fait possible que son cours baisse, à cause de certains facteurs. C'est le cas notamment d'un scandale qui pourrait entacher sa réputation et son image de marque, ou encore la prise des parts de marché par des concurrents.

EDF évolue dans un environnement marqué par la transition énergétique et la transition numérique. La transition numérique s’effectue par l’avènement des objets connectés, le déploiement des compteurs communicants et des réseaux intelligents.

Les clients et les territoires sont aujourd’hui acteurs de leur consommation et de leur politique énergétique, et le seront encore plus demain.

EDF s’appuie par exemple, sur le compteur Linky déployé par le distributeur Enedis. Associé aux objets connectés de la maison, celui-ci ouvre la voie à de nouveaux services numériques.

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Le géant français de l’électricité entend aller encore plus loin pour s’imposer comme le leader des grandes installations sûres et compétitives d’électricité bas carbone.

Cette ambition passe par le doublement de sa capacité d’énergies renouvelables dans l’éolien, le solaire, les énergies marines et l’hydraulique dans le monde, le prolongement de la durée de son parc nucléaire français - le programme « Grand carénage » - et par le développement du nouveau nucléaire.

Alors que le groupe est déjà un acteur majeur des énergies renouvelables et du nucléaire en Europe et à l’international, il s’est fixé pour objectif d’accroître la part de l’international d’ici à 2030.

Pour gagner en efficacité opérationnelle, le groupe EDF envisage de se séparer en deux entités par le projet dit « Hercule ». Ce projet initialement prévu pour fin 2019, est retardé au printemps 2020.

Les sources énergétiques sont diversifiées autour du nucléaire (78 % de la production), du thermique (10 % de la production) et des énergies renouvelables (12 % de la production).

En outre, le groupe développe une activité de gestion de haute et très haute tension (RTE). Elles s’articulent autour de l’ingénierie, la construction et l’installation d’unités de cogénération et de production d’énergies renouvelables, l’exploitation et maintenance de réseaux électriques, ou la gestion d’équipements d’éclairage public et de chauffage urbain.

EDF mène également une activité de trading énergétique qui opère sur le marché de gros de l’électricité européen et gère les contrats d’exportation, l’optimisation et la couverture du portefeuille de production du groupe.

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Jean-Bernard Lévy, Président Directeur Général d’EDF, a déclaré : « Les résultats du premier semestre 2019 sont conformes à nos prévisions. En s’appuyant sur un bilan renforcé, le groupe poursuit le déploiement de la stratégie CAP 2030 et confirme ses objectifs annuels. Le professionnalisme de nos équipes nous a permis d’atteindre d’importants jalons dans les projets Grand Carénage, HPC et Taishan, et de remporter des succès majeurs dans le solaire et l’éolien off-shore. En parallèle, le groupe ne cesse d’innover au service de la transition énergétique avec de nouvelles offres, toujours mieux adaptées aux modes de vie de nos clients.

Le groupe EDF a entamé un rallye baissier depuis le mois de février, engendré notamment par les coûts énormes générés par ses projets d’ouverture de centrales nucléaires, ou la maintenance des anciennes. Selon les dernières estimations, l’achèvement des 2 centrales pourrait coûter jusqu’à 3,3 Mds € de plus que prévu.

D’une part, politiquement désavouée, l’ouverture des centrales, notamment au Royaume-Uni, engendre un coût qui semble non maîtrisé et imprévisible, ne rassurant pas les investisseurs. En outre, son industrie nucléaire relativement ancienne nécessite d’importants investissements en maintenance.

Enfin, son projet de scission Hercule ne convainc pas en interne et se confronte à des protestations croissantes.

Analyse Technique du Cours de l'Action EDF

Techniquement, le titre EDF est coincé dans un couloir baissier sur le moyen terme (en rouge sur le graphique). Sur le court terme, le MACD est faiblement au-dessus de sa ligne de signal, le cours est placé sous ses moyennes mobiles à 50 et 100 jours. Le RSI stochastique est en zone de surachat.

Après un retour du RSI stochastique en zone neutre, le cours EDF pourrait reprendre une légère hausse jusqu’à la résistance du couloir baissier aux alentours de 10,5 €.

Le nucléaire rencontre des difficultés politiquement et les fermetures de centrales pourraient se multiplier à l’avenir.

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Stratégie d'EDF et Contrats d'Approvisionnement

Dans le cadre d'une nouvelle politique commerciale, EDF s'active pour nouer des contrats avec les grands industriels les plus énergivores dits "électro-intensifs" mais aussi avec les opérateurs de centres de données, qui nécessitent des quantités colossales d'électricité, avec l'essor de l'intelligence artificielle.

EDF a annoncé jeudi la signature d'un contrat d'approvisionnement d'électricité nucléaire avec l'opérateur de centre de données français Data4, le premier du genre en France qui a fait de son électricité nucléaire, disponible et bas carbone, un atout clé pour attirer les entreprises de ce secteur.

Ce contrat d'allocation de production nucléaire (CAPN) "consiste à allouer à Data4 une quote-part de la puissance du parc nucléaire en exploitation d’EDF de 40 MW, pour une durée de 12 ans" à partir de 2026, précise dans un communiqué EDF.

Ce partenariat "assure à Data4 une stabilité et une prévisibilité de ses coûts énergétiques sur le long terme, éléments essentiels dans un marché de l'énergie en constante évolution", souligne le groupe dont le parc de réacteurs totalise une puissance d'environ 60.000 MW.

"Associé à des contrats d’achat d’électricité portant sur les énergies renouvelables, il nous garantit un accès fiable, résilient et continu à une énergie bas carbone pour un coût maîtrisé sur le long terme, un avantage considérable pour nos clients et pour le développement de nos infrastructures", a commenté François Stérin, directeur des opérations de Data4.

Cette politique commerciale doit succéder au système régulé dit Arenh, imposé par la Commission européenne à EDF. Très favorable aux industriels, il leur accordait un prix bradé de 42 euros le MWh d'électricité nucléaire pour une partie de leurs approvisionnements.

Mais ce système arrivant à expiration fin 2025, EDF entend le remplacer par des partenariats de moyen et long terme qui offrent des prix stables, reflétant les coûts de production et non les fluctuations du marché, mais plus élevés en moyenne que l'ancien tarif "Arenh".

Indicateurs Clés et Données Financières d'EDF

Voici un tableau récapitulatif des indicateurs clés et des données financières d'EDF :

Indicateur Valeur
Cours d'entrée en bourse (2005) 32 €
Cours maximal atteint (2007) 81,36 €
Participation de l'État français 83,7%
Production nucléaire 78%
Production thermique 10%
Production renouvelable 12%
Cours de l'action EDF

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