Statistiques Démographiques et Économiques de la Normandie selon l'INSEE

La Normandie, située au nord-ouest de la France, s’étend sur 29 900 km2, soit 5,4 % du territoire métropolitain. Au 1er janvier 2021, 3 328 000 personnes habitent en Normandie. Cette stabilité résulte d’un solde migratoire et d’un solde naturel quasiment nuls.

La Normandie représente 4 % de la production nationale de richesse. Si l'on rapporte ce chiffre à la population ou au nombre d’emplois, la Normandie se situe au 7e rang des régions. Voyons de plus près les statistiques démographiques et économiques de cette région.

Évolution Démographique

La Normandie a connu des transformations notables. La démographie entre 2021 et 2025 est proche de +0,4 % par an. La Normandie a tendance à s’inverser (+0,1 % par an entre 2021 et 2025) et retrouve ainsi le point haut de 2015. Avec 602 000 habitants, l’Eure retrouve son niveau de 2015. La population de la Normandie a diminué sur l’ensemble de la période 2005-2025 (figure 1), mais a diminué jusqu’en 2019, mais augmente à nouveau depuis 2020.

Le solde démographique de la Normandie reposait sur l’excédent naturel, souvent déficitaire au cours de cette période. L'excédent naturel compense largement un déficit naturel marqué (-1 300) par an en moyenne entre 2021 et 2025. Le solde migratoire annuel représente un apport limité, équivalent à 1 ‰ de la population normande.

Le nombre de naissances diminue en Normandie et atteint 29 600 en 2024 (figure 5). Le nombre de naissances recule de 26 % sur vingt ans dans la région. La forte baisse enregistrée en 2023 (-7 % ; figure 5) est une exception à la tendance nationale.

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L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) diminue en Normandie et atteint 1,45 enfant par femme (16e rang), les plus faibles indices conjoncturels de fécondité avec 1,95 vingt ans plus tôt. L’ensemble de la France métropolitaine devient presque nul en 2024, en Normandie, soit 23,7 % de la population régionale (figure 6).

La part des 65 ans ou plus augmente dans la région. La part des 75 ans ou plus augmente également sur la période observée. En Normandie, l’espérance de vie à la naissance est inférieure à celle de la France métropolitaine (+3,4 ans), tant pour les hommes (80,1 ans) comme pour les femmes (85,7 ans). L’indice de vieillissement augmente même si la population restait stable. L’indice de vieillissement a Normandie (+6,9 points) qu’au niveau national (+5,4 points).

Évolution de la population en Normandie

Évolution de la population en Normandie

Disparités Territoriales

Les évolutions démographiques diffèrent selon les territoires qui composent la région. La démographie de la Normandie est tirée par des évolutions récentes différentes. La Haute-Normandie évolue plus vite et vieillit moins vite que son homologue bas-normande. La population augmente de 0,42 % par an en Haute-Normandie, mais de 0,22 % par an seulement en Basse-Normandie.

L’âge moyen de la population augmente de 36,9 à 39,6 ans en Haute-Normandie, soit une hausse de 2,7 années. Le vieillissement démographique est plus marqué qu’au niveau national en raison de départs de jeunes adultes relativement nombreux. Il en résulte un vieillissement démographique plus marqué qu’au niveau national.

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Migrations Résidentielles

Les migrations résidentielles correspondent aux personnes ayant changé de logement entre deux 1er janvier successifs, à l’exception des enfants de moins d’un an. Le solde migratoire de la Normandie a nettement redressé ces dernières années. Le solde migratoire entre la Normandie et l’Île-de-France, est excédentaire de 8 000 personnes. La région perd des étudiants au profit d’autres territoires vers les autres régions de France métropolitaine.

Les migrations résidentielles sont liées au logement. 40 % des migrations résidentielles de 15 ans ou plus vers la région en proviennent. Le solde migratoire entre Normandie et Bretagne est également favorable à la Normandie, avec un gain de 1 200 habitants. Les échanges avec les autres régions, comme la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sont globalement équilibrés.

Migrations résidentielles

Migrations résidentielles

L’attractivité des zones littorales ne constitue pas une spécificité normande. L’attractivité migratoire est plus forte auprès des étudiants. En 2021, près de 9 300 étudiants normands ont quitté la région. 30 % des étudiants normands dirigent vers des régions limitrophes et 30 % vers l’Île-de-France à elle seule. Le solde migratoire des étudiants évolue légèrement, de -25 ‰ en 2015 à -23 ‰ en 2021. L’attractivité migratoire des étudiants est influencée par les infrastructures d’enseignement supérieur.

Solde migratoire des étudiants

Solde migratoire des étudiants

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Le solde migratoire des actifs, pour les actifs (figure 5) est influencé par le marché du travail. Le taux de chômage en Normandie est le plus faible (5,5 % en 2021). Le solde migratoire est de 3,8‰.

La transition démographique

Économie Normande

La Normandie représente 4 % de la production nationale de richesse. Les deux régions affichent aussi des performances économiques assez différentes. La valeur ajoutée du secteur augmente de + 8 % en Haute-Normandie contre - 7,2 % en Basse-Normandie entre 2007 et 2010. Cependant, le rebond de l’activité s’affirme dès 2010 au nord de la Seine. Les services non marchands (administration, santé, action sociale, éducation) progressent de 3 % en Haute-Normandie, alors qu’elle est atone en Basse-Normandie. La nouvelle région bénéficiera aussi des atouts apportés par la Basse-normandie. Parmi ceux-ci figure le tourisme.

L’emploi salarié normand a augmenté de 0,7 % en 2022 après une hausse de plus de 3 % en 2021. En Basse-Normandie, l'emploi augmente de +1,2 % dans le Calvados. La Normandie se caractérise par une part plus importante de salariés, et d’emplois dans l’industrie.

Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV)

En 2024, 222 000 Normands vivent dans l’un des 63 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) du territoire, soit 6,7 % de la population régionale. Ils étaient 190 000 en 2015. La communauté urbaine, accueille la moitié des habitants des QPV de la région. La Normandie et du Havre Seine Métropole (figure 1) comportent 23 QPV dans lesquels résident 110 500 habitants.

Quartiers Prioritaires

Quartiers Prioritaires

Les QPV normands sont trois fois plus en situation de pauvreté monétaire que l’ensemble des Normands (46 % contre 14 %). Les jeunes des QPV sont plus souvent ni en emploi, ni en études, ni en formation ou sortis du système scolaire (31 % contre 16 %). Les jeunes de moins de 25 ans représentent une part deux fois plus élevée que dans l’ensemble de la région.

balises: #Insee

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