Devenir Millionnaire avec la Franchise : Comment ça Marche ?

Vous réfléchissez à devenir franchisé ou vous avez déjà franchi le pas? Vous avez donc étudié les avantages qu’une franchise peut vous apporter. Toutefois, ces avantages ont un coût, qui se mesure généralement en droit d’entrée, pourcentage du chiffre d’affaires à reverser et autres royalties. Il parait donc naturel de s’intéresser à la façon dont le franchiseur utilise l’argent que vous lui versez. Sa rémunération est-elle cohérente ?

Être la tête d’un réseau, et décliner un concept qui a déjà fonctionné en franchise, cela ne s’improvise pas. Le nombre de franchiseurs a doublé en 10 ans en France, passant de 835 franchiseurs en 2004 à 1796 réseaux en 2014. Un réseau : une franchise est un groupe. L’entretenir et le mettre à disposition des franchisés entraine donc des coûts. Ceux-ci sont couverts notamment par le droit d’entrée.

Infographie sur la franchise

Les Services Fournis par le Franchiseur

Un franchiseur met à la disposition des franchisés différents éléments. Le modèle économique et l’allocation des sommes doivent être bien définis. Le montant du droit d’entrée, tout comme les redevances, doivent se justifier par la valeur du savoir-faire transmis et la qualité de l’accompagnement. A défaut, le franchisé aura l’impression qu’il engraisse son franchiseur en vain, et qu’il paye pour une prestation limitée.

Service de Communication

L’image de marque doit être véhiculée, auprès des franchisés comme du public. Les franchisés disposent d’un certain degré de liberté, mais c’est bien le franchiseur la tête pensante, et parfois aussi l’opérateur concret des actions de communication.

Assistance

La mission numéro 1 du franchiseur, c’est la formation initiale, puis l’accompagnement au cours de la vie de la franchise. Le contenu de l’assistance varie d’une franchise à l’autre et est fixé dans le contrat.

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Développer un réseau de franchise demande du temps et des ressources. Il ne s’agit pas d’une association de professionnels qui se regroupent pour s’entraider, mais bien d’un investissement réalisé par une société, qui vise à construire un vrai réseau structuré. Pour assurer la pérennité du groupe, il faut donc que cet investissement soit rentable.

Il convient toutefois de garder à l’esprit que chaque franchise est indépendante et repose sur son propre modèle. Certains corps de métiers demandent plus de suivi et des coûts d’installation plus lourds que d’autres. Une chaîne d’hôtel, par exemple, générera beaucoup plus de charges qu’une franchise de conseil immobilier. Il n’est donc pas possible de définir un seuil de rentabilité indicatif pour les franchiseurs ou encore un niveau de rémunération des franchiseurs général.

Des chiffres sont tout de même disponibles pour évaluer les montants que les franchiseurs brassent. « Pour 55% des franchiseurs interrogés, le chiffre d’affaires généré par leur activité (hors activité des franchisés) est inférieur à 10 millions d’euros. 84% sont concentrés sur le développement d’une unique enseigne, dont 90% parmi les enseignes de commerce et 78% dans les enseignes de service » peut-on lire dans l’Enquête annuelle franchise CSA 2014i. Si l’on se réfère aux chiffres de 2013, les conclusions étaient assez proches : pour 58% des franchiseurs interrogés, le chiffre d’affaires généré par leur activité (hors activité des franchisés) était alors inférieur à 10 millions d’euros. Mais ce qui est intéressant, c’est que ce taux tombe à seulement 30 % dans les réseaux de plus 15 ans.

DEVENIR FRANCHISÉ : Avantages VS Inconvénients ⚖️

Chiffre d’Affaires, Résultats, Revenus : Combien Rapporte Vraiment la Franchise ?

Nous avons mené l’enquête auprès des têtes de réseaux. Découvrez les tendances tirées des données qu’elles ont bien voulu nous transmettre. Sur plus de 500 enseignes se déclarant en phase active de développement, 119 seulement ont bien voulu répondre, à l’été 2015, à l’enquête de Franchise Magazine concernant les chiffres d’affaires, les résultats et les revenus enregistrés en 2014 par leurs franchisés (ou concessionnaires, adhérents, coopérateurs…). C’est peu, bien peu, en regard de la transparence qu’observateurs comme candidats sont en droit d’attendre des têtes de réseaux qui, par ailleurs et sur d’autres sujets, sont autrement prolixes. Mais, on le sait, et particulièrement quand la consommation bat de l’aile : le sujet est sensible.

Les chaînes qui nous ont transmis des données exploitables couvrent ensemble une cinquantaine d’activités, du lavage auto à la coiffure, en passant par la restauration rapide ou encore le prêt-à-porter enfant. Et représentent en tout 10 719 points de vente en France, dont 7 754 affichant plus de trois ans d’activité. C’est sur les résultats de ces unités, parvenues en vitesse de croisière, que nous les avons précisément interrogées.

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Selon les données recueillies, la moyenne des chiffres d’affaires réalisés en 2014 par leurs 7 754 points de vente de plus de trois ans s’est établie à 629 113 euros (elle était de 678 000 en 2013 et de 697 000 en 2012). La plus petite de ces entreprises indépendante - une franchise de vente de cartes de vœux à domicile - a réalisé 11 000 € de chiffre d’affaires sur l’exercice ; la plus performante - une grande surface dédiée à la puériculture - 5 000 000 €. Entre ces deux extrêmes, autant de situations ou presque que d’enseignes et de franchisés. Mais des tendances qui toutefois se dégagent assez clairement.

Sans surprise, c’est dans le secteur de l’hôtellerie (l’un de ceux par ailleurs les plus gourmands en montants d’investissement) que le chiffre d’affaires moyen par unité a été le plus élevé en 2014, à 1 913 569 €. Les solderies et bazars ne sont pas loin, à 1 683 333 €, devançant les cuisinistes dont l’activité a, en moyenne, atteint 1 580 000 €. Puis la restauration à thème (brasseries, grills…) qui affiche un chiffre d’affaires moyen par unité de 1 059 770 €. Voilà pour les secteurs “millionnaires”.

Les enseignes d’achat-vente et de dépôt-vente, qui atteignent 808 750 €, l’automobile (centres autos, lavage, location) 733 333 €, l’optique 669 333 €, la rénovation de l’habitat (fenêtres, vérandas, façades, toitures…) 656 913 € et le commerce alimentaire (boulangeries, terminaux de cuisson, cavistes, produits bio…) qui affiche 629 556 € de chiffre d’affaires moyen par unité, viennent ensuite. à 406 250 €, et la remise en forme à 302 667 €.

Parmi les secteurs représentés dans notre enquête (les services aux entreprises ou aux particuliers, par exemple, ne le sont guère), la beauté (coiffure, manucure, épilation, amincissement) affiche les performances les plus modestes, avec un chiffre d’affaires moyen par unité de plus de trois ans de 242 811 € en 2014.

Attention, toutefois, rappelle Lionel Chauveton, expert-comptable associé chez In Extenso, à bien comparer ce qui est comparable : “Mettre en balance des chiffres d’affaires moyens n’a de sens qu’au sein d’une même activité. Cela permet alors, si les infos données sont sincères, de mesurer l’attractivité de chaque concept sur le public. Mais, souligne-t-il, rien ne dit que le franchisé d’un petit salon d’esthétique gagnera moins que le patron d’une solderie, même si son chiffre d’affaires est largement moindre.

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Nous avons également interrogé les enseignes sur les résultats d’exploitation observés dans leurs réseaux. Autrement dit sur ce qu’il reste à leurs adhérents, une fois payés les marchandises, le loyer, les salaires - dont celui du dirigeant franchisé - et les royalties dues au franchiseur (mais avant impôts et frais financiers).

Pour les 56 têtes de réseaux qui ont bien voulu nous répondre sur ce point, ce résultat d’exploitation s’est établi en 2014 à 49 892 € en moyenne par unité de plus de trois ans. L’entreprise individuelle couverte par notre enquête ayant été la moins rentable en 2014 - elle est issue du secteur de l’ameublement - affiche, selon son franchiseur, une perte d’exploitation de 32 000 € ; la plus performante - un restaurant-grill - un résultat d’exploitation de 440 000 €. Ces extrêmes mis de côté, notons que la majorité des enseignes nous ayant répondu (plus de 30) déclare un résultat d’exploitation moyen compris entre 15 000 et 35 000 €.

Théoriquement, la franchise étant la duplication d’un concept à l’identique, les résultats d’exploitation devraient peu varier dans un même réseau d’une unité à l’autre. Reste que, selon l’ancienneté ou les variations du concept, l’entreprise franchisée peut se développer en surface de vente (c’est-à-dire en loyers) et en personnel (c’est-à-dire en salaires). Par ailleurs, entrepreneurs indépendants, les franchisés peuvent suivre sur le plan de leur investissement immobilier ou de leur statut social des politiques différentes. Toutes variables qui pèsent sur le résultat d’exploitation.

Enfin, nous avons interrogé les enseignes à propos des revenus que tirent leurs franchisés de leur activité (salaires et dividendes pour les sociétés, résultats pour les entreprises individuelles). Elles ont été plus de 70, tous secteurs d’activités confondus, à nous répondre sur ce point. Résultat : un revenu annuel moyen par adhérent qui s’établit, selon les cas et d’après leurs déclarations, entre 20 000 et 120 000 euros.

A noter : dans une majorité de réseaux (41 %), le revenu moyen des entrepreneurs indépendants se situe entre 30 000 et 39 000 €. Un franchisé sur dix gagne moins de 29 000 € par an ; un sur dix encore, entre 40 et 49 000 €. Les franchises les plus lucratives affichent, pour 11 % d’entre elles, un revenu moyen allant de 50 à 59 000 € ; pour 15,5 %, un chiffre compris entre 60 et 79 000 € et pour 8,5 % entre 80 et 99 000 €. Enfin, 4 % des têtes de réseaux revendiquent un revenu moyen annuel par franchisé supérieur à 100 000 €.

Il faut bien avoir à l’esprit, rappelle Lionel Chauveton, qu’en franchise comme dans toute entreprise, la rémunération s’entend sous différents axes. “Il y a la rémunération directe du patron, sous forme de salaire, de cotisations sociales et d’avantages divers. Il y a la rémunération de son capital, soit le résultat net de sa société rapporté à l’apport personnel qu’il y a investi. Il y a, enfin, un axe plus patrimonial, s’il achète ses murs, par exemple, et se verse des loyers…” explique-t-il.

Lionel Chauveton, expert-comptable associé chez In Extenso, donne son avis d’expert sur la rentabilité d’une entreprise en franchise : « De manière générale, un franchiseur doit connaître le chiffre d’affaires de ses unités franchisées, surtout si elles ont plus de trois ans. Et il ne devrait pas avoir de difficulté à les communiquer.

Le candidat à la franchise peut compléter ces informations en allant collecter lui-même, sur les sites spécialisés type Infogreffe, les comptes publiés par les franchisés du réseau qui l’intéresse. Il peut aussi prendre contact directement avec certains de ces franchisés. Je recommande en général aux porteurs de projet d’en contacter au moins trois : un “ancien”, en place depuis un bon moment voire multi-site, un autre qui vienne juste de s’installer et enfin un troisième qui soit dans le réseau depuis environ deux ans.

De manière générale, la performance et la rentabilité d’une entreprise dépendent beaucoup des qualités de son dirigeant. En franchise, l’entrepreneur gagne du temps, exploite un concept éprouvé, bénéficie d’une meilleure force de frappe. Encore faut-il que les gains de rentabilité qui en découlent permettent d’absorber la rémunération du franchiseur.

Pour autant, d’un franchisé à l’autre du même réseau et y compris en supposant qu’ils aient les mêmes qualités de gestion, le même niveau de chiffre d’affaires, les mêmes marges et la même productivité, les résultats d’exploitation peuvent être différents. Tout dépend en effet du mode de rémunération directe qu’a choisi le chef d’entreprise. L’un préférera ne tirer qu’un petit salaire de son activité mais disposer d’une belle voiture de fonction ; l’autre comptera sur les dividendes plutôt que sur un revenu régulier mensuel.

Le résultat d’exploitation est donc une donnée intéressante pour le candidat, pour peu qu’elle soit corrigée du retraitement de la rémunération directe et indirecte du franchisé.

La franchise : Un modèle économique attractif

Un modèle économique attractif, solide et adaptable aux enjeux sociétaux. La 20e enquête annuelle de la Franchise, établie en 2023, révèle que le contrat de franchisage séduit de plus en plus les Français. Alors que 32 % d’entre eux souhaitent créer leur entreprise, ils sont 43 % à envisager de le faire en franchise. En particulier, les jeunes âgés entre 18 et 24 ans. Ces derniers sont 60 % à se montrer intéressés par ce mode de création d’entreprise. Dans un contexte économique fluctuant, le système de la franchise implique une dynamique entrepreneuriale loin d’être négligeable, du côté des franchiseurs comme de celui des franchisés. D’après l’enquête, il s’agit même d’un « choix gagnant ».

La Fédération française de la franchise (FFF) définit la franchise comme un « modèle de collaboration entre deux entreprises indépendantes juridiquement et financièrement (le franchisé et le franchiseur) ». Ce modèle « permet à un indépendant d’entreprendre plus rapidement en optimisant ses chances de succès. chefs d’entreprise impliqués sur leur marché local ».

Secteurs porteurs de la franchise

Né aux Etats-Unis, le système de la franchise se développe et s’ancre véritablement en France, au début des années 1970 bien que le modèle ait déjà été pensé et pratiqué dès les années 1930 dans l’Hexagone. Au même moment, outre-Atlantique, la crise de 1929 permet à des acteurs économiques clés, notamment le groupe de constructeur automobile, General Motors, de poser les bases de ce qui deviendra la franchise. « Il y a déjà une anticipation de ce qu’est la franchise dans les années 30 en France. Depuis 1971, le nombre de réseaux de franchise n’a cessé de se développer de manière exponentielle, d’après des chiffres de la FFF.

Alors que dans les années 1990, il existe entre 400 et 600 réseaux de franchise dans l’Hexagone, ils sont plus de 900 au début des années 2000. En 2015, on dénombre 1834 réseaux de franchise pour 69 483 franchisés (la fédération indique que « ces chiffres se rapportent au nombre de magasins ou de points de vente en franchise, et non au nombre réel de franchisés ») occasionnant un chiffre d’affaires de 53 milliards d’euros. Pour l’année 2019, ce sont 2049 réseaux de franchise qui sont répertoriés pour un total de 78 218 franchisés et un chiffre d’affaires de 67,8 milliards d’euros. Aujourd’hui, il existe 2035 réseaux de franchise, 92 132 franchisés, pour un CA avoisinant les 90 milliards d’euros. En 2023, toujours selon, la FFF, les cinq premiers secteurs des réseaux de franchise sont ceux de l’équipement de la personne (338), du service aux personnes (277), de la restauration rapide (262), de l’alimentaire (211) et des commerces divers (174).

La franchise n’est pas seulement un modèle de collaboration qui unit deux entreprises, elle se présente aussi comme une autre façon d’entreprendre. L’objectif pour l’enseigne désireuse de se multiplier et donc devenir franchiseur est d’asseoir une notoriété acquise auprès d’une clientèle et du franchisé mais surtout se développer davantage pour gagner en croissance.

C’est ce qu’il y a de plus dur quand on lance une entreprise et qui prend le plus de temps : créer tout de A à Z. Avec une franchise, vous obtenez un concept « clé en main » qui est déjà éprouvé et qui fonctionne. Je l’ai souvent dis ici sur mon blog : « Un entrepreneur seul est un entrepreneur mort ! ». Dans le système de la franchise, votre franchiseur s’engage à vous aider, vous accompagner dans le développement de votre CA. Quand un entrepreneur est tout seul dans « son coin », il est très difficile de se faire connaître car la publicité coûte extrêmement cher.

  • La contre partie évidente est que vous devez versez un % de votre CA mensuel à votre franchiseur.
  • L’apport personnel exigé. C’est là où la barrière est la plus importante car avant de pouvoir ouvrir une franchise il faut mettre de l’argent personnel sur la table.

Finalement on le voit, la franchise apporte de nombreux atouts pour un entrepreneur qui veux se lancer et qui veux aller le plus vite possible. L’aspect franchise fait gagner un temps précieux et permet de vite gagner de l’argent. C’est donc un bon modèle (à mon sens) pour celui qui a de l’expérience dans le métier choisi et qui a de l’argent de côté pour pouvoir rentrer dans ce système. Enfin pour répondre au titre de l’article, oui, il est possible de s’enrichir avec une franchise.

Conclusion

La franchise est une méthode de collaboration entre une entreprise (le franchiseur) et un ou plusieurs franchisés. Le but affiché est évidemment un développement rapide géographique et économique d’un système de travail éprouvé. Entre 1995 et 2011, le nombre de franchiseurs à triplé (de 470 à 1570), le nombre de franchisés a augmenté de 250 % (25 750 à 62 000) pendant que le CA total a doublé (26 Milliards à 50 milliards).

Nous sommes tous pareil, lorsqu’il s’agit de dépenser de l’argent, nous ne voulons pas être déçu. Voilà par exemple pourquoi lorsque l’on se déplace géographiquement dans des endroits que l’on ne connaît pas nous cherchons plus volontiers le Mc Donald du coin plutôt que de risquer d’être déçu par la sandwicherie d’à côté.

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