Finance Verte : Définition, Enjeux et Outils

Depuis quelques temps, le terme de finance verte a fait une apparition progressive dans le vocabulaire du secteur financier et de manière plus large. « La « finance verte » est une notion qui définit les actions et opérations financières qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique » selon le ministère de l’économie. Ces actions et opérations financières ont donc pour objectif de concilier action écologique et rentabilité financière.

Le changement climatique et les adaptations qu’il implique sont un défi majeur pour l’économie. C’est pour faire face à ces enjeux que s’est développé le concept de finance verte. Celle-ci peut être définie comme l’ensemble des opérations financières soutenant le développement durable, notamment en favorisant la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. En particulier, les obligations vertes ou green bonds sont des titres de dette, émis par une entreprise privée ou une entité publique pour financer ses activités ou projets ayant un bénéfice environnemental. La finance verte inclut également les initiatives des autorités de régulation et de supervision du secteur financier qui contribuent à ces objectifs.

La finance durable se décline en 3 concepts : la finance verte, la finance solidaire et la finance responsable. Ils n’ont pas tous les mêmes objectifs et ont des impacts différents sur la société. La finance solidaire a pour but de soutenir la collectivité et les populations, en finançant des projets qui luttent contre l’exclusion et améliorent la cohésion sociale. Le concept de finance responsable intègre les critères ESG dans les processus d’investissement et de gestion et facilite l’accès aux Investissements dits Socialement Responsables (ISR). Dans le cadre de la finance responsable, l’épargne est investie dans des projets qui concilient performance financière et critères ESG. Enfin la finance verte regroupe les opérations qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Il s’agit donc de financer des projets qui contribuent à la transition écologique.

La finance durable consiste à prendre en compte les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement et de placement financier. Le but ? Soutenir des projets durables et responsables ayant un impact positif sur la collectivité et agir pour la transition écologique. Et si construire un monde durable commençait dans votre portefeuille ? La finance durable fait partie des nombreuses initiatives mises en place pour construire un monde plus durable, comme les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unis, établis en 2015.

La finance durable désigne l’ensemble des pratiques financières qui intègrent les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), aussi appelés critères extra-financiers, dans les décisions d’investissement. Les placements durables et responsables, premier pas dans la finance durable, suivent eux aussi les critères ESG et sont de plus en plus populaires.

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Au niveau national comme au niveau européen, la finance durable a besoin de cadres et de réglementations. Au niveau européen, il existe plusieurs cadres et directives pour aider les acteurs financiers à transitionner vers une finance durable. Lancée en 2018 et adoptée en 2020 par la Commission européenne, la taxonomie « désigne la classification des activités économiques ayant un impact favorable sur l’environnement », selon la définition du gouvernement. Il s’agit d’une directive européenne qui renforce les obligations de transparence concernant les enjeux ESG, et permet de mieux identifier les actifs relevant de la finance durable. Cette nouvelle directive européenne, votée en 2022 et entrée en vigueur le 1er Janvier 2024, a pour but d’harmoniser les reportings extra-financiers des entreprises.

Quand il s’agit d’argent, la prudence est de mise ! Le greenwashing, ou écoblanchiment, touche également le secteur de la finance, où des entreprises ou investisseurs utilisent l’argument écologique de manière abusive, montrent peu de preuve de leurs engagements ESG, voire mentent sur l’aspect durable d’un produit. Les directives nationales et européennes ont pour but de mettre en place un cadre de réglementation fiable afin d’empêcher le greenwashing.

Les Enjeux de la Finance Verte

Les accords de Paris de 2015 posent le cadre de l’urgence du changement climatique à laquelle tous les acteurs font face aujourd’hui. Pour répondre à celle-ci, fin 2018, à l’occasion du second One Planet Summit, à New York, Emmanuel Macron en appelait à l’émergence d’une finance durable et respectueuse de l’environnement. Il s’agit de financer la transition écologique énergétique et de sponsoriser des outils retardant le changement climatique. Face à l’urgence climatique, l’Europe dispose d’un rôle primordial visant à développer la finance durable.

Le premier enjeu de la finance verte et durable concerne le développement d’un environnement commun à tous les acteurs du secteur, de tous les pays. Le monde de la finance verte doit être soumis à un cadre juridique clair et unique, des critères précis avec des labels reconnus. Un autre enjeu majeur concerne l’arrêt du financement des projets très énergivores ou incompatibles avec la sauvegarde des écosystèmes et du climat. La lutte contre le greenwashing doit être une priorité. La Commission européenne parmi ses projets de finance durable a publié une proposition de directive dans ce sens. Le dernier enjeu concerne l’information des investisseurs. Tous ces enjeux doivent être pris en compte par les différents acteurs de la finance verte.

En favorisant des investissements à impact positif, les acteurs de la finance verte jouent un rôle essentiel dans la promotion d’une économie plus durable et résiliente.

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Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif final est le même pour les investisseurs : obtenir un retour sur investissement le plus important possible.

Outils et Mécanismes de la Finance Verte

Les acteurs de la finance verte ont à leur disposition une série d’outils parmi lesquels les obligations vertes, en pleine croissance. Autre outil essentiel, les fonds verts font partie des mécanismes les plus efficaces du secteur de la finance durable. Certains de ces fonds sont labellisés « Greenfin ». Ils financent des projets en faveur de la transition écologique. D’autres fonds détiennent le label ESG ou ISR en français. Leur champ d’intervention est plus large. Ils visent à réaliser des investissements socialement responsables. Cette liste de label n’est pas exhaustive. La labellisation des fonds au niveau de l’Union européenne s’est fortement développée ces dernières années.

Son pilier central réside dans l’émission d’obligations vertes, communément appelées "green bonds". Ces dernières servent de catalyseurs pour financer des projets et des activités contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, de soutien à la transition écologique, etc. Les obligations vertes fonctionnent comme des obligations classiques sur un marché financier. A ceci près que les obligations vertes sont émises pour financer des projets à impact environnemental, écologique. Pour s’assurer que les obligations que l’on achète sont bien « vertes », il existe différents labels qui viennent certifier cela. Il s’agit d’un marché en pleine expansion (malgré un léger ralentissement en 2020, avec 220 milliards de dollars émis en 2020 et 265 milliards en 2019. On comprend aisément qu’un marché en telle croissance attirent les investisseurs ! Cependant, le réel impact environnemental obligations vertes est questionnable : elles ne sont en effet pas contraignantes pour les émetteurs et les critères pour être labellisés sont variables voire flous. Mais les Green Bonds seront peut-être bientôt concurrencés par un nouveau type d’obligation : les « Sustainability-linked Bonds ». Ces obligations n’ont pas vocation à financer un projet précis et définis, mais à financer l’activité générale de l’émetteur.

Le marché du carbone est un instrument visant à lutter contre les émissions de CO2. Le plus gros marché mondial est le marché européen, créé en 2005. Il fonctionne selon un principe simple, celui du « droit à polluer ». Pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, le régulateur du marché (l’Union Européenne) fixe un niveau maximum d’émissions annuelles pour les 10 000 entreprises qui composent ce marché. Elle alloue ensuite à chaque acteur un ticket de « droit à polluer », de manière gratuite.

Pour prendre un exemple (fictif) : 3 entreprises ont reçu un ticket de « droit à polluer » sur le marché du carbone. Prenons une échelle fictive où chaque ticket est égal à un « droit à polluer » de 100 tonnes de C02. Si l’entreprise A rejette 80 tonnes de CO2, l’entreprise B 90 tonnes et l’entreprise C 130 tonnes de C01, la troisième entreprise pourra acheter aux deux premières l’autorisation de polluer les 30 tonnes supplémentaires. Il y a donc une forte incitation à réduire ses émissions carbones pour revendre ses quotas non-utilisés (et qui ont été obtenus gratuitement), ce qui a pour conséquence une réduction globale des émissions de gaz à effet de serre. Seulement, ce marché du carbone européen n’a pas été jusqu’ici très efficace en raison d’un trop grand nombre de quotas disponibles, ce qui ne représente pas une incitation suffisante aux entreprises. Ainsi, en 2007, le prix d’émission était descendu jusqu’à… 0€.

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De la même manière, il existe une fiscalité avantageuse pour les particuliers qui favorisent les énergies durables et l’efficacité énergétiques de leurs habitations. Existent ainsi le CITE, le Crédit d’Impôt pour la Transition Ecologique ou encore l’éco-prêt à taux zéro. Enfin, nous citerons la taxe carbone, qui existe en France depuis 2014. De son nom officiel, la Contribution Climat Energie, elle permet de taxer les tonnes de CO2 émises par les entreprises. Cependant, elle accorde un grand nombre d’exceptions à certains secteurs qui se trouvent exonérés de cette taxe. Le montant à payer pour chaque tonne émise n’a cessé d’augmenter depuis sa création. Elle est ainsi passée de 7€ hors TVA par tonne en 2014 à 44,6€ hors TVA en 2018 (ce qui a permis de récolter plus de 9 milliards d’euros cette année-là.

Jusqu’ici, on le voit au travers des différents outils présentés dans cet article, la finance verte n’est pas un outil décisif de régulation environnemental et écologique. En résumé, la finance verte est une somme d’outils créés avec un objectif louable mais qui manquaient toujours de quelque chose pour être réellement créateur d’impact. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit de mécanismes assez récents qui peuvent encore s’améliorer avec le temps. Le marché du carbone par exemple, avec une meilleure régulation, pourrait se révéler être un outil des plus efficaces.

La toute première obligation labellisée verte a été émise par la Banque européenne d’investissement en 2007. La Banque Mondiale s’est, ensuite, lancée sur le marché des obligations vertes - jusque-là ultra-marginal - en 2008. Néanmoins, les acteurs privés ont depuis investi ce marché au départ dominé par les acteurs institutionnels comme la Banque Mondiale. Le marché des obligations vertes est en croissance rapide. En 2014, elles représentaient 4,5 Md$. Un chiffre multiplié par 10 en un an (42 Md$ en 2015) et qui s’élevait à 575 Md$ en 2023. Le problème est que le caractère écologique de certains projets est discutable et pour le moment sans fondements juridiques.

Le label Greenfin, anciennement TEEC s’adresse aux fonds d’investissement et prime ceux qui s’orientent vers le financement de la transition énergétique et de l’économie verte. Trois organismes ont été désignés pour délivrer le label Greenfin Novethic, EY France et Afnor Certification, Selon Novethic, « ce label garantit que des fonds d’investissement divers (fonds en actions d’entreprise cotées ou en private equity, fonds en obligations vertes ou en infrastructures) sont engagés dans le financement de l’économie verte et de la transition écologique et énergétique.

Après les investisseurs institutionnels, les banques et les entreprises, les États commencent à se tourner vers le marché des obligations vertes. L’État français a l’ambition de jouer un rôle moteur sur ce marché des obligations vertes. Il s’est démarqué en particulier en janvier 2017 avec l’émission du plus gros emprunt vert souverain jusqu’ici, d’un montant de 7 milliards d’euros. Celui-ci a fait de la France le deuxième plus gros émetteur d’obligations vertes (en cumulé), derrière la Chine (dont la définition élastique de green bond lui a permis d’en émettre 36 milliards rien qu’en 2016). C’est l’organisme de certification Vigéo qui a supervisé l’émission que l’État a souhaité totalement transparente quant aux projets verts qu’elle doit financer. Le gouvernement espère également faire de Paris la place boursière de référence pour le marché des obligations vertes.

La finance durable : qu’est-ce que c’est ? | Banque de France

La finance solidaire : Il s’agit de financements, d’investissements ou d’épargne solidaire qui ne trouveraient pas de financement dans les circuits financiers classiques car insuffisamment rentables. La finance solidaire vise à faciliter le financement de projets destinés à lutter contre l'exclusion et à améliorer la cohésion sociale. Par exemple les projets portés sur la réinsertion, la lutte contre le chômage ou contre le mal logement.

La finance responsable : elle recouvre l’ensemble des initiatives et des réglementations visant à favoriser le financement de projets ou d’investissements dits socialement responsables (ISR). Un investissement peut se retrouver dans deux ou trois de ces pratiques en même temps. Mais comment être sûr que ces financements aideront des projets utiles ? Comment reconnaître les produits de finance durable ? À qui s’adresser ?

L’investissement socialement responsable (ISR) vise à concilier à la fois la performance financière et la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cela concerne le respect de l'environnement, la prise en considération des problématiques sociales (bien-être salarié, inclusion, transparence salaires des dirigeants…). Cela permet de financer des entreprises qui prennent en compte ces enjeux en se basant sur l’évaluation de leurs critères ESG (voir ci-dessous).

Les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) sont utilisés pour analyser et évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long-terme dans la stratégie des entreprises. Le critère environnemental prend en compte : les émissions de CO₂ et de gaz à effet de serre, le recyclage des déchets, la biodiversité ou encore la prévention des pollutions. Le critère social tient compte de la qualité du dialogue social au sein des entreprises, l’emploi des personnes handicapées ou encore la formation des salariés.

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est aussi appelée Responsabilité Sociétale des Entreprises. Elle correspond à la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable.

La mesure des impacts environnementaux et énergétiques des projets est au cœur des investissements verts. Pour les meilleures banques écologiques et compagnies d’assurances, il s’agit d’évaluer la contribution réelle de chaque initiative à la transition écologique. L’empreinte carbone est l’un des indicateurs phares. Elle évalue la quantité de gaz à effet de serre émise par un projet tout au long de son cycle de vie.

La taxonomie européenne désigne la classification des activités économiques ayant un impact favorable sur l’environnement. L’empreinte écologique ne se concentre pas seulement sur des variables climatiques, mais englobe une gamme plus large de facteurs. Elle tient compte notamment de la consommation de ressources naturelles, des risques pour la biodiversité et des externalités environnementales. Enfin, la « Net Environmental Contribution » (NEC) est une approche émergente des enjeux climatiques. Elle tente de synthétiser l’ensemble des impacts environnementaux d’un projet en une seule mesure, prenant en compte à la fois les aspects positifs et les risques.

Tableau: Les labels de la finance durable

Label Objectif Organisme responsable
ISR (Investissement Socialement Responsable) Intégrer les critères ESG dans les processus d'investissement Ministère de l'Économie (sous l'égide)
Greenfin Garantir que les fonds contribuent à la transition énergétique et écologique Ministère de la Transition écologique
Finansol Distinguer les produits d'épargne solidaire des autres produits d'épargne Finansol
Finance Durable : le guide complet pour comprendre

Source : Novethic

Comment s'Engager dans la Finance Verte ?

L’argent n’a pas de couleur, mais s’il pouvait être plus vert ? En 2023, une étude de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) rapportait que 75% des Français considéraient que l’impact des placements financiers sur l’environnement était un sujet important.

La finance durable est un concept qui regroupe des acteurs divers, des particuliers épargnants aux entreprises, en passant par les institutions, les fonds et les banques. Le système financier durable repose sur une variété d’acteurs qui investissent et agissent à des échelles différentes.

Les particuliers et épargnants contribuent notamment à la finance durable à travers leurs livrets d’épargne (livret A, LEP, LDDS, PEA), dont les financements sont alloués à l’économie sociale et solidaire ou à des projets de transition énergétique. Selon l’AMF, depuis août 2022, la réglementation oblige les conseillers financiers à prendre en compte la durabilité d’un investissement (c’est-à-dire ses conséquences dans le cadre des critères ESG) et à évaluer les préférences du client afin de lui recommander des placements adaptés à son profil.

Du côté des entreprises, le reporting extra-financier les oblige à communiquer sur l’impact social et environnemental de leurs activités, et sur leur mode de gouvernance, selon les critères ESG. Les banques ont également un devoir d’information et de transparence auprès des épargnants qu’elles conseillent. La directive européenne sur les Marchés d’Instruments Financiers 2 (MIF 2), appliquée depuis 2018, a pour but de renforcer la protection des investisseurs et d’accroître la transparence et le fonctionnement des marchés financiers. Les banques sont ainsi dans l’obligation de fournir des informations claires sur les produits financiers qu’elles proposent et d’évaluer si ceux-ci conviennent aux besoins des clients. Les banques ont un vrai rôle à jouer dans la construction d’un système financier durable, notamment en soutenant des projets éco-responsables ou en investissant dans les énergies renouvelables. Une étude Oxfam France de 2018 rapporte que 70% des financements énergétiques des banques soutiennent les énergies fossiles, et seulement 20% sont destinés aux énergies renouvelables.

Green bonds, épargne, crowdfunding… pas toujours évident de savoir où placer son argent ni sous quelle forme. Les pratiques financières éthiques attirent de plus en plus de Français : en 2023, 19% d'entre eux déclarent détenir au moins un placement responsable ou durable (AMF). l’épargne solidaire, sous forme d’assurance-vie ou de placement dans les banques. Pour bien choisir où placer son argent, il est possible de se tourner vers des outils de comparaison. L’ONG Reclaim Finance a ainsi créé le site Change-de-banque.org pour conseiller les particuliers. Pour les particuliers qui souhaitent donner du sens à leur épargne et s’engager dans la finance verte, les néo-banques proposent des solutions attractives et faciles d’accès. Les néo-assurances, entièrement dématérialisées, sur le même principe que les néo-banques, proposent également des services simplifiés, et des offres attractives.

On ne badine pas avec l’argent ! Pour investir en toute sécurité et protéger ses placements, il existe des labels et des certifications qui garantissent des investissements responsables et durables. Ces labels sont autant utiles pour les particuliers, qui peuvent investir sereinement et se repérer plus facilement, que pour les entreprises, encouragées à être plus transparentes et à se tourner vers des produits plus durables et plus attractifs.

  • L’ISR (Investissement Social Responsable) : premier label mis en place par Novethic en 2009 et placé sous l’égide du Ministère de l’Economie en 2016, il incite les entreprises à intégrer les critères ESG dans les processus d’investissement. C’est un label reconnu internationalement mais sa perméabilité à l'éco-blanchiment a souvent été pointée du doigt.
  • Greenfin : créé en 2015 par le Ministère de la Transition écologique, il garantit que les fonds contribuent à la transition énergétique et écologique.
  • Finansol : fondé en 1997, ce label a pour but de distinguer les produits d’épargne solidaire des autres produits d’épargne pour le grand public.

Parce qu’elle touche à un système délicat et complexe, la finance durable a besoin d’un cadre et de garanties pour les investisseurs. Les labels sont un bon moyen de naviguer au sein du secteur et de savoir, pour les particuliers comme pour les entreprises, où placer leur argent.

IPFS, la nouvelle plateforme de la finance durable : en octobre 2023, l’Union européenne a annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme dédiée à la finance durable à l’international, l’International Platform on Sustainable Finance (IPSF). Il s’agit d’un forum ayant pour but de coordonner les échanges et les efforts en matière de finance durable, avec un focus sur les investissements verts et le climat.

Investir de manière responsable a autant d'avantages pour le portefeuille que pour la planète - et pour votre propre conscience ! L’investissement responsable est un choix éthique, qui soutient le développement durable et les projets éco-responsables ou solidaires.

  • Impact positif : l’investissement durable permet de contribuer à la transition écologique, à l’amélioration des conditions sociales et à une meilleure gouvernance des entreprises.
  • Réduction des risques : la finance durable permet une meilleure gestion du capital et des investissements à long terme, grâce à des entreprises respectueuses des critères ESG, et mieux préparés face aux enjeux sociaux et environnementaux.
  • Performance financière : qu’il émane d’un particulier ou d’un investisseur aguerri, un placement financier a aussi pour but d’être rentable. Si la rentabilité n’est pas la première qui vient en tête des Français lorsqu’on évoque les investissements éco-responsables, ils offriraient néanmoins un rendement supérieur aux investissements traditionnels. Bien que leurs avis divergent quant aux facteurs de performance, de nombreux chercheurs ont mis en évidence un meilleur retour actif sur investissement, un “alpha”. Toutefois, la diversité des méthodologies de mesures et l'absence de normes communes pour l’analyse des critères ESG rendent la question de la rentabilité complexe et épineuse.

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