Statut juridique et structure de l'entreprise Lubrizol

L’entreprise Lubrizol est une multinationale du secteur de la chimie, inscrite dans plusieurs référentiels publics officiels en France. Elle est notamment référencée dans la base Sirene tenue par l’Insee depuis le 1er janvier 1960. L'immatriculation officielle au Registre National des Entreprises (RNE) a été établie le 17 octobre 2006, avec des mises à jour récentes confirmant sa situation administrative.

Inscription et données légales

L'extrait RNE constitue le justificatif d’immatriculation de Lubrizol, contenant les mêmes informations qu’un extrait KBIS/D1. Le siège social possède un numéro SIRET et un numéro SIREN, références essentielles pour son identification juridique et administrative. De plus, Lubrizol détient un numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification), indispensable pour les échanges avec les autorités douanières européennes.

La classification de l’activité principale est établie selon le code NAF/APE. En vue des évolutions réglementaires, ce code sera bientôt remplacé par le code NAF 2025, applicable à partir de janvier 2027. Cette nomenclature permettra de mieux décrire les activités industrielles de Lubrizol conformément aux standards communs.

Structure juridique et effectif salarié

L’entreprise Lubrizol, dotée d'une forme juridique qui lui confère sa personnalité morale et ses responsabilités, compte un effectif de 10 à 19 salariés en 2023. Cette donnée se base sur une analyse statistique combinant le nombre d'employés et la capacité de ses établissements à employer du personnel. La catégorie d'entreprise, calculée par l’Insee, intègre également l’appartenance éventuelle à un groupe plus large, ce qui est le cas pour Lubrizol.

Implantations industrielles et enjeux économiques

Lubrizol possède plusieurs sites industriels en France, dont ceux de Rouen-Petit-Quevilly et d'Oudalle, situés en Seine-Maritime. La société, qui réalise des bénéfices confortables en Europe (avec une marge bénéficiaire entre 6 % et 7 %), a annoncé en février 2025 la suppression de 169 emplois sur ces deux sites. Cette décision porte essentiellement sur le site de Petit-Quevilly où 147 postes sont menacés, particulièrement dans l’unité de production de dispersants.

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Cette unité de mélange à Petit-Quevilly est stratégique car elle est la seule du groupe capable de produire un large panel de références, mais son avenir est incertain. Des relevés techniques ont été réalisés en vue possible de dupliquer cette unité à l'étranger, notamment dans des pays comme le Brésil et l’Inde où Lubrizol a récemment implanté de nouvelles unités industrielles, bénéficiant de coûts sociaux et environnementaux plus faibles.

Aspects sociaux et environnementaux

Le site de Petit-Quevilly a été tristement marqué par un incendie catastrophique en 2019, laissant un impact durable sur la population locale. Malgré cela, la direction œuvre pour réduire la classification Seveso du site, un classement facteur de contraintes strictes en matière de sécurité. Cette démarche est controversée au regard de l'histoire industrielle du site et suscite des inquiétudes quant à la sécurité des salariés.

Le plan de suppression d’emplois a provoqué une forte mobilisation des salariés, avec des mouvements de grève à Rouen et au Havre, menés par des syndicats tels que la CFDT et la CGT. Le gouvernement régional a dû recourir à des réquisitions pour assurer la sécurité des sites pendant ces mouvements.

Réaction de l’État et procédures en cours

Le gouvernement, à travers la ministre déléguée chargée du commerce et des PME, a exprimé son regret face à ce projet de restructuration, qui intervient dans un contexte de surcapacité mondiale dans la production d’additifs pour carburants liée au déclin du marché automobile traditionnel. Un investissement de 5 millions d’euros est cependant prévu pour transférer une unité de production au Havre, témoignant d’un maintien fort de la présence industrielle de Lubrizol en Normandie.

Les services de l’État, notamment la Dreets de Normandie, surveillent le respect des procédures légales concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et le dialogue social avec les partenaires syndicaux. Par ailleurs, la Dreal Normandie veille scrupuleusement au respect des normes de sécurité industrielle et environnementale.

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Importance stratégique de la production nationale

Malgré les transformations industrielles et le déploiement international, l’utilisation de moteurs thermiques perdurera en Europe bien au-delà de 2035, notamment dans les secteurs de la défense. Il est donc crucial de préserver les capacités de production françaises d’huiles moteur pour garantir l’indépendance et la sécurité des approvisionnements. Cela soulève des interrogations sur les choix stratégiques de délocalisation ou d’externalisation de certaines unités de production.

Résumé des enjeux

  • Inscription juridique stable depuis 1960 avec immatriculation au RNE depuis 2006.
  • Effectif salarié modeste en France, mais intégration au sein d’un grand groupe international.
  • Préservation des sites industriels français face à des restructurations motivées par une stratégie de profits.
  • Défis sociaux importants avec mobilité du personnel, grèves et négociations sur le PSE.
  • Enjeux environnementaux et sécuritaires liés à la classification Seveso des usines et gestion des risques industriels.
  • Développement international contrastant avec la réduction d’activité sur certains sites français.

Lubrizol : « Chaque jour qui passe montre que c’est une catastrophe industrielle »

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