Marques de haute couture française: histoire et caractéristiques

Véritable exception française, l’activité de haute couture depuis les marchands de mode jusqu’aux couturiers au sens moderne du terme célèbre un savoir-faire traditionnel doublé d’un sens aigu de la mise en scène.

Témoins de notre Histoire, les modes vestimentaires accompagnent notre quotidien et les couturiers donne le “la” en matière de style.

L’activité de haute couture est née à Paris car ses métiers fondateurs, les six corps marchands que sont la draperie, l’épicerie, la mercerie, la pelleterie, la bonneterie et l’orfèvrerie s’organisent en corporations depuis le Moyen Age.

Depuis la fin du Moyen Age, la mode évolue peu car elle reste soumise au formalisme de l’étiquette de la Cour.

Certains marchands de modes parisiennes de renom en fournissant la Cour royale puis impériale laissent entrevoir le futur métier de créateur de mode.

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Au lendemain de la Révolution, les marchandes de modes sont durement touchées par la disparition de la noblesse. Elles vont finir par disparaître avec l’Empire.

C’est alors l’avènement des couturières qui travaillent « à façon » c’est-à-dire à la commande et sur-mesure.

Ces artisans forment l’élite des métiers qui confectionnent les toilettes féminines.

A l’ère industrielle, lorsque le chemin de fer et les bateaux à vapeur le permettent, il devient courant pour les dames de la haute société européenne de faire le voyage à Paris pour y acheter vêtements et accessoires.

Les tailleurs et les modistes français ont alors la réputation d’être les plus talentueux et leurs créations sont les plus recherchées.

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C’est alors que Charles-Frederick Worth, fin stratège commercial, communicant hors pair et homme de goût, pose les véritables bases de la haute couture.

Il crée des modèles inédits, selon son inspiration, mettant son sens artistique en avant, c’est avant tout un artiste.

Il lance ses propres collections, dont les modèles sont faits à l’avance et sont présentés dans des salons luxueux, en un seul exemplaire, sur de vrais mannequins.

Spécialisé dans les robes de bal, Worth est à l’origine du renouveau de la soierie lyonnaise et puise dans un registre très vaste de motifs de dentelle et de broderie.

Au lendemain de la Révolution, les marchandes de modes sont durement touchées par la disparition de la noblesse. Elles vont finir par disparaître avec l’Empire.

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La haute couture est le secteur professionnel dans lequel exercent les créateurs de vêtements de luxe.

Aujourd’hui, elle s’organise autour de « maisons de haute couture », des enseignes pour certaines assez anciennes, auxquelles de nombreux grands couturiers ont collaboré au fil des années.

En France, d'où elle est originaire, la « haute couture » est une appellation juridiquement protégée émanant d’un décret de 1945.

Les maisons de haute couture doivent répondre à un certain nombre de critères : travail réalisé à la main dans les ateliers de la maison, deux ateliers, nombre d’employés, l’unicité de pièces sur mesure, deux défilés dans le calendrier de la haute couture chaque année, nombre de passages par défilé, utilisation d’une certaine surface de tissu.

La prééminence française dans la mode date sans doute du XVIIe siècle, époque à laquelle les arts, l’architecture, la musique et la mode de la Cour de Louis XIV à Versailles sont admirés et imités par l’Europe entière.

Lorsque le chemin de fer et les bateaux à vapeur le permettent, il devient courant pour les dames de la haute société européenne de faire le voyage à Paris pour y acheter vêtements et accessoires.

Rose Bertin, marchande de modes, peut-être considérée comme l’une des premières grandes personnalités de la haute couture française.

En 1770, cette jeune créatrice de mode ouvre sa maison de couture à l’enseigne « Le Grand Mogol » dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris ; une audace rare dans un univers d'entrepreneurs essentiellement masculins.

Introduite auprès de la reine Marie-Antoinette, elle s’impose rapidement comme la faiseuse de mode de la Cour, gagnant en cela le titre flatteur et envié de « Ministre des Modes » auprès de la souveraine.

Prince des tailleurs et tailleurs des princes, Louis Hippolyte Leroy règne sur la mode française sous le Premier Empire.

Fournisseur attitré de Napoléon Ier et de son épouse Joséphine de Beauharnais, il dessine et coupe les costumes de l'Empereur et de l'Impératrice pour leur sacre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1804.

À la tête d'une prospère et luxueuse maison de couture située rue de Richelieu à Paris, il devient le premier couturier vedette de son époque, refusant de vendre aux provinciales ou aux dames ne se déplaçant pas en personne chez lui dans leur propre voiture.

Sous Napoléon III, Paris se transforme en « la ville lumière », et son prestige attire les talents de l'Europe entière.

Un jeune couturier d’origine anglaise, Charles Frederick Worth, s’installe dans la capitale française.

Après un premier apprentissage auprès de la maison Gagelin, il ouvre sa propre maison de couture rue de la Paix, à proximité de la renommée place Vendôme.

Innovant et original, il introduit de nouvelles pratiques commerciales : c’est la naissance du défilé de mode sur mannequin vivant et du concept de « collection ».

Le défilé sur mannequin vivant est une grande nouveauté qui transforme la présentation des modèles.

Worth crée en 1868 une Chambre syndicale de la confection et de la couture pour dames et fillettes, destinée à protéger ses membres contre les copies.

En 1911, l'organisation prend le nom de Chambre syndicale de la couture parisienne.

En 1914, les sœurs Callot, Paul Poiret, Jacques Worth, Jeanne Paquin et d’autres forment le Syndicat de défense de la grande couture française, afin de défendre les modèles contre les copies non autorisées.

Au milieu des années 1960, un groupe de jeunes stylistes apparus dans le sillage de Christian Dior créèrent leurs propres maisons parisiennes.

Les plus célèbres sont Yves Saint Laurent, Pierre Cardin, André Courrèges et Emanuel Ungaro.

Aujourd’hui, la haute couture n’est plus l’activité essentielle, en termes économiques, pour la dizaine de grandes maisons parisiennes qui la pratiquent encore.

D’abord parce qu’elle n’est pas rentable: les exigences de ce métier et le coût de production restreignent l’accès à une clientèle générale.

Cependant, la haute couture sert de vitrine pour diffuser l’image de marque et permet de commercialiser du prêt-à-porter et des accessoires, deux activités très rentables.

Chaque année, deux collections haute couture sont présentées lors des défilés inscrits dans le calendrier officiel de la Fédération française de la couture du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode.

La présentation des collections printemps/été se déroule durant le mois de janvier, et celle des collections automne/hiver au début du mois de juillet pour l’année suivante.

La Chambre syndicale de la haute couture est aujourd’hui l’une des trois composantes de la Fédération française de la Couture du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de mode, créée en 1973.

Elle compte une centaine de membres au total; on y trouve aussi la Chambre pour le Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de Mode et celle de la Mode masculine.

La Chambre Syndicale du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs est dirigée par Ralph Toledano.

À partir d'un croquis ou d'un moulage sur mannequin du couturier, les créations sont réalisées dans un atelier.

Les maisons de haute couture disposent traditionnellement de deux ateliers : un de « flou » et un de « tailleur ». Le « flou » est pour les matières fluides et les robes du soir; le « tailleur » pour les vêtements structurés comme manteaux, vestes, pantalons, jupes droites.

Schiaparelli, maison fondée en 1927, a cessé ses activités haute couture après le retrait de la créatrice en 1954, puis a relancé l’activité couture de 1977 à 1979.

La création de ce titre date de 1997 avec Hervé L. On Aura Tout Vu, maison d'accessoires et de couture, composée de Yassen Samouilov et Livia Stoianova, qui défile durant la semaine de la Haute Couture à Paris.

Le titre de « membre invité » leur est attribué à la suite d’un vote du comité de direction; ils n’ont pas l’appellation « haute couture », mais l’usage du terme « couture ».

Le Calendrier OFF est un calendrier parallèle à celui de la Fédération de la haute couture.

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