Le Rôle et les Responsabilités du Ministre du Commerce et de l'Artisanat en France
Le 9 février dernier, vous avez été nommée ministre déléguée en charge « des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation » alors que vous étiez précédemment chargée « des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme ». Olivia Grégoire, forte d'un parcours riche entre les secteurs public et privé, a été nommée ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.
Macroniste de la première heure, Olivia Grégoire et son entourage se félicitent de l’obtention de ce large périmètre ministériel. Née le 30 septembre 1978 à Paris, Olivia Grégoire est diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC). Elle a occupé le poste de chargée de mission auprès du Premier ministre de 2002 à 2005 pour devenir conseillère communication du ministre de la Santé et des Solidarités, de 2005 à 2007.
Après cela, on la retrouve dans le secteur privé au sein d’entreprises telles que le Groupe DDB (directrice de la communication et du développement durable), W&Cie, Saint-Gobain ou encore Avisa Partners. Elle sera également directrice éditoriale et communication d’Etalab - services du Premier ministre, de 2011 à 2014. Elle fonde ensuite un cabinet de conseil du nom d’Olicare qu’elle dirigera entre 2014 et 2017. Elle sera également été députée de Paris de 2017 à 2020, porte-parole La REM à l’Assemblée nationale, vice-présidente de la commission des finances, réélue le 19 juin 2022. En 2020, elle est nommée Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable jusqu’en 2022 puis Secrétaire d’État auprès de la Première ministre, Porte-parole du Gouvernement.
Actuellement ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme au sein d’un gouvernement dont la longévité est menacée, Olivia Grégoire devra naviguer à vue pour mener les chantiers qui l’attendent et laisser une empreinte positive. On lui souhaite bonne chance.
Un Portefeuille Large au Cœur de l'Économie de Proximité
Vous oubliez aussi les professions libérales, les indépendants et l’Économie sociale et solidaire qui ne figurent pas dans mon titre, mais dont j’ai la charge. J’ai un portefeuille large, au cœur de l’économie de proximité et qui permet de faire des ponts entre les sujets tout en garantissant une cohérence des politiques publiques que nous déployons. Mon engagement pour nos artisans et nos commerçants reste total.
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J’ai pu le prouver à maintes reprises depuis juillet 2022 et je l’ai encore montré il y a quelques jours lors du Conseil National du Commerce avec l’annonce de plusieurs mesures de simplification à destination de nos commerçants et artisans. Comme en amour, il y a les mots et les preuves. Je préfère les preuves.
Simplification Administrative : Un Enjeu Majeur
39% des chefs d’entreprise de proximité consacrent une demi-journée ou davantage par semaine aux formalités administratives au détriment de leur cœur de métier (enquête Xerfi réalisée pour l’U2P). Ce n’est pas une simple réforme. C’est un changement d’état d’esprit et nous voulons que ce soit celui de l’Etat. Nous, ce que nous voulons, c’est que les entreprises, notamment les plus petites d’entre elles, je pense à nos boulangers, à nos restaurateurs, nos bouchers, traiteurs mais aussi commerçants, se consacrent à leurs clients et à leur travail, et non à la paperasse. Ce qu’on veut en somme, c’est libérer du temps utile à nos entrepreneurs.
On ne dirige pas une entreprise pour se noyer dans l’administration. Ce qu’il faut, c’est arrêter de demander plusieurs fois aux entrepreneurs le même papier, c’est raccourcir les délais en privilégiant les régimes de déclaration aux demandes d’autorisations préalables.
Le Test PME : Une Pierre Angulaire
Dans le rapport parlementaire titré « Rendre des heures aux Français - 14 mesures pour simplifier la vie des entreprises », qui vous a été remis récemment, ne figure pas la possibilité de mettre en place un test TPE-PME (pourtant plébiscité par les fédérations et organisations patronales), qui impliquerait davantage les entreprises dans la création des futures lois. Oui, tout à fait. Comme je l’indiquais, la réforme ne sera complète et pertinente que si elle s’attaque au stock de norme mais aussi au flux. Le « Test PME » en est la pierre angulaire.
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Le but de ce Test sera double : évaluer le coût réel d’une nouvelle obligation pour les TPE et PME et s’assurer que la nouvelle norme est compréhensible pour elles. Si on se rend compte que le coût est démesuré ou que ce que nous voulons mettre en place est incompréhensible pour nos entrepreneurs, et bien nous retravaillerons notre proposition. C’est normal, toute entreprise avant de commercialiser son produit le teste en conditions réelles. Je pense utile et nécessaire que l’Etat s’en inspire pour des règles qui s’imposent à tous.
L'Apprentissage : Un Enjeu Stratégique
Lors d’une précédente interview, vous nous aviez indiqués : « Je préfère que l’on aide ceux qui en ont le plus besoin. Le passage du "quoi qu’il en coûte" à une politique plus ciblée s’applique aussi à l’apprentissage ». Emmanuel Macron vise toujours le million d’apprentis d’ici 2027. La Cour des Comptes a déjà pointé les failles du système actuel de financement de l’apprentissage : depuis 2020, il favoriserait plutôt les jeunes dans le supérieur au détriment des parcours infra-Bac (notamment les CAP) et donc des TPE artisanales (pérennisation des savoir-faire, des entreprises après le départ en retraite de leur dirigeant…).
Fin décembre 2023, on comptait 1.020.000 personnes en contrat d'apprentissage, soit un effectif en hausse de 4,8% par rapport à fin décembre 2022. Pourtant, il est vrai que la dynamique des nouveaux contrats d’apprentissage a connu un ralentissement en 2023 après de fortes hausses les années précédentes, avec un peu moins de 860.000 contrats qui ont débuté l’année dernière. Cela demeure une progression de 2%, donc la dynamique se poursuit. L’année 2023 a été marquée par une sorte d’effet de plateau, et cela a touché les niveaux de formation des niveaux bac et infra-bac.
Pour autant, l’objectif de 1 million d’apprentis par an en 2027 reste accessible. Pour cela, nous restons mobilisés sur l’attractivité des métiers, pour donner envie à plus de jeunes de s’y engager. Sans être exhaustive, j’étais en février dernier à la cérémonie des lauréats du concours "Un des Meilleurs apprentis de France", qui met chaque année en lumière les apprentis les plus talentueux.
Le 18 mars prochain, je lancerai la semaine des métiers du tourisme qui sera l’occasion de faire connaitre les formations et métiers de l’hôtellerie, de la restauration au jeune public et peut-être de faire naitre des vocations.
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Les Chambres de Métiers et de l'Artisanat (CMA) : Un Soutien Essentiel
Baisse des coûts-contrats, baisse régulière de la TFCMA, perte de certaines de leurs prérogatives (centre de formalités, stage de préparation à l’installation…) entravent le bon fonctionnement des CMA (licenciement des agents, fermetures de certaines sections de CFA, voire de CFA entiers) et leur capacité à accompagner les artisans. Lors du vote du PLF 2024, une trajectoire de baisse du plafond de la TFCMA a été actée à raison de moins 13,25 millions d'euros chaque année jusqu’en 2027, pour parvenir à un plafond de 143 millions d'euros en 2027.
Je précise que cette baisse du plafond ne s’inscrit pas seulement dans une logique de performance pour le réseau, car j’ai proposé qu’elle soit couplée à une baisse de la fiscalité pour les artisans, ce que le réseau des CMA a accepté lors de l’AG du 5 décembre dernier. Concrètement, c’est une baisse de taxe 31 euros en moyenne par rapport à 2023 pour chaque artisan redevable de la TFCMA. Il ne vous aura pas échappé que plus globalement, l’ensemble des administrations de l’Etat vont être également soumises à des réductions budgétaires afin de mieux contrôler nos dépenses.
Les travaux sont en cours pour diversifier les ressources des CMA et réorganiser ou prioriser leurs missions.
Aide aux Artisans Face à la Crise Énergétique
Alors que les factures d’énergie promettent d’être salées cette année, quels dispositifs sécurisants Bercy compte-t-il déployer en faveur des artisans (outre le bouclier tarifaire) ? Nous n’avons jamais cessé de discuter avec les organisations professionnelles et patronales sur le sujet et nous restons à l’écoute des problématiques de chacun. En 2024, nous avons adapté nos dispositifs pour qu’ils soient les plus proportionnés possible à la situation que connaissent nos entreprises. Ainsi le plafond de prix de 280 euros par MWh a été prolongé en 2024 pour les TPE et nous maintenons également l’amortisseur d’électricité.
Ces mesures sont importantes et s’accompagnent de moyens humains à travers les Conseillers Départementaux aux Entreprises en Difficulté qui vous accompagnent pour obtenir le dispositif le plus adapté à votre situation. A partir de 2025, par ailleurs, toutes les TPE auront accès aux tarifs réglementés de vente, qui étaient jusqu’à présent limités à celles utilisant une faible puissance électrique.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques : Une Vitrine pour les Entreprises Artisanales
Les Jeux Olympiques et Paralympiques permettront une mise en lumière incroyable et inédite de toutes nos entreprises et notamment de nos entreprises artisanales. Ce sont elles qui sont mises à l’honneur dans la reconstruction de Notre Dame, alors même que la charpente de la nef a été finalisée il y a quelques jours. Ce sont aussi elles qui ont été mises à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du village olympique en Seine-Saint-Denis puisque 35% des entreprises qui ont contribué à ce chantier sont des TPE PME.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de maximisation des retombées économiques des Jeux Olympiques et Paralympiques et s’articule autour de deux opérations : l’organisation de marchés de producteurs, artisans, industriels et restaurateurs locaux (« Viens visiter mon marché ! ») et une grande opération portes ouvertes au sein des entreprises (« Viens visiter mon atelier ! »). Tous les évènements seront recensés sur une plateforme mais celle-ci ne peut exister et être riche en contenu sans les entreprises elles-mêmes.
Joël Fourny, président de CMA France, est conscient du contexte préoccupant dans lequel se trouve notre pays. Je renouvelle toutes mes félicitations et vœux de succès au Premier ministre ainsi qu’à son gouvernement. Le réseau des CMA et les 2,4 millions d’entreprises artisanales qu’il représente (12% du PIB national), sont prêts à participer à la relance économique de la France comme au redressement économique des territoires.
Pour cela, et dans le contexte exigeant auquel l’artisanat est confronté, nous serons particulièrement vigilants sur l’impact des décisions à venir pour notre secteur. Ces mesures devront s’attacher à rassurer tous ceux qui participent activement à l’économie du réel, celle de la proximité et du quotidien.
En tant que premier réseau d’accompagnement des entreprises artisanales, le président de CMA France attend de rencontrer dans les meilleurs délais Antoine ARMAND, ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, Astrid PANOSYAN-BOUVET, ministre du travail et de l’emploi et Françoise GATEL, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, pour leur exprimer les attentes et les besoins des artisans mais également leur rappeler les missions des CMA dans l’accompagnement et la formation des artisans.
Les Priorités de CMA France
- Garantir des politiques publiques qui s’ancrent dans la durée.
- Tester les futures normes et réglementations sur les TPE avant leur adoption. La stabilité des lois et des règlements est essentielle pour restaurer la confiance des artisans et favoriser leur pleine contribution à l’économie locale.
- CMA France appelle le gouvernement à mettre en œuvre un « Test TPE » qui s’assurerait avant l’adoption de toute nouvelle réglementation qu’elle peut concrètement s’appliquer dans une TPE sans faire peser sur le chef d’entreprise des contraintes incompatibles avec l’activité économique.
- Soutenir et pérenniser la dynamique de l’apprentissage.
- L’apprentissage est le socle sur lequel repose l’avenir des métiers de l’artisanat en France. Une réforme du financement de l’apprentissage nécessite d’instaurer un pilotage par des objectifs stratégiques tels que la qualité de la formation proposée ou encore sa valeur ajoutée en matière d’employabilité.
Grâce à son ancrage territorial et sa connaissance fine des réalités du terrain, le réseau des CMA se tient prêt à travailler avec le gouvernement pour faire face aux défis. « L'artisanat est et doit rester un pilier de notre économie. Il est au cœur de tous les territoires et participe activement à la qualité de vie de tous nos concitoyens. Artisan de la nouvelle économie, CMA France appelle le gouvernement à s’appuyer encore davantage sur le réseau consulaire des CMA. Nous avons deux maîtres mots : accompagner et former. Les artisans attendent stabilité et visibilité.
La Mutualisation des Ressources : Une Solution Durable
Dans un contexte économique et environnemental où la pression pour adopter des pratiques durables s’accentue, la mutualisation des ressources se présente comme une solution pragmatique. Selon un rapport de l’Institut de l’Économie Circulaire publié en 2022, 75 % des entreprises ayant recours à la mutualisation des ressources ont observé une réduction de leurs coûts opérationnels comprise entre 10 % et 30 %.
La mutualisation des ressources consiste à partager des infrastructures, des outils, des équipements ou des services entre plusieurs entreprises, afin d’optimiser l’efficacité et de réduire les coûts. Cette approche collaborative permet à des entreprises de taille modeste d’accéder à des technologies ou des infrastructures qu’elles n’auraient pas pu s’offrir seules, tout en maximisant l’utilisation des ressources disponibles. À titre d’exemple, dans les pays nordiques comme la Suède, 60 % des PME utilisent la mutualisation, notamment dans le secteur de l’énergie renouvelable.
Avec la montée des préoccupations liées au changement climatique et aux objectifs de développement durable, les entreprises sont de plus en plus incitées à adopter des pratiques écologiques. Cependant, pour de nombreuses PME, les coûts initiaux d’intégration de solutions durables, comme les énergies renouvelables, peuvent constituer un frein. Dans ce contexte, la mutualisation des ressources devient une solution attrayante. En Allemagne, une étude de l’Agence Fédérale pour l’Énergie a révélé qu’en 2021, 45 % des entreprises industrielles partageaient des infrastructures énergétiques telles que des panneaux solaires ou des éoliennes.
Le premier avantage de la mutualisation des ressources réside dans la réduction des coûts. En mutualisant des infrastructures coûteuses telles que des panneaux solaires, des serveurs informatiques ou des systèmes logistiques, les PME peuvent réduire considérablement leurs dépenses en capital et en maintenance. Selon une étude d’Enercoop, la mutualisation énergétique entre PME permet une réduction moyenne des factures d’électricité de 15 à 20 %.
Certaines technologies ou infrastructures, comme des machines-outils spécialisées ou des systèmes de gestion avancés, restent inaccessibles pour une PME seule en raison de leur coût élevé ou de leur complexité. La mutualisation permet d’accéder à ces ressources en partageant leur utilisation entre plusieurs entreprises. Par exemple, des PME du secteur industriel peuvent partager l’accès à des fablabs (laboratoires de fabrication mutualisés) pour utiliser des imprimantes 3D ou des machines de prototypage.
La mutualisation aide également les PME à renforcer leur résilience face aux fluctuations économiques ou aux contraintes environnementales. En partageant des ressources, les entreprises répartissent aussi les risques. Dans le cas d’une crise économique ou d’une augmentation rapide des coûts des matières premières, la mutualisation permet de maintenir l’accès aux ressources nécessaires sans devoir supporter seul l’intégralité des coûts.
Les coopératives d’énergie renouvelable sont un excellent exemple de mutualisation réussie. En France, des PME se regroupent pour partager des infrastructures de production d’énergie, telles que des fermes solaires ou des parcs éoliens. Les fablabs, ou laboratoires de fabrication partagés, permettent aux PME de mutualiser l’accès à des équipements coûteux, tels que des imprimantes 3D, des fraiseuses numériques ou des machines-outils de pointe. Plutôt que d’acheter ces équipements individuellement, les entreprises les utilisent à la demande, ce qui réduit considérablement les coûts tout en permettant l’innovation rapide et efficace.
Bien que la mutualisation des ressources offre de nombreux avantages, elle pose également des défis. La coordination entre les entreprises est l’un des principaux obstacles. La gestion des calendriers d’utilisation, des priorités et des responsabilités en matière d’entretien peut s’avérer complexe. De plus, l’encadrement légal et organisationnel de la mutualisation peut poser problème. Des contrats spécifiques doivent être signés pour encadrer le partage des ressources et les responsabilités associées.
La mutualisation des ressources a également un impact environnemental considérable. En optimisant l’utilisation d’infrastructures partagées, les entreprises réduisent non seulement leurs coûts, mais également leur empreinte carbone. Un rapport de Bpifrance indique que certaines zones industrielles françaises ont mutualisé leurs systèmes de chauffage, en utilisant des sources d’énergie renouvelable ou des systèmes de récupération de chaleur.
La mutualisation des ressources est une stratégie clé pour les PME face aux défis de durabilité et de gestion des coûts. En partageant infrastructures et technologies, elles réduisent leurs dépenses, accèdent à des ressources inaccessibles et renforcent leur résilience. Malgré quelques défis organisationnels et juridiques, les avantages économiques et environnementaux en font une solution incontournable pour rester compétitives tout en respectant leurs engagements durables.
Gestion de Crise : Protéger l'Image des PME
Dans le monde actuel, personne n’est à l’abri d’une crise médiatique. Qu’il s’agisse d’une erreur interne, d’un produit défectueux ou d’une controverse publique, la manière dont une entreprise répond à une crise peut faire la différence entre une catastrophe gérée et un désastre irréversible. Pour les PME et les ETI qui ne disposent pas toujours des mêmes ressources que les grandes entreprises, il est crucial d’adopter des stratégies efficaces de communication de crise.
Mais comment se préparer à l’inattendu et gérer l’incontrôlable ? Tout commence par l’élaboration d’un plan de crise détaillé. Il doit inclure l’identification des risques potentiels auxquels l’entreprise pourrait être confrontée. Ils doivent être prêts à intervenir à tout moment. C’est pour cette raison qu’un 2 ème représentant de chaque service doit être nommé suppléant en cas d’absence.
Une PME ou une ETI sans plan de crise improvisera, entraînant des réponses désorganisées et inefficaces. La première étape consiste à convoquer immédiatement l’équipe pour évaluer la situation et définir une stratégie d’action. Surveiller en temps réel les mentions et les conversations permet de contrôler la narrative. Répondre rapidement aux questions et préoccupations, modérer les interactions sur les réseaux aide à apaiser les tensions et à montrer que l’entreprise est à l’écoute de ses clients et partenaires.
Une PME qui néglige les conversations et plaintes sur les réseaux sociaux laisse les rumeurs et la désinformation se propager. Prenons l’exemple d’une entreprise de logiciels, confrontée à une panne majeure, qui ne fournit que des informations vagues et incohérentes à ses clients. Dans ce cadre, un communiqué de presse reprenant les mêmes informations que celles données aux parties prenantes est crucial. A savoir qu’une crise influence directement et durablement le chiffre d’affaires, les ventes et la marge.
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