Impacts et enjeux de la mondialisation pour un TPE de première

Par cette activité, il s’agit d’aborder les conséquences de la mondialisation des échanges selon l’angle de la critique, et ce, en vue d’éclairer des enjeux sociétaux liés à l’insertion socioprofessionnelle et la citoyenneté active. Dans ce sens, l’élève sera amené dans cette situation d’apprentissage à analyser des témoignages et points de vue différents concernant les effets de la mondialisation.

Garder son calme ou craindre la mondialisation ?

La mondialisation, qui est en vérité accélération de l’histoire, raccourcissement des distances, affaiblissement des frontières, a sorti de la misère un milliard d’êtres humains en une seule génération. La libéralisation de la finance a permis la circulation des capitaux et facilité le commerce international. L’innovation financière a permis une immense création de richesse et démocratisé les services financiers autrefois réservés aux plus aisés. Les technologies de l’information et l’Internet participatif ont apporté la démocratie au monde entier, à tel point que le nombre de dictatures décroît chaque année. La mondialisation est une réalité économique aux conséquences sociales, souvent néfastes, considérables. Alors que la mondialisation a engendré de nouveaux riches et une plus grande classe moyenne à l’échelle mondiale, le pouvoir d’achat de l’immense majorité des travailleurs n’a pas augmenté. La plupart des pays du Sud ne progressent pas, au contraire : l’écart entre la tête et la queue du peloton économique ne cesse de se creuser, notamment suite à la crise qui sévit depuis 2008.

Les activités économiques se déplacent de plus en plus rapidement à travers le monde à la recherche de lieux de production moins chers. C’est la délocalisation. Elle frappe des millions de travailleurs, des pays riches comme des pays pauvres. Un autre phénomène de la mondialisation est l’outsourcing ou l’externalisation. Des entreprises occidentales sous-traitent à grande échelle des missions et des emplois, notamment dans le secteur IT, à des pays asiatiques, particulièrement en Inde et en Chine. C’est également le cas de certaines grandes entreprises belges telles que Bekaert, Colruyt, Belgacom et Axa. Elles affirment que, même en temps de crise, il est difficile de trouver suffisamment d’informaticiens qualifiés. Extrait de FGTB, Au-delà des frontières. La mondialisation devait s’accompagner d’opportunités pour l’ensemble de la planète. Cependant, elle a surtout contribué à la en transformer en un vaste marché, laissant sur le côté une large partie de l’humanité, incapable d’en saisir ces opportunités, au profit d’une minorité.

L’État capitule face au poids des grands acteurs privés, pour qui les travailleurs sont souvent des outils interchangeables au gré des exigences des actionnaires. Afin de redonner de la dignité aux travailleurs et travailleuses du Nord et du Sud, il est temps que le politique réaffirme sa suprématie sur l’économique et pose des règles porteuses d’un bien commun à l’échelle mondiale. Les travailleurs du monde entier, comme on l’a vu, sont directement mis en concurrence sur l’autel de la compétitivité, pour les inciter à être plus attractifs que leurs voisins. On assiste à un dumping social, salarial et fiscal généralisé. Une véritable course vers le fond, dont la marque Mattel est un bon exemple. La production de la célèbre Barbie a été délocalisée successivement au Japon, à Taiwan, puis à Hong-Kong, aux Philippines, et enfin en Chine. Adidas a annoncé cet été 2008 qu’il délocalisait ses activités de Chine vers d’autres pays car la main d’œuvre en Chine devient trop chère.

Cette mise en concurrence alimente une idée fausse dans l’opinion publique : le travailleur du Sud serait le concurrent de celui du Nord et la cause de ses problèmes d’emploi et de revenus. Natasa Jevtovic est titulaire d’un Master 2 en économie politique de l’Institut d’études européennes, à Saint-Denis (Paris). Elle travaille dans la finance et est également correspondante pour le quotidien serbe « Politika ». Libéraux. org est une association à but non lucratif, de droit français, créée en 2002. Alternatives économiques : cette revue est un magazine mensuel français traitant de questions économiques et sociales. Ses auteurs sont des universitaires qui se montrent critiques vis-à-vis du néolibéralisme. Le journal revendique explicitement une ligne éditoriale « de gauche ». Piet : à l’époque de la caricature, Piet était étudiant en journalisme. Oxfam Magasins du monde est une fédération d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) luttant contre la pauvreté et l’injustice dans le monde. En Belgique, Oxfam-Solidarité s’investit dans des projets de coopération au développement et d’aide d’urgence. Oxfam-Magasins du Monde et Oxfam-Wereldwinkels défendent et pratiquent le commerce équitable en proposant un large assortiment de produits.

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Conséquences par type, avec des exemples

En t’appuyant sur le concept de développement, on peut énoncer les différents types de conséquences de la mondialisation et expliciter pour chaque type un exemple vu en classe. Les effets économiques incluent la délocalisation et la concurrence accrue, mais aussi l’ouverture de marchés et l’augmentation de la mobilité des technologies. Les effets sociaux incluent l’amélioration de l’accès à certains biens et services, mais aussi les inégalités croissantes et les conditions de travail difficiles dans certaines usines à l’étranger. Les effets environnementaux englobent la rationalisation des ressources et les pressions sur les écosystèmes, ainsi que les coûts de transport et de production à l’échelle planétaire. Les effets politiques concernent la montée de l’influence des institutions internationales et les tensions entre États du Nord et du Sud sur les règles du commerce et de la finance. Par exemple, la délocalisation de la production de grandes entreprises et les conditions de travail chez Foxconn sont des exemples souvent cités dans les discussions sur les conséquences sociales et professionnelles de la mondialisation.

Dans le cadre de la citoyenneté active, les mouvements altermondialistes proposent des alternatives comme le commerce équitable et des initiatives citoyennes. Des organisations telles qu ATTAC en France et Amnesty International, WWF, Greenpeace illustrent ces perspectives. Les forums sociaux mondiaux permettent la rencontre et le débat autour de ces alternatives. Le commerce équitable vise à aider les petits producteurs des PED en achetant leurs productions à des prix fixes et rémunérateurs, et les consommateurs des pays développés acceptent d’acheter à un prix légèrement supérieur pour garantir le revenu des producteurs.

Des murs et des barrières se multiplient face à la mondialisation - « barrierisation » - pour des raisons de sécurité et de contrôle migratoire, comme le montrent les exemples de l’espace Schengen et des barrières à Ceuta ou à la frontière turque/hongroise. Ces murs ambiguës entravent la liberté de circulation et illustrent les tensions entre les pays riches et les pays pauvres. Pour autant, les alternatives comme le protectionnisme ou l’ouverture contrôlée existent et se développent parallèlement, révélant une mondialisation à la fois intégrée et contestée.

Le cadre théorique montre l’évolution des grandes puissances et des doctrines économiques. Le néolibéralisme triomphe à partir des années 1970 avec les politiques de Thatcher et de Reagan, accompagnant une privatisation massive et une réduction du rôle de l’État-providence. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) succède au GATT et vise à libéraliser le commerce mondial. Du côté des mouvements, l’altermondialisme cherche une mondialisation régulée, plus équitable et centrée sur le développement durable, avec une approche éthique et sociale plus prononcée.

La mondialisation a des conséquences économiques et sociales pour tous les pays impliqués. Elle peut faciliter les échanges et l’innovation, tout en accentuant les inégalités et les dépendances économiques. Des indicateurs économiques comme le PIB, le chômage et la pauvreté permettent d’évaluer ces dynamiques, et des politiques publiques peuvent atténuer les effets négatifs. Le monde est en mutation et les pays émergents gagnent en poids, comme le reflète l’essor de la Chine et l’émergence du groupe BRICS. Dans ce contexte, comprendre les effets de la mondialisation est essentiel pour analyser les enjeux sociétaux et préparer une insertion socioprofessionnelle réfléchie.

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Tableau des principaux effets et défis

EffetsDéfis
Augmentation des échanges commerciauxDépendance économique
Diffusion rapide des technologiesInégalités de richesse
Concurrence accrue entre les entreprisesDélocalisations
Impact environnementalGestion durable et régulation

Pour conclure, la mondialisation est un phénomène complexe qui offre opportunités et défis, et qui nécessite une analyse critique et une éducation civique active pour préparer les élèves à agir dans une économie mondialisée. Les cours d’économie et les activités de TPE permettent d’appréhender ces dynamiques à travers des exemples concrets et des débats argumentés.

Mondialisation et altermondialisation

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