Redressement judiciaire et condamnations liées à l’affaire « Top coiffeur 72 » à La Flèche: aperçu détaillé
Il écope de trois ans de prison dont deux avec sursis et un an sous bracelet électronique. Son épouse est relaxée. Son associé est considéré en fuite. L'ancien gérant du salon de coiffure de La Flèche "top coiffeur 72" est désormais interdit d'exercer. Il est condamné pour emploi d'étranger en situation irrégulière, aide à l'entrée ou au séjour de personnes sans papiers, travail dissimulé et blanchiment. C'est le verdict rendu ce lundi 2 septembre par le tribunal du Mans pour des faits allant du 1ᵉʳ juillet 2021 au 14 mai 2024. Un jugement rendu pour la gestion de trois salons au total, dont deux situés dans le Maine-et-Loire. Sa femme est relaxée pour des faits de blanchiments aggravés.
La porte verte de "Top coiffeur 72" va rester close encore quelque temps. Loin de l'époque, où le salon était ouvert six jours sur sept, de neuf heures à 19h30. Les employés trabajvaient environ soixante heures par semaine, pour une paye d'environ 1400 euros. "Il fut un temps où c'était admis dans le droit du travail, c'était il y a quelques décennies", a tancé la procureure.
Un bénéfice de 258.000 euros. L'argent est liquide pour ne pas laisser de traces. Les employés ne signent, dans 90% des cas, pas de contrats. Ce sont des travailleurs étrangers venus majoritairement d'Algérie qui n'ont pas les papiers pour travailler en France. Dans ces conditions, la mécanique enclenchée, les gérants ne payent pas de cotisations sociales. Pour le seul salon de La Flèche, les bénéfices sont estimés à 258.000 euros, le préjudice social est évalué à 85.000 euros. C'est "bien peu d'argent" qui a été empoché, minimise la défense. L'homme doit pour le moment verser 3.800 euros à l'UNEC, l'Union Nationale des Entreprises de Coiffure. Pour l'Urssaf, le tribunal rendra son jugement le 25 mars 2025.
Avant que la justice ne s'en mêle, l'argent des salons a fini durant des années dans les poches des deux patrons. Le couple bénéficie d'un train de vie décrit comme assez élevé en comparaison des prestations sociales, à hauteur de 2.100 euros par mois, touché pour subvenir au besoin de ses deux enfants handicapés. La défense assure de son côté que les dépenses sont "alimentaires" dans des magasins comme "Zara, Lidl ou Carrefour." Il possède pourtant un appartement en Algérie et même un jet-ski.
Un certain faste loin du train de vie des employés. Les appartements dans lesquels résidaient les coiffeurs sont décrits comme insalubre. Ils étaient souvent plusieurs à s'entasser dans ces pièces de vie. Parfois, certains vivaient directement dans le salon et dormaient sur un simple matelas. Le deuxième patron des salons de coiffure n'était pas devant le tribunal. Il est en Algérie et il est considéré comme en fuite.
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Un peu plus loin dans l’actualité locale, d’autres informations évoquent des événements économiques. Mardi 24 décembre, un habitant de La Flèche a remporté 40.000 euros au bar-tabac "La Civette", en achetant un jeu à gratter "Black Jack". Le 27/12/2024 à 18h05 Pour sa 20e édition du Salon de l'agriculture, l'éleveur sarthois Pierre Cherré pourra compter sur l'aide de son petit-fils. Il compte bien faire la route de Notre-Dame-du-Pé à Paris, pour présenter à la France entière sa vache rouge de pré, du 22 février au 2 mars 2025. Le 21/02/2025 à 10h13
Le zoo de La Flèche (Sarthe) compte deux pensionnaires de plus depuis le 12 septembre : Siora et Tiksi, deux louves arctiques. Le 08/10/2024 à 11h04
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Autour de chez vous
« L’enseigne Top coiffeur 72 est fermée ce vendredi 17 mai 2024 à La Flèche (Sarthe) après une intervention des gendarmes ce mardi 14. Le coiffeur Top coiffeur 72 a fait l’objet d’une intervention de gendarmerie ce mardi 14 mai 2024 pour travail dissimulé tout comme d’autres établissements à Segré et Baugé. »
Les passants se montrent consternés dans la petite rue tranquille du Marché au blé, dans le centre-ville de La Flèche. Le salon de coiffure Top coiffeur 72 a fermé. Comme l’ont révélé nos confrères d’Ouest-France, un réseau de travail illégal a été démantelé ce jour-là dans trois établissements à Segré, Baugé (Maine-et-Loire) et La Flèche (Sarthe). Un des deux gérants a été interpellé à Paris avec son épouse et sept salariés ont été entendus par les enquêteurs. Les responsables n’avaient pas déclaré certains des salariés, non titulaires d’un titre de séjour. Beaucoup vont être déçus réagit une commerçante. Une trentenaire passe devant la vitrine. La plupart des personnes interrogées se montrent consternées. Certains ne sont qu’à moitié surpris.
Un riverain déclare : 12 € la coupe, cela me semblait bizarre quand le tarif moyen est d’environ 20 € dans les autres salons. Selon d’anciens clients, les coiffeurs demandaient à être payés en liquide. Mais l’un de ces habitués refuse d’y voir une preuve. Il ajoute : On entendait des rumeurs, mais comment se fier à des suspicions ?
Un nouvel employé était arrivé depuis quelques mois, mais je n’ai remarqué aucun va-et-vient suspect. Une vingtaine de salariés (sur 41) de Garnifruits de La Flèche, ainsi que le directeur du site et les délégués du personnel, étaient au tribunal de commerce du Mans, mardi matin. Une partie des salariés de Garnifruits au tribunal de commerce au Mans, mardi matin. C'est fini pour eux. Ils vont être licenciés. Une partie des salariés de Garnifruits au tribunal de commerce au Mans, mardi matin. C'est fini pour eux. Ils vont être licenciés.
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Ils ont arrêté les chaînes de production, lundi soir. Et ce mardi, le juge du tribunal de commerce au Mans a annoncé l’arrêt définitif des activités de Garnifruits à La Flèche. Liquidée en juin, elle avait deux mois pour retrouver un repreneur. Les 41 salariés ont le moral en berne et vont être licenciés. Des espoirs douchés lors de cette audience. Pas de repreneurs fiables n’a été retenu pour continuer à faire vivre ce site et le savoir-faire des salariés.
- Affaire judiciaire: redressement judiciaire, condamnations et fermeture partielle des activités
- Salons impliqués: La Flèche (Sarthe), Segré et Baugé (Maine-et-Loire)
- Conséquences sociales: licenciements et préjudice social évalué
- Éléments de preuve: travail dissimulé, emploi d'étrangers sans titre, blanchiment
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