Santé économique du secteur de la recherche et des petites entreprises
Créer son entreprise, c’est avant tout une aventure portée par la passion, les choix stratégiques et les défis du quotidien. Quoi qu’en disent les médias et malgré les nombreuses représentations sociales qui renvoient l’image d’entrepreneurs ou d’entrepreneuses au top, créer son emploi et devenir son propre patron ou sa propre patronne, ce n’est pas une mince affaire !
État général et perspectives économiques
La dernière enquête semestrielle de Bpifrance Le Lab, auprès de plus de 4 700 dirigeants de TPE-PME, s’intitule « Stabilisation ». « On n’en est pas au franc rebond, mais plusieurs indicateurs amorcent peut-être la fin des baisses inquiétantes », avance Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance. Les perspectives d’activité pour la fin d’année gagnent 15 points à +22 chez les PME de plus de 100 salariés, qui anticipent une hausse de 2,7 % de leur chiffre d’affaires en 2025. « Or, souligne Philippe Mutricy, ces grandes PME ressentent souvent les améliorations avant les autres, c’est peut-être un message positif ». Les entreprises exportatrices et innovantes affichent aussi des perspectives plus favorables : les opinions des dirigeants de ces entreprises sont devenues positives quant à une reprise de l’activité fin 2025.
Faut-il y voir un espoir de reprise ? L’enquête a toutefois été réalisée avant que Donald Trump n’annonce samedi vouloir taxer les produits européens à 30 % dès le 1er août. Les droits de douane américains, déjà à 10 % depuis avril, et l’incertitude liée aux embardées du président Trump sur cette question pèsent sur des secteurs comme l’agroalimentaire, notamment la viticulture, la chimie ou l’ingénierie, selon l’enquête mensuelle de conjoncture de juin de la Banque de France : 6 % des entreprises françaises se disent impactées.
Cependant, l’enquête montre une meilleure activité en juin. Elle s’explique par un regain après les trois longs ponts de mai, mais dépasse aussi les attentes des chefs d’entreprises, notamment dans l’industrie, les services marchands et le bâtiment. Et ces derniers anticipent une nouvelle progression en juillet. « L’économie française se maintient plutôt », avec une « croissance ralentie, mais positive », a commenté sur RMC le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Celle-ci a été de 0,1 % au premier trimestre. L’institution l’anticipe à 0,1 % aussi au deuxième trimestre et à 0,6 % pour l’année.
Défaillances, confiance et comportements des ménages
Autre signal d’un possible léger mieux : les défaillances d’entreprises, en forte hausse depuis 2023, se stabilisent, quoiqu’à un niveau élevé. Selon le cabinet Altares, 16 586 procédures ont été enregistrées au deuxième trimestre, mais la hausse par rapport à 2024 se limite à 1,3 %, « loin des +23 % d’il y a un an ». 65 000 emplois sont menacés par ces défaillances, soit une baisse de 6,5 % sur un an. « La tendance est d’autant plus remarquable, souligne Altares, si l’on suit le détail mois par mois : après avril encore dans le rouge, (le mois de) mai a stoppé la hausse, et juin a confirmé le reflux ».
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Cependant, tempère le directeur des études d’Altares, Thierry Millon, « la conjoncture fragile et les perspectives incertaines minent la confiance des ménages et appellent à la prudence ». Les Français alimentent en effet peu l’économie, avec un taux d’épargne à 18,8 % au premier trimestre, un record depuis 45 ans (hors crise sanitaire). La banque centrale française note toutefois une « légère dégradation » de leur capacité de remboursement et estime que les plus fragiles pourront rencontrer des difficultés.
Création, survie et profils des petites entreprises
En 2023, plus d’un million d’entreprises ont vu le jour en France, signe de l’engouement croissant des Français pour l’entrepreneuriat. Le régime de la micro-entreprise est l’une des solutions les plus populaires pour les créateurs d’entreprise. Cette part dépend peu du secteur d’activité : elle varie entre 55 % et 70 %. Le nombre de micro‑entrepreneurs en 2023 augmente de 31 % pour atteindre 21 900 entreprises dans certains segments et la hausse du nombre de sociétés croît de 6,6 %, expliquant 0,4 point de la hausse du nombre de sociétés. Ces dernières se distinguent par des taux de survie élevés.
La création d’entreprise nécessite souvent un apport financier initial pour couvrir les coûts de démarrage, d’investissement ou de fonctionnement. La création d’entreprise ne se résume pas à un apport financier ou à des avantages fiscaux. Pour augmenter les chances de succès, il est essentiel de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et d’une formation adaptée.
Aides, dispositifs et accompagnement
Parmi les aides publiques, l’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) occupe une place centrale. Ce dispositif permet une exonération partielle ou totale des charges sociales pendant la première année d’activité, facilitant ainsi la trésorerie des nouveaux entrepreneurs. Aussi, si vous rencontrez d'importantes difficultés, vous pouvez, dans certains cas, demander une réduction du montant de votre imposition.
Outre les aides publiques, les entrepreneurs peuvent se tourner vers des solutions de financement privées. Les business angels et les fonds d’investissement représentent une autre option, notamment pour les startups à fort potentiel de croissance. Bpifrance a financé pour plus de 400M€ d’aide en 2020 sur de nombreux projets d’innovation et d’industrialisation. Bpifrance peut financer par exemple jusqu’à 50% du montant d’un projet de R&D pour une PME. Les projets liés au COVID ont l’avantage d’avoir un pourcentage d’aide qui peut aller jusqu’à 80% du montant du projet grâce au régime d’aide dérogatoire spécifique de l’Europe.
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La durée de financement est d’un 1 an pour les petits projets, et de 3 à 5 ans pour les plus grosses entreprises. L’aide financière est soit sous forme de subvention pour des projets assez amont, soit sous forme d’avance récupérable pour des projets ayant déjà une preuve de concept. En moyenne, 50% du montant alloués sous formes d’avance récupérable sont remboursés par les entreprises, signifiant que leur projet est un succès. Les projets ayant un échec technique et/ou économique ne remboursent pas cette aide. Cela signifie que nous partageons le risque avec les entreprises, et qu’une partie significative des projets sélectionnés sont suffisamment viables pour rembourser leur aide.
Il existe des enveloppes régionales déléguées à nos bureaux de représentation en France afin d’être au plus proche des entreprises localement, et bien sûr au Siège nous bénéficions d’enveloppes de financement du programme d’investissement d’avenir en dette principalement. Par exemple le programme pour la création d’entreprises dans le cadre du Concours ILAB, pour des projets collaboratifs de R&D Public-privé : projets structurants pour la compétitivité pouvant atteindre un budget de 50M€ ; ou des appels à projets type I-Nov sur des thématiques spécifiques. Ces programmes sont en lien avec les Ministères concernés ministères de la santé, de l’industrie et du ministère de la recherche et le Secrétariat général pour l’investissement.
Accompagnement sectoriel et liens avec l’écosystème
Notre expertise Santé/Biologie dans Bpifrance concernant la connaissance pointue des marchés, des business model, des technologies et des innovations mais aussi de l’écosystème), la compréhension des produits innovants. En complément à notre activité d’expertise et de financement, nous avons élargi notre démarche d’accompagnement des entreprises du secteur de la santé au partage de la connaissance des écosystèmes règlementaires. Par exemple, en collaborant avec France Biotech (association qui fédère les Biotech en France) et avec le SNITEM (dispositifs médicaux).
Nous travaillons sur les valorisations de la recherche académique car la plupart des Biotech sortent des laboratoires académiques ; et Bpifrance aide les professionnels et les accompagnateurs des entreprises (plan DEEPTECH) à faire basculer un projet innovant en gestation dans les laboratoires publics vers une création d’une entreprise dite Biotech. Par exemple, nous nous positionnons très en amont dans le développement d’une startup dans le programme ILAB où les projets ne sont pas encore en phase clinique. Les projets en santé sont très riches en terme d’innovation. Ce pôle existe depuis longtemps chez Bpifrance, les projets en santé sont très riches en terme d’innovation.
Le lien avec les écosystèmes. En 2020, le COVID-19 a été la thématique principale. Nous avons financé dans le cadre du programme PSPSC covid, la société INNATE Pharma phase II des essais cliniques (anticorps pour le cancer qui a été repositionné sur le COVID), et aussi la Phase 3 du laboratoire ABIVAX.
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Numérique, IA et innovations en santé
Les technologies d’Intelligence artificielle (IA) nourrissent beaucoup d’espoir en médecine et, plus largement, dans le secteur social-santé. Également, nous sommes très actifs dans le financement du Numérique pour la Santé, il se développe très rapidement à tous les niveaux : les dispositifs médicaux connectés, l’aide au diagnostic médical. Au final, le numérique arrive dans toutes les phases du parcours du médicament : développement, essais cliniques, chez le patient, au niveau du diagnostic, dans les biomarqueurs. Il commence à révolutionner le parcours du patient, et les populations s’apercevront bientôt qu’il est devenu incontournable car il est présent à tous les niveaux. Nous pouvons citer le cas de l’entreprise lyonnaise Novadiscovery concernée par les essais cliniques in sillico.
IA : quelles conséquences des nouvelles technologies sur notre quotidien ? • FRANCE 24
Régulation, données de santé et projets structurants
Le secteur est en effet extrêmement réglementé et régulé. La France dispose aujourd’hui de bases de données de santé uniques au monde en médecine clinique et de ville, via l’organisation de son système de soin. Le Gouvernement a souhaité permettre un accès effectif à ces données, via l’initiative du Health Data Hub, en créant un guichet unique permettant l’accès et le traitement des données de santé dans un environnement sécurisé. Il s’agit pour le CSF d’aborder de façon concertée les conditions permettant l’émergence d’un écosystème de référence en matière d’application des technologies d’analyse numérique pour la recherche et la valorisation des données de santé.
Cette ambition se traduit dans les 6 projets structurants qui répondent aux enjeux stratégiques que le CSF a identifiés. 1. La production de thérapies biologiques innovantes est un enjeu compétitif majeur, mais est également indispensable pour garantir un meilleur accès des patients aux innovations de demain et garantir notre indépendance sanitaire.
Santé des entrepreneuses et qualité de vie au travail
Comment aider les entrepreneuses à réussir dans leurs activités ? Comment les maintenir en bonne santé ? Réussir… Mais à quel prix pour les entrepreneuses ? La publication « Petites entreprises - Faire plus pour la santé des entrepreneuses ? » aborde ces questions. Nous baignons dans un environnement saturé de sons, choisis ou imposés, qui influencent notre santé et notre quotidien. Les récits de vie, il en existe beaucoup autour de nous.
Vous rencontrez des difficultés dans votre entreprise et vous ne savez comment agir ? Ne restez pas seul ! Vous avez un projet, une difficulté ou une question du quotidien ? En quelques clics, vous choisissez votre thématique et déposez votre demande. La procédure d'alerte permet de détecter au plus tôt les difficultés économiques d'une société. Le comité social et économique (CSE) ou les associés ont la possibilité de déclencher cette procédure. Pour sortir d'une situation de crise et rebondir rapidement, l'entreprise en difficulté peut utiliser la procédure de conciliation.
Avec le paiement des factures sans délai, ce dispositif permet une avance de trésorerie immédiate pour l’entreprise qui y a recours. Vous avez des questions concernant les dettes sociales ? Aussi, si vous rencontrez d'importantes difficultés, vous pouvez, dans certains cas, demander une réduction du montant de votre imposition.
Ressources locales et réseaux d’accompagnement
Plusieurs réseaux et organismes offrent un soutien technique et stratégique aux porteurs de projets. Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA) et les chambres d’agriculture proposent des conseils spécialisés selon le secteur d’activité. Les incubateurs et pépinières d’entreprise sont également des acteurs clés, notamment pour les startups innovantes. Des associations comme Initiative France, BGE (Boutique de Gestion) ou l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) jouent un rôle majeur en accompagnant les entrepreneurs, en particulier ceux issus de milieux modestes ou éloignés de l’emploi.
Les OPCO (Opérateurs de Compétences), en charge du financement de la formation professionnelle, peuvent également soutenir les entrepreneurs dans leur démarche de montée en compétences. Certains dispositifs sont dédiés à des publics ou des secteurs particuliers. Par exemple, les jeunes entrepreneurs peuvent bénéficier de programmes comme CréaJeunes, qui combine formation, accompagnement et financement. La France propose des dispositifs d’aide spécifiquement adaptés à certains secteurs d’activité ou à des thématiques particulières.
Spécificités des micro‑entrepreneurs
Encadré - Qui sont les micro-entrepreneurs ? Les statistiques sur le nombre d’entreprises proviennent du Système d’information sur la démographie d’entreprises (SIDE), qui remplace le répertoire des entreprises et des établissements (REE). L’unité légale est une entité juridique de droit public ou privé. Une société est une entité dotée d’une personnalité juridique. Une entreprise individuelle est une entreprise en nom propre ou en nom personnel. L’unité légale correspond à celle du dirigeant.
Parmi les micro‑entrepreneurs, les activités de soutien administratif et logistique (secrétariat, ménage ; 6,9 %) et certains services représentent des parts notables. Sur un nombre limité de clients : moins de 10 pour 85 % d’entre eux, voire un ou deux (pour 55 %). Certaines activités, comme les services de tatouage ou les transports, présentent des dynamiques sectorielles spécifiques : plus de deux tiers des micro-entrepreneurs du secteur des transports. Le secteur des transports et entreposage ou le poste et de courrier connaissent des évolutions significatives (qui baissent de 10,5 % dans certains cas).
| Indicateur | Donnée / observation |
|---|---|
| Enquêtes Bpifrance | Stabilisation des indicateurs ; perspectives positives pour exportateurs et innovants |
| Défaillances (Altares) | 16 586 procédures au T2, hausse limitée à 1,3 % vs 2024 |
| Taux d’épargne des ménages | 18,8 % au T1 (record hors pandémie) |
| Financement Bpifrance | 400M€ d’aides en 2020 ; jusqu’à 50 % de financement R&D pour PME |
Se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est faire un pari audacieux sur soi-même. Ce chemin peut paraître exigeant, mais il est loin d’être solitaire. Créée par des travailleurs indépendants, AVENIR SANTÉ MUTUELLE comprend mieux que quiconque vos préoccupations et se tient à vos côtés pour vous accompagner à chaque étape de cette aventure entrepreneuriale.
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