L'Histoire et l'Artisanat des Sœurs de Bethléem

La Famille monastique de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge, et de saint Bruno est reconnue de droit pontifical par décret du 6 octobre 1998. Cette famille monastique reçoit le nom de "Bethléem"... de "l’Assomption de la Vierge" .. et de Saint Bruno. Découvrons ensemble l'histoire unique de cette communauté, son artisanat spirituel et son engagement envers la prière et le silence.

Étoile de Bethléem

Les Origines Spirituelles

Le 1er novembre 1950, le pape Pie XII promulgue le dogme selon lequel Marie de Nazareth a été emportée au ciel. L’Eglise entière exulte de joie. Parmi les centaines de milliers de personnes qui, sur la place Saint-Pierre à Rome, participent à cette proclamation solennelle du dogme de l’Assomption de Marie, se trouve un groupe de pèlerins français accompagné d’un religieux : le père Ceslas Minguet, o.p.

Sept d’entre eux, en écoutant les paroles du pape, saisissent en leur cœur la splendeur du mystérieux dessein divin révélé par le prologue de l’épître de saint Paul aux Éphésiens : "Dès avant la création du monde, Dieu nous a élus en son Fils afin que nous nous tenions en sa présence, saints et immaculés dans l’amour." (Éphésiens 1). Non seulement la Vierge Marie, mais chaque personne humaine, est donc élue par le Père comme adorateur en esprit et vérité. Avec Marie immaculée chaque personne humaine, quel que soit son péché, est attendue pour toujours dans le grand silence d’amour de la Très Sainte Trinité.

Dans le secret de son coeur, chacun des sept pèlerins promet à Dieu et à la Vierge de consacrer son attention et ses forces vives au projet qu’il entrevoit. Puis chacun découvre qu’une même lumière a visité les autres pèlerins à la voix du successeur de Pierre. Ensemble ils décident de mettre en oeuvre sans tarder ce qu’ils appellent : "le projet de la Vierge".

Douze semaines après la promulgation du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie, dans le village de Chamvres, dans le diocèse de Sens, la première communauté se constitue. Avec la Vierge Marie, son propos est d’adorer sans cesse la Très Sainte Trinité et le Christ présent en son Eucharistie et de vivre dans le silence et la prière, loin du regard des hommes. Le premier oratoire est aménagé dans une pauvre étable. Il évoque la grotte où le Fils de Dieu se fait petit enfant, où la Vierge et saint Joseph adorent avec lui le Père. C’est pourquoi le nom de "nativité" puis de "Bethléem" est spontanément reçu par le petit monastère naissant.

Lire aussi: Vie contemplative à Bethléem

Par Monseigneur Lamy, archevêque de Sens, l’Eglise est présente à ses humbles commencements. La prière continuelle, le plus grand amour entre les personnes, le silence et la solitude avec Dieu, librement choisis et vécus jours après jours par chacun, l’obéissance à toute volonté du Père, constituent le caractère fondamental de cette vie évangélique, indissociablement solitaire, liturgique et fraternelle, au coeur de l’Eglise.

Le second nom de cette famille monastique, "l’Assomption de la Vierge", est reçu des circonstances particulières de sa fondation. Les moines et moniales de Bethléem et de l’Assomption de la Vierge cherchent à accueillir ce que Dieu veut leur dire à travers le mystère de la personne et de la vie de Jésus. Il naît à Bethléem. Il vit parmi les hommes. Il meurt d’amour pour glorifier le Père et ôter le péché du monde. Il ressuscite. Il monte au ciel. La Vierge Marie communie de tout son être à la vie de son Fils. C’est pourquoi, élevé de terre, il l’attire là où lui-même demeure.

Pour toujours, elle demeure à jamais avec son Fils, dans le feu de l’Esprit, dans la Gloire d’amour du Père. Marie, qui n’est pas Dieu, a donc reçu de son Fils la grâce de vivre à la ressemblance de sa vie pleinement divine, pleinement humaine. C’est pourquoi elle s’engage dans la sainte virginité, la sainte pauvreté, la sainte obéissance, qui caractérise le chemin de Jésus. Les moines et les moniales reçoivent l’appel à suivre le chemin suivi par la Mère de Dieu elle-même. Avec Marie, ils veulent écouter la Parole de Jésus, la méditer sans cesse en leur coeur, le suivre partout où il va.

C’est pourquoi ils essayent de s’engager dans le chemin d’humilité de son incarnation et ils communient à sa mort d’amour-résurrection. Avec Marie, dans la foi, ils se laissent attirer par Jésus élevé de terre demeurant pour toujours dans la gloire du Père. Dans la grande lumière de la promulgation du dogme de l’Assomption de la Vierge, les moines et les moniales reconnaissent en la Vierge Marie glorifiée leur fondatrice et leur véritable prieure. Cette grâce est ratifiée par l’Eglise dans le décret d’érection pontificale de la famille monastique de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.

Au XIe siècle en Occident, saint Bruno fonde dans le massif de Chartreuse une "laure" évangélique, c’est-à-dire un lieu de solitude évangélique constitué d’ermitages. au XXe siècle, il donne sa paternité spirituelle et sa sagesse de vie à de nouveaux disciples : les moines et moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.

Lire aussi: Découvrez l'artisanat et l'histoire

La Vie Monastique Quotidienne

Chaque jour, tous les jours de sa vie, la moniale demeure dans le silence et la solitude de son ermitage en présence de Dieu. Elle célèbre les petites Heures de la liturgie de l’Eglise. Elle étudie. Elle travaille. Elle prend ses repas. Elle dort. La journée de la moniale commence par l’office des vêpres, célébré à l’église du monastère. Appelée à veiller durant la nuit, la moniale se lève avant l’aurore. A la fin de la nuit, les solitaires se rassemblent de nouveau à l’église pour célébrer les matines, les laudes et l’eucharistie. Toutes les moniales accomplissent leur travail en solitude, certaines dans l’atelier de leur ermitage, d’autres dans le monastère. Dans la vie quotidienne de chaque monastère tout est enveloppé d’un grand silence.

La liturgie de la Famille monastique puise sa source à la fois aux traditions orientales et occidentales. Les offices Chaque jour, tous les jours de sa vie, la moniale demeure dans le silence et la solitude de son ermitage en présence de Dieu. Elle célèbre les petites Heures de la liturgie de l’Eglise.

Au cours de l’été 2009, Fabio a quitté la communauté après y avoir passé 24 ans de vie monastique dont 9 de vie sacerdotale. Le travail de réécriture de son expérience à Bethléem il l'a fait quand il venait de sortir de la communauté, il y a un peu plus de 5 ans, le 10 juillet 2009. À l’époque cela l'avait énormément aidé. La rédaction de ce témoignage a une autre visée : aider, dans la mesure du possible, certaines catégories de personnes.

Notre-Dame d'Igny, les confiseries des soeurs (Documentaire)

L'Artisanat Monastique : Un Chant de l'Invisible

Pour gagner le pain quotidien du monastère, chaque moniale travaille de trois à cinq heures par jour dans l’atelier de son ermitage. Cet artisanat se contente de chanter l’invisible. Il naît de la prière.

Grande est la joie de ceux qui travaillent dans les différents monastères de Bethléem quand ceux qui regardent ces icônes et ces modestes statues de bois ou de dolomie sont attirés au-delà d’eux-mêmes dans un certain silence de foi et d’adoration. L’artisanat est pour nous l’occasion de témoigner en silence de la grandeur et de la beauté de Dieu.

Lire aussi: Artisanat monastique : Un savoir-faire ancestral

Dans la création artistique, l’homme se révèle plus que jamais « image de Dieu » et il réalise cette tâche avant tout en modelant la merveilleuse « matière » de sa propre humanité, et aussi en exerçant une domination créatrice sur l’univers qui l’entoure. Il y a une singulière analogie entre l’art de se former soi-même et celui qui s’exerce dans la transformation de la matière.

Dieu se laisse entrevoir par la fascination qu’Il exerce et la nostalgie de la beauté. L’artiste vit avec la beauté une relation particulière. Dans la prière silencieuse, le jeûne et la veille, les icônes du Christ, de la Vierge et des saints sont écrites selon la tradition d’Orient qui porte en elle-même sa théologie et sa sagesse.

Icône

« L’art pour l’art qui ne renvoie qu’à son auteur, sans établir un rapport avec le monde divin, n’a pas sa place dans la conception chrétienne de l’icône. Quel que soit le style qu’il adopte, tout art sacré doit exprimer la foi et l’espérance de l’Église. Le sculpteur sur bois tend le cordeau, trace l’image à la craie, l’exécute au ciseau et la dessine au compas, il l’exécute à l’image de l’homme, selon la beauté humaine, pour qu’elle habite une maison. Il a coupé des cèdres, il a choisi un chêne et un térébinthe qu’il a laissé croître pour lui parmi les arbres de la forêt. Des statues d’inspiration romane ou gothique sont réalisées dans la prière. S’appuyant sur la tradition de la haute époque de l’art chrétien, les moines et les moniales s’efforcent de mettre à la portée du peuple ce patrimoine de foi.

Actuellement, un artisanat de tournage du métal démarre avec la fabrication d’objets sacrés avec les techniques de repoussage et de gravure, selon l’héritage du Moyen-Orient (Syrie, Irak). Paul trouva à Corinthe un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, qui venait d’arriver d’Italie avec Priscille, sa femme, à la suite d’un édit de Claude qui ordonnait à tous les Juifs de s’éloigner de Rome. Il se lia avec eux, et, comme ils étaient du même métier, il demeura chez eux et y travailla. Ils étaient de leur état fabricants de tentes.

Si la moniale travaille la terre, elle fait aussi l’expérience que la terre la travaille : elle se met à « l’écoute » de la matière, qui la rend présente à elle-même, aux autres, à Dieu. Elle trouve sa « juste place », glaise dans les mains de son Créateur. Chaque pièce, unique, passe par les mains de plusieurs sœurs et surtout par leur cœur, unique. Les motifs et les formes choisis témoignent de la simplicité du désert. Les moniales ont à cœur d’offrir une beauté simple, porteuse de paix, de sérénité, de joie, qu’elles reçoivent en travaillant. Les poteries sont décorées selon des traditions anciennes orientales : philistines, égyptiennes, marocaines, etc…, ou occidentales : Rouen.

Le désir de beauté artistique s’enracine d’abord dans la beauté spirituelle. Dieu est Beauté. Tout l’environnement, toute la manière de vivre en découlent. Jusque dans les détails. Afin que chaque geste soit fait jusqu’au bout, posément, par amour de Dieu et de la personne qui le reçoit. Cette attention est une expression de la dignité de la personne humaine.

Nous vous invitons à visiter le magasin qui se situe à l’entrée du monastère, afin de découvrir cet artisanat constitué d’icônes, de statues, de faïences, d’herbes à tisanes, de cuir travaillé...

Implantations

Les soeurs de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno sont présentes dans le Var à :

  • Monastère Notre-Dame de Clémence, à la chartreuse de la Verne.
  • Monastère Notre-Dame-du-Torrent-de-Vie, au Thoronet.

La petite fondation dominicaine naît dans le village de Chamvres en Bourgogne (France), dans une maison mise à la disposition des sœurs par une pèlerine de Rome. Le 3 février 1951, sœur Marie (Odile) y arrive avec Hortense, future sœur Marie Liesse. Elles sont accompagnées du Père Ceslas Minguet, o.p.. Très vite arrive Geneviève, future sœur Myriam.

En 1962, sœur Marie trouve un lieu propice à une vie de solitude au désert à Hautecour-en-Tarentaise dans les Alpes. En juillet, la décision est prise d’établir en ce lieu une communauté stable. Les sœurs de Méry-sur-Oise peuvent aussi venir s’y ressourcer pendant l’été. En 1974, les Chartreux mettent à la disposition de la communauté le monastère de Currière-en-Chartreuse (Isère ; France) pour qu’elle puisse y mener une vie de prière et accueillir des hôtes au désert. Le 8 décembre 1998, le monastère Notre-Dame du Désert de l’Immaculée est fondé Lourdes (Hautes-Pyrénées ; France) dans l’irradiation de la présence de la Vierge à la grotte de Massabielle.

Le monastère de Bet Gemal en Terre Sainte est autorisé par Rome à devenir la Maison Mère des moniales de Bethléem. Un nouveau bâtiment a été construit au monastère Notre-Dame du Saint-Désert, Maison Mère des moniales, pour recueillir les archives. Conçu selon les normes de conservation des documents, il recueille l’ensemble des archives de notre Famille monastique.

Trois ateliers de fabrication de statues en dolomie travaillent en étroite collaboration et poursuivent leur développement dans nos monastères de Mougères en France, Merlo en Argentine et Santa Maria Reina au Chili.

Évolution et Défis

Au mois de mai 1951, un projet de Règle de vie, « Les Feuilles bleues », dans lesquelles sont définies les bases du charisme de la Famille monastique, est présenté à l’évêque du lieu, Monseigneur Frédéric Lamy, archevêque de Sens (Yonne ; France). Le 22 août 1951, les trois premières sœurs reçoivent l’habit monastique de Monseigneur Lamy dans la chapelle de Chamvres. Ce même jour, l’évêque érige la petite communauté en Pia unio pour un an et prend la responsabilité de cette fondation dominicaine. Le 11 novembre 1951, le Père Emmanuel Suarez, Maître général de l’Ordre dominicain, approuve l’érection en Pia unio et envoie sa bénédiction sur l’Institution.

En septembre 1954, la maison devenue trop petite après l’arrivée de sœurs, avec l’accord de l’archevêque de Sens, Monseigneur Lamy, la communauté déménage dans une ancienne ferme à Méry-sur-Oise dans le Diocèse de Versailles (Yvelines ; France), accueillie par Monseigneur Renard évêque de ce diocèse. Le Père Ceslas Minguet o.p. est alors nommé au couvent dominicain de Corbara en Corse, et n’aura plus de liens avec la fondation. Monseigneur Renard, évêque de Versailles, devient le responsable canonique de la communauté. Le Père Bonduelle o.p., puis le Père Chevignard o.p., puis le Père Kopf o.p., provincial de France, sont délégués par l’Ordre dominicain comme assistants religieux de la communauté.

Une grande attention est portée à la formation théologique des jeunes novices et à la vie liturgique. Plusieurs pères dominicains viennent donner un enseignement ou des retraites : le père Molinié o.p., le père Dalmais o.p., le Père Ranquet o.p., le Père Besnard o.p. Dès les années 1967, une semaine d’exercices ignatiens est offerte chaque année par le père Goussault s.j. : Societas Jesu ou Société de jésus , ancien provincial des jésuites de France. Cette étape est aussi marquée par l’événement du Concile Vatican II (1962-1965), qui permet à la communauté de s’ouvrir à la richesse du patrimoine spirituel de l’Orient et à l’œcuménisme. Des liens d’amitié se tissent avec des orthodoxes qui transmettent aux moniales la tradition iconographique et leur découvrent les sources liturgiques orientales.

Pendant ce temps, des rencontres d’amitié spirituelle, de conseil et d’enseignement pour la vie au désert se tissent avec les moines de la Chartreuse de Sélignac (Ain ; France) dont la sœur du maître des novices est entrée à Bethléem. À partir de 1966, la communauté s’accroît et quelques sœurs suivent un petit studium biblique et théologique. Au cours du Chapitre général de janvier 1971 à Méry-sur-Oise, la communauté demande à l’Ordre dominicain de prendre son autonomie canonique. Un nouveau chemin s’ouvre pour la communauté qui poursuit ses recherches vers les sources monastiques primitives. Monseigneur Bontems, archevêque de Chambéry, appelle les moniales de Bethléem à venir assurer une présence de prière dans le lieu-dit des Corbières.

Sœur Marie rencontre le Patriarche Athénagoras à Genève le 7 octobre 1967, puis à nouveau au Phanar [lien bulle - L16] (Istambul ; Turquie) en 1968. Elle visite le Père Makris Amphylochios - canonisé par l’Église de Constantinople en 2018 - higoumène du Monastère Saint-Jean-le-Théologien à Patmos (Grèce) en 1969.

Le 27 septembre 1999, sœur Marie rejoint la Maison du Père. Une visite apostolique est engagée par le Dicastère pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique. Plusieurs dysfonctionnements sont pointés par l’autorité romaine. Il est aussi requis un milieu communautaire plus ouvert à l’accompagnement et à l’aide extérieurs, un plus grand respect de la liberté de conscience et de parole. Sœur Emmanuel est nommée Prieure générale des moniales par le Dicastère pour la Vie Consacrée jusqu’au prochain Chapitre général électif qui élira la Prieure générale et votera les futures Constitutions. Un Conseil permanent de six sœurs nommées par ce même Dicastère l’aide dans ce service : sœur Amena, sœur Beata, sœur Paola, sœur Marta et sœur Mia.

À l’issue de la visite apostolique, un travail synodal de réflexion et de rédaction des Constitutions débute. Les textes proposés ont été ensuite relus et amendés par les assemblées des sœurs professes perpétuelles des différents monastères locaux. Plusieurs va-et-vient entre l’équipe de rédaction, le Conseil permanent et les communautés ont permis d’achever la rédaction d’un texte de 90 pages. Le Dicastère répond en la personne de Monseigneur Carballo, archevêque secrétaire du Dicastère. Un écho très positif du travail effectué est transmis aux moniales. Cependant, un travail de discernement et de synthèse reste encore à accomplir pour mieux faire ressortir les arrêtes canoniques du texte (son aspect juridique). Pour leur part, les dimensions théologiques et spirituelles sont plutôt à intégrer à d’autres textes du droit propre comme les directoires, les coutumiers. Ces Constitutions sont le texte de référence canonique des moniales.

Le 5 novembre 2022, à la fin de leur Conseil, les prieures ont signé un communiqué dans lequel elles partagent les avancées opérées dans la dynamique du Chapitre général de 2021 et des préconisations de la cellule d’écoute. Tout un travail d’étude des textes sources (catéchèses de sœur Marie, textes historiques, articles, lettres) a débuté dans l’élan de plusieurs rencontres à Rome ainsi qu’au monastère Notre-Dame du Saint-Désert avec le père Ciardi O.M.I., Théologien de la vie religieuse, le père Ciardi enseigne à l’Institut de théologie de la vie consacrée « claretianum » à Rome. Il intervient aussi dans d’autres universités romaines, et est consulteur au Dicastère de la Vie consacrée.

Depuis janvier 2022, dix-sept des vingt-huit communautés ont été visitées. Les sœurs de la communauté sont amenées à cheminer ensemble avec leur prieure dans la construction du corps communautaire. Pour les responsables (prieures et formatrices), il s’agit principalement d’une formation à la relation, au service de l’autorité et à l’accompagnement. Les prieures et leurs vicaires sont réunies une fois par mois environ pour une après-midi de formation en visio-conférence. Ce texte repose sur une longue réflexion au sujet de la formation dans notre Famille monastique, en collaboration avec plusieurs formateurs engagés dans d’autres communautés religieuses.

Un groupe de jeunes sœurs de différentes langues se retrouve régulièrement afin de travailler à l’unification des mélodies de notre liturgie. Elles sont puisées aux différentes sources musicales des liturgies monastiques d’Orient et d’Occident.

Un conseil réunit les prieures de tous les monastères des sœurs chaque année pour trois semaines d’échanges, de travaux, de retraite et de formation. Il s’est réuni du 25 septembre au 16 octobre 2023 au monastère Notre-Dame du Saint-Désert (Isère ; France).

Tableau Récapitulatif des Dates Clés

Date Événement
1er novembre 1950 Promulgation du dogme de l'Assomption de Marie par le pape Pie XII
3 février 1951 Arrivée de sœur Marie (Odile) et Hortense à Chamvres
22 août 1951 Premières sœurs reçoivent l'habit monastique
6 octobre 1998 Reconnaissance de droit pontifical de la Famille monastique
27 septembre 1999 Décès de sœur Marie
25 septembre - 16 octobre 2023 Conseil des prieures au monastère Notre-Dame du Saint-Désert

balises: #Artisanat

Articles populaires: