Définition du leadership selon Antonin Gaunand

Une définition du leadership tirée de Antonin Gaunand, conférencier et formateur (www.antonin-gaunand.com) nous le présente comme ceci : « Le leadership est la capacité d’une personne à influencer et à fédérer un groupe, pour atteindre un but commun, dans une relation de confiance mutuelle, et pour une durée limitée. »

Ce que dit la définition : éléments clés

On peut définir le leadership comme étant une autorité d’influence, basée les relations que le leader noue avec les membres d’un groupe. Le leadership est une autorité d’influence, basée les relations que le leader noue avec les membres d’un groupe. Sous cet angle, pour qu’il est du leadership, il doit y avoir plus d’une personne. Nous ne pouvons pas faire preuve de leadership sur nous-même car c’est de l’auto-motivation.

Le groupe doit avoir un but commun. Le leadership s’exercera lorsqu’une personne influencera les comportements des autres personnes pour leur permettent d’atteindre les objectifs du groupe. Le leadership est le « processus par lequel une personne influence un groupe de personnes pour atteindre un objectif commun. » (définition du leadership issue de l’ouvrage de Peter NORTHOUSE, Leadership - Theory and Practice, Sage).

Les quatre caractéristiques du leadership selon le texte

  1. Influencer et fédérer un groupe - Il s’agit de la capacité d’une personne à influer sur les comportements et à rassembler les membres autour d’un objectif.
  2. Pour atteindre un but commun - Plusieurs objectifs - stratégiques et opérationnels - qui ont pour objet d’orienter l’action.
  3. Dans une relation de confiance mutuelle - Il importe de faire preuve d’humilité car la confiance mutuelle s’opère dans l’humilité et non dans l’ego. De plus, la confiance mutuelle provient principalement de l’amour. C’est-à-dire qu’il est plus facile de faire confiance à des gens que l’on aime. Si je n’aime pas quelqu’un, je m’en méfie alors que si j’apprécie la personne, je suis moins méfiant.
  4. Pour une durée limitée - Enfin, cette influence a une durée de vie limitée. C’est donc dire que cette influence est temporaire et doit se renouveler constamment.

Distinction leader / manager

Un manager est désigné par sa hiérarchie, c’est un chef imposé à une équipe. Être un manager dans une entreprise est avant tout un statut. Un manager est désigné par sa hiérarchie. Un manager a des objectifs et cherche à les atteindre. Un leader, quant à lui, est reconnu comme tel par les membres d’une équipe. Être un leader dans une entreprise est ainsi une reconnaissance et non un statut. Un leader n’est pas foncièrement meilleur qu’un manager, ni un manager qu’un leader. Ils sont les deux faces d’une même pièce, et sont indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise.

La provocation du changement organisationnel est nécessaire afin d’être en mode proactif et rester concurrentiel. Lorsque le changement organisationnel est provoqué, il s’opère soit par l’autorité ou le leadership des gestionnaires. Une étude de cas simple l’illustre : si dans mon entreprise, je tiens à implanter un nouveau logiciel de relation client, je peux choisir d’utiliser l’autorité. De telle sorte, je vais imposer cette technologie à mes subalternes. Mes subalternes vont suivre car c’est une question de hiérarchie, ils n’ont pas le choix.

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Une alternative est de faire preuve de leadership dans votre gestion d’entreprise. Je peux chercher à influencer positivement les autres afin de les convaincre de la pertinence de cette nouvelle technologie. Je vais prendre le temps de leur présenter les bénéfices tangibles et de la nécessité de faire ce changement. Également, je vais montrer l’exemple en utilisant cette nouvelle technologie et j’en serai un fier utilisateur. Par le leadership, je vais chercher une adhésion commune à ce changement, une adhésion qui sera bien sûr temporaire.

En utilisant trop fréquemment l’autorité pour implanter le changement, les employés vont vite ressentir que les changements sont imposés, que ce manager est un dictateur et finiront inévitablement par contester sa légitimité, ce qui entraîne de la résistance aux changements, pour éventuellement quitter l’organisation. Il faut donc utiliser la gestion du changement par autorité avec modération. Ainsi, environ 80% des changements seront véhiculés dans l’entreprise par une approche de leadership.

Leadership et pratique : comment cela s’opère

Ce leadership s’opère sur le terrain en discutant avec les collègues, en écoutant leurs réticences et en proposant un plan d’action détaillé où l’on retrouvera ce qu’ils nous ont mentionné. Dans ce plan, tous et chacun retrouvera du sien. Il va de soi que le meilleur moyen de susciter une adhésion est que les employés aient le sentiment qu’ils ont été écoutés.

Le leadership s’exerce dans les actions d’une personne permettant à un groupe de vaguer vers la réalisation des objectifs. Un subalterne peut faire preuve de leadership en permettant de par ses actions d’aider un groupe à atteindre ses objectifs ou de cheminer vers un but commun. Dès lors, le véritable leadership s’exerce en mode collaboratif, soit lorsque l’on permet à ses collègues de cheminer collectivement vers un but commun.

Leadership, contexte et renouvellement

Cette présence massive sur le marché est d’autant plus spectaculaire que ces entreprises ne possèdent que leur marque et leur site web. Internet a bouleversé le monde de l’entreprise, du leadership 1.0 nous sommes passés au leadership 2.0 : de nouveaux modes de communication ont vu le jour, de nouveaux moyens de se connecter sont apparus. Ces changements dans notre environnement impliquent une redéfinition du leadership et de ce que l’on attend d’un leader.

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Un leader sait où il va et pourquoi il y va, il partage ses valeurs et sa vision des choses. Sa vision n’est pas statique mais dynamique, elle permet de ne plus naviguer à vue, mais au contraire de partager un but commun. Il s’agit de donner du sens à l’action dans un monde qui évolue de plus en plus vite.

Dans un monde incertain et en constante mutation, le leader se doit d’accompagner les personnes avec lesquelles il travaille. Sa souplesse personnelle lui permet de limiter les résistances au changement au sein de l’entreprise. Face aux différentes secousses qui ont marqué le monde professionnel ces dernières années, il appartient au leader de rassurer les personnes qui l’entourent, que les changements soient d’ordre technologique, générationnel ou encore culturel.

Leadership agile et postures

Le leadership agile peut ainsi être défini comme le processus itératif et incrémental par lequel une personne influence un groupe de personnes autogérées pour atteindre un objectif commun, et ce, avec un feedback en continu. Un leader agile a une triple posture :

  • une posture de team leader, centrée sur l’équipe. Il endosse là un rôle de coach agile ;
  • une posture de product leader, centrée sur le client. En tant que responsable de produit, il joue le rôle d’interface entre le client et l’équipe ;
  • une posture de change leader, centrée sur l’organisation.

Ces trois dimensions correspondent à trois « états d’esprit », centré sur l’équipe, centré sur le client et centré sur l’organisation. Ils peuvent être tenus par la même personne ou par des personnes différentes, ce qui importe, c’est que quelqu’un mette ces rôles au centre de la démarche.

Leadership : naturel, contextuel et partageable

La réalité a montré qu’aucune structure n’était à l’abri de disparaître faute de réussir sa transition digitale. La notion même de leadership est contextuelle : il est très intéressant d’observer la mesure dans laquelle un grand leader, reconnu pour ses qualités dans une entreprise, peut se trouver incompétent dans une autre. Mary Parker Follett proposait l’idée de leadership partagé et envisageait que le leader peut naître en chaque individu selon le contexte et le défi.

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Pour résumer les rôles possibles d’un leader, on peut dire qu’il est parfois :

  • derrière le groupe, le poussant comme expert ;
  • en avant, tirant le groupe ;
  • à côté, accompagnant et négociant ;
  • à l’intérieur, collaborant avec le groupe ;
  • à l’écart, indifférent (on peut se demander si un tel profil est vraiment un leader).

Le leadership ne peut être acheté ni décrété : il s’agit d’une reconnaissance, d’une confiance inspirée par les choix et les compétences d’une personne. Leadership is impossible to ignore. Talking about motivation in the workplace inevitably means talking about the influence of certain players on the rest of the group. It's about the ability to direct action.

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Pratiques recommandées inspirées du texte

  • Privilégier l’écoute et construire un plan d’action reprenant les contributions des collaborateurs.
  • Montrer l’exemple : adopter soi-même les changements que l’on propose.
  • Renouveler constamment son influence, puisqu’elle est par nature temporaire.
  • Favoriser la confiance mutuelle par l’humilité et l’attention aux relations humaines.
  • Utiliser le leadership plutôt que l’autorité comme levier principal pour conduire le changement (environ 80% des cas).

Tableau synthétique : leadership vs autorité

Critère Leadership Autorité
Origine Reconnaissance par le groupe Désignation hiérarchique
Moyen Influence, fédération, écoute Imposition, contrôle, sanctions
Durée Temporaire, à renouveler Souvent liée au poste
Résultat recherché Adhésion et engagement Conformité et exécution

Expert en leadership et management, Antonin GAUNAND est conférencier et consultant-formateur. Diplômé des universités Paris II-Panthéon-Assas et Paris V-Descartes, il intervient auprès de dirigeants et managers d’entreprises de tous secteurs d’activité.

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