Draft NBA: les franchises qui accumulent les premiers tours pour préparer l’avenir et les implications dexpansion

NBA - Cet été, le Jazz a récupéré huit premiers tours de Draft. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas Sam Presti qui a lancé la collection actuelle des premiers tours de Draft. Trois semaines plus tard, le Thunder entame sa grande reconstruction. Le 6 juillet, OKC envoie Paul George aux Clippers en échange, notamment, de cinq premiers tours de Draft. Une semaine plus tard, rebelote. Cette fois, le GM Sam Presti se sépare de Russell Westbrook. Seize mois plus tard, rebelote. Avec les transferts de Chris Paul (à Phoenix) et Dennis Schroder (aux Lakers), Oklahoma City ajoute encore d’autres choix de Draft à sa collection. Pour l’instant, OKC s’est contenté de se renforcer par la Draft.

Si Josh Giddey et Chet Holmgren ont été sélectionnés avec des choix qui appartenaient déjà à la franchise, les dirigeants ont aussi drafté Ousmane Dieng, Jalen Williams, Tre Mann, Aleksej Pokusevski, Theo Maledon, Aaron Wiggins, Vasilije Micic, Darius Bazley et Jeremiah Robinson-Earl ! Mais ça a donné des idées à d’autres, comme le Jazz cet été. Nouveau président-délégué de la franchise de Utah, Danny Ainge décide d’imiter le Sam Presti de 2019, et en quatre échanges, il récupère huit premiers tours de Draft. Bobby Marks d’ESPN a décidé justement de faire les comptes, et il s’est aperçu que huit équipes possédaient 85 premiers tours sur les sept prochaines années. Ce qui donne un pourcentage de 40% puisqu’il y a 30 choix chaque année. Outre le Jazz et OKC qui en possèdent 14 choix chacun, les Spurs et les Knicks en possèdent 11. Les Pelicans, les Pacers et le Magic en ont 9.

C'est ce lundi que se déroulera la loterie de la draft 2025, et on connaitra donc le nom de la franchise qui héritera du choix n°1, et donc, très probablement de Cooper Flagg. Il y a deux ans, la loterie de la draft avait été un événement très suivi en France, car c'est ce jour-là qu'on avait su que Victor Wenbanyama, annoncé comme le n°1 depuis de longs mois, débuterait sa carrière NBA chez les San Antonio Spurs, marchant ainsi dans les traces de Tony Parker. Cette année, six Français sont inscrits et aucun n'est annoncé parmi les tout premiers choix, mais c'est dans la nuit de lundi à mardi que se déroulera la loterie, à Chicago, et on connaitra alors l'ordre de choix des franchises pour les 60 premiers jeunes joueurs.

Cette année, le n°1 annoncé se nomme Cooper Flagg, l'arrière-ailier de 18 ans qui évoluait cette saison au sein de l'Université de Duke. Les quatorze franchises non qualifiées pour les play-offs ont des chances d'hériter du choix n°1, avec plus ou moins de probabilités selon leur classement de la saison régulière. Ainsi, Utah, Washington et Charlotte ont 14% de chances de tirer le n°1, New Orleans 12,5%, Philadelphia 10,5%, Brooklyn 9%, Toronto 7,5%, San Antonio 6%, Phoenix 3,8%, Portland 3,7%, Dallas 1,8%, Chicago 1,7%, Sacramento 0,8% et Atlanta 0,7%. L'an passé, Atlanta n'avait que 3% de chances d'avoir le premier choix de draft, et avait obtenu ce droit, choisissant ensuite le Français Zaccharie Risacher.

Alors lors des quatre années précédentes, ce sont des équipes à 14% de chances qui avaient hérité du choix n°1 (Minnesota pour Anthony Edwards en 2020, Detroit pour Cade Cunningham en 2021, Orlando pour Paolo Banchero en 2022 et donc San Antonio pour Victor Wembanyama en 2023). Une grande première pour le Jazz ? Cette année, Utah, Washington et Charlotte ont les faveurs des mathématiques pour récupérer Cooper Flagg lors de la draft du 26 juin. Ce serait la toute première fois que le Jazz aurait le n°1, la troisième fois pour les Wizards (après Kwame Brown en 2001 et John Wall en 2010) et la deuxième fois pour les Hornets (après Larry Johnson en 1991).

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La Draft NBA est la porte d’entrée pour tout joueur rêvant de briller dans la grande ligue nord-américaine de basket-ball. Les spéculations sur les potentiels futurs talents rendent cet événement immanquable pour tout amateur de NBA. La Draft est l’événement annuel qui marque, pour la quasi-totalité des joueurs, leur entrée en NBA. Cette année, quelques Français ont la possibilité d’être sélectionnés. Joël Ayayi, Yves Pons, ou encore Juhann Bégarrin peuvent prétendre à être sélectionnés parmi les 60 « prospects ». La soirée de la Draft a lieu à la fin du mois de juin. Les meilleurs jeunes du monde sont réunis et le commissionnaire de la NBA annonce les choix (« picks ») des différentes équipes, dans l’ordre chronologique. La franchise qui possède le 1er choix, peut ainsi choisir parmi tous les joueurs disponibles.

Plus le « pick » est haut, plus il a de la valeur, plus vaste est le choix parmi les jeunes talents inscrits. Les choix sont attribués via un tirage (« lottery »), régi par un système de probabilités, qui détermine l’ordre de la Draft. Au total, il y a 60 choix, répartis entre deux tours. Un choix permet d’acquérir les droits exclusifs de signer le joueur sélectionné, qui n’a pas joué en NBA, inscrit à la Draft. Le montant et la nature (protégés ou non) des contrats est fixe et dépend de la position de la sélection. Tout au long de la saison précédent cette draft, les franchises NBA envoient des « scouts », des personnes liées à la franchise et spécialisées dans l’évaluation de ces jeunes joueurs. Certains talents générationnels, comme le français Victor Wembanyama (qui se présentera à la draft en 2023), sont évalués depuis leur plus jeune âge. Toutes leurs performances sont étudiées à la loupe, mais pas que. Une fois la saison terminée, les franchises peuvent aussi inviter plusieurs joueurs à venir effectuer des « workouts » privés, se déroulant souvent sous les ordres de l’entraîneur de la franchise. Les athlètes sont aussi passés au crible lors du « draft combine » qui a lieu mi-mai, un mois avant la draft. Détente, taux de graisse, envergure : toutes les caractéristiques physiques y passent. Évidemment certains profils sont appréciés par les franchises, tandis que d’autres sont évités. Et ces évaluations servent à mettre les joueurs dans différentes catégories, entre talents générationnels, « prospects », « busts », ou encore des « steals ».

Selon les besoins, les draft peuvent être approchées de nombreuses manières différentes. Les Washington Wizards auront un premier choix de draft pour la première fois depuis 2010. La franchise des Washington Wizards aura le premier choix de la Draft NBA 2026 (23 et 24 juin), selon la loterie organisée dimanche à Chicago. La logique a été respectée. Les Washington Wizards, à la tête du pire bilan de la saison 2025-2026, ont hérité du premier choix de la draft NBA 2026 à l'issue de la loterie organisée dimanche à Chicago. En pleine reconstruction, les Wizards des Français Alex Sarr et Bilal Coulibaly ont obtenu le premier choix pour la draft des 23 et 24 juin, eux qui avaient 14% de chance de se retrouver dans cette position, grâce à un système qui favorise les équipes les plus faibles.

DV LOTTERY 2026, 2027, 2028 : Entre espoir et désillusion

Watch the full 2026 NBA Draft Lottery drawing from Chicago that resulted in the Washington Wizards receiving the No. 1 overall pick. 2026

Avec le récent transfert de Rudy Gobert, Dejounte Murray et Donovan Mitchell, ce n’est pas uniquement le visage de certaines franchises qui a évolué, mais aussi le futur de la Draft NBA. Parce que oui, de nombreux picks de premier tour viennent de changer de propriétaire à travers les différents blockbusters trade qui ont animé l’été 2022. Qui possède le plus gros capital draft pour rebondir ? C’est Bobby Marks d’ESPN qui a sorti cette stat un peu folle : sur les sept prochaines années, 85 choix de premier tour de draft sont détenus par seulement huit franchises NBA. 85 sur 210 (30 X 7), ce qui correspond en gros à 40% des picks disponibles. Comme vous pouvez l’imaginer, le Jazz fait partie du lot après avoir lâché son duo Rudy Gobert - Donovan Mitchell durant l’été afin d’enclencher un tout nouveau processus de reconstruction. La franchise du Thunder est quant à elle devenue spécialiste pour gonfler son capital draft, Sam Presti collectionnant véritablement les choix de premier tour depuis les transferts de Paul George et Russell Westbrook, tandis que les Spurs ont décidé d’appuyer sur le bouton full rebuild en dealant notamment Dejounte Murray aux Hawks contre trois choix de premier tour et un pick swap. Voilà pour la vision à long terme.

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Bien évidemment, les choix de draft récupérés via des transferts ne se valent pas tous puisque certains sont protégés et dépendent en plus des résultats des autres franchises concernées. Et puis beaucoup de choses peuvent se passer d’ici 2029. Néanmoins, un tel capital draft donne beaucoup de flexibilité à ces équipes, non seulement pour le nombre de jeunots qu’elles peuvent sélectionner puis développer, mais aussi parce que qui dit choix de draft dit contrepartie potentielle dans des transferts. Quand une équipe est blindée en picks, elle peut se mettre sur des dossiers de trade ou alors en échanger certains pour monter le soir de la Draft. Ce classement n’est donc clairement pas gravé dans le marbre, et le Thunder ou le Jazz ne choisira probablement pas 14 prospects au premier tour entre 2023 et 2029. La présence d’un certain Frenchie nommé Victor Wembanyama - considéré comme un prospect générationnel - à la Draft 2023 a probablement poussé le Jazz et les Spurs à tout casser pour récupérer un maximum de picks de draft et essayer de choper le premier choix.

As a result, 8 teams control 85 1st rd. Les enchères les plus folles de l'année 2026 vont enfin pouvoir commencer. Mercredi, le bureau des gouverneurs, l'instance décisionnaire de la ligue, a comme prévu donné son feu vert au patron Adam Silver pour négocier avec les groupes d'investisseurs en lice pour se faire une place sur la carte. « C'est l'étape la plus importante : savoir qui est intéressé pour devenir propriétaire d'une franchise dans ces villes », indiquait Silver en février, alors que l'expansion pourrait se concrétiser en 2028-2029, ou plus tard si les offres reçues ne sont pas convaincantes. Le premier domino d'un processus plus vu depuis 2004 avec la création des Charlotte Bobcats, la ville de Caroline du Nord récupérant ensuite le surnom historique des Hornets, qui avaient déménagé à la Nouvelle-Orléans en 2002. Une délivrance, aussi, pour Seattle, qui verrait renaître les Supersonics, partis à Oklahoma City en 2008 en laissant une cicatrice jamais refermée en ville.

Combien coûtera le ticket d'entrée ? Entre les lignes, le 16 mars, ESPN révélait que certains propriétaires de franchise étaient encore « hésitants » à voter en faveur de l'expansion, une fois que la NBA aura choisi les groupes d'investisseurs. Avec deux nouvelles équipes, les revenus seront désormais divisés par 32 et non plus par 30, à commencer par les juteux droits TV (76 milliards de dollars sur onze ans). Mais un gros chèque devrait suffire à les convaincre. Les estimations des spécialistes outre-Atlantique prédisent un coût de 7 à 10 milliards de dollars pour devenir propriétaire à Las Vegas et à Seattle.

Un ticket d'entrée très élevé : seuls Boston et les Los Angeles Lakers, 35 titres NBA à eux deux, ont déjà été vendus pour plus de 5 milliards de dollars (voir graphique ci-dessous). Les sommes reçues pour les deux nouvelles équipes seront partagées exclusivement entre les propriétaires existants. Si Silver et ses équipes en obtiennent 15 milliards de dollars, un chèque de 500 millions filera dans la poche de chaque propriétaire.

Qui seront les futurs propriétaires ? « Je veux être propriétaire d'une équipe. C'est sûr. Je veux l'équipe qui sera à Las Vegas ». Dans le podcast « The Shop » en juin 2022, LeBron James promettait de marcher dans les pas de Michael Jordan, superstar devenue propriétaire d'une franchise (à Charlotte). Mais le « King » aurait changé d'avis. « Je ne suis pas du tout intéressé », a-t-il déclaré ce mois-ci sur le même sujet. Selon le New York Times, James et ses partenaires du Fenway Sports Group ne se sont pas positionnés sur les enchères pour les droits de la franchise à « Sin City ». Le Las Vegas Review prédit alors un duel entre deux groupes d'investisseurs : l'un avec l'ancienne légende des Lakers, Magic Johnson, et l'autre avec Bill Foley, propriétaire du FC Lorient dans le football, qui compte déjà les Golden Knights, la franchise NHL (hockey) de Vegas, dans son portefeuille.

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Dans le Nord-Ouest aussi les heureux élus pourraient venir de la glace. Le Seattle Times met les propriétaires du Kraken, l'équipe de hockey fondée en 2021, en pole position. Son PDG, Tod Leiweke, est passé par trois franchises côté basket : Houston, Golden State et Portland.

Comment choisiront-elles leurs joueurs ? Bien avant le feu vert NBA, beaucoup se sont déjà prêtés au jeu de la draft d'expansion. Comme Charlotte en 2004 et comme trois franchises WNBA ces dernières saisons (Golden State puis Toronto et Portland), Las Vegas et Seattle pourront choisir leurs joueurs... parmi ceux des équipes NBA déjà existantes. Chaque équipe pourra protéger un nombre de joueurs - huit en 2004 - y compris ceux en fin de contrat. Aucun All-Star ou jeune très prometteur ne devrait donc être disponible pour les nouveaux arrivants. D'autant qu'une autre règle devrait s'ajouter au mélange : l'interdiction de prendre plusieurs joueurs à une même équipe. Le site RealGM s'était lancé dans l'exercice le 26 février. Résultats ? Des Sonics menés par le jeune meneur Nikola Topic (Oklahoma City) et le pivot autrichien Jakob Poeltl (Toronto), souvent blessés. Pour Vegas, Dejounte Murray (New Orleans), ancien All-Star victime de nombreuses blessures, aurait les rênes.

Pas de quoi viser les play-offs dès la première saison d'existence. Les deux nouveaux venus auraient aussi un choix de draft classique avant leur première saison d'existence. Charlotte avait hérité du numéro 4 en 2004 avant de monter un échange pour grimper en deuxième position.

Quelles changements sur le reste de la NBA ? Un point géographie pour commencer : avec Seattle dans le coin nord-ouest des États-Unis et Las Vegas dans le désert entre la Californie et les Rocheuses, les deux arrivants rejoindront la Conférence Ouest. Celle-ci compterait alors 17 équipes et devrait se séparer d'une. Un autre coup d'oeil sur la carte et Minnesota ou Memphis risquent donc de basculer à l'Est. Le passage à 32 équipes devrait conduire la NBA à repenser ses divisions avec huit groupes de quatre équipes plutôt que six groupes de cinq équipes actuellement. Mais il n'y aura pas de changement automatique en saison régulière qui pourrait rester à 82 matches. L'arrivée de Vegas et Seattle bouleversera toutefois la NBA Cup avec une formule à repenser.

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