Crédit Immobilier et Chômage : Est-ce Réalisable en France ?
L’accès à la propriété est un rêve pour de nombreux Français, mais le CDI reste souvent un prérequis pour obtenir un crédit immobilier. En même temps, on a tendance à dire que chômage et projet immobilier ne font pas bon ménage, parce qu’évidemment, les banques scrutent les revenus de la personne souhaitant souscrire un emprunt. Mais dans les faits, est-ce vraiment impossible d’obtenir un prêt immobilier lorsque l’on est au chômage ?
Heureusement, la réponse est non ! Vous pouvez parfaitement obtenir un prêt immobilier tout en étant au chômage. Alors certes, le parcours emprunteur est plus difficile que pour quelqu’un ayant un emploi et étant, de plus, en C.D.I., surtout face à l’exigence grandissante des banques face à un dossier de crédit immobilier. Mais nous allons voir que des solutions existent pour booster votre dossier, convaincre la banque de vous faire confiance et obtenir un contrat de prêt au montant espéré.
Comment Obtenir un Prêt Immobilier si Vous Êtes au Chômage ?
Pour bien monter votre dossier de prêt immobilier et avoir la chance d’emprunter au prix fixé, même sans emploi, voici plusieurs pistes…
1. Revoir son Projet Immobilier à la Baisse
Il faut malheureusement parfois faire des concessions. En visant un projet immobilier moins ambitieux (entendez prix d’achat moins important et, de fait, prestations moindres), l’emprunteur limitera son taux d’endettement. Rallonger aussi la durée de votre contrat peut aussi être gage de garantie pour la banque et lui limiter un risque d’une éventuelle perte. Cela participera automatiquement à lui ouvrir les portes de l’emprunt.
2. Prendre en Compte les Allocations Chômage
À savoir que s’il touche des allocations chômage, la banque peut les prendre en considération, à condition que le montant perçu soit suffisant et que la période d’indemnisation restant à courir soit encore longue.
Lire aussi: Conditions du Crédit d'Impôt
3. La Situation du Conjoint Peut Changer la Donne
Les banques étudient aussi la situation professionnelle du conjoint. S’il est en C.D.I., ou même en C.D.D. avec des revenus réguliers, et qu’il se porte co-emprunteur, le dossier de prêt immobilier aura plus de chances d’aboutir.
4. Faire le Tour des Aides
Les personnes au chômage ou ayant des revenus modestes peuvent bénéficier d’aides pour l’achat de leur logement. Pour les obtenir, il est en revanche nécessaire que le logement devienne votre résidence principale. Passons-les en revue…
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ)
Le prêt à taux zéro est, comme son nom l’indique, un crédit à taux nul. Pour pouvoir souscrire, l’emprunteur ne doit pas dépasser un certain seuil de revenus et obtenir, en parallèle, un prêt complémentaire. Le PTZ permet en effet de ne financer qu’une partie du projet immobilier (jusqu’à 40 % du montant total). Si vous êtes éligible au PTZ, c’est bien sûr un point en plus à glisser dans votre dossier !
Cela augmente vos chances de pouvoir souscrire un contrat de prêt immobilier au chômage, compte tenu du fait que :
- Le PTZ est soumis à une période de différé, pendant laquelle vous ne remboursez rien à la banque ;
- Le coût du financement est réduit, en raison de l’absence d’intérêts.
Le Prêt d’Accession Sociale (PAS)
Accessible sous conditions de revenus (variables selon la localisation du logement et le nombre d’occupants), le prêt d’accession sociale est un crédit immobilier à taux réduit qui peut vous permettre de financer la totalité de votre projet. Toutes les banques ne distribuent pas ce crédit. Pour faire une demande, l’emprunteur doit s’adresser à une banque conventionnée. C’est également le cas pour le PTZ.
Lire aussi: Délais Remboursement TVA
L’avantage du PAS, c’est qu’il ouvre droit à l’aide personnalisée au logement (APL). Suivant les régions, cette aide peut aller de 75 à 165 euros. Le remboursement, sous forme de mensualités, vous permet de réduire vos charges d’emprunt. Ce crédit est par ailleurs cumulable, entre autres, avec le prêt à taux zéro. L’emprunteur peut aussi y joindre un apport personnel. Il ne peut en revanche pas obtenir un PAS en même temps qu’un emprunt immobilier classique.
5. Gérer Ses Comptes de Manière Irréprochable
Dans son dossier de crédit, l’emprunteur doit notamment joindre ses derniers relevés de compte sur la durée des 3 derniers mois. La banque étudiera ces documents avec la plus grande attention. Le sachant sans emploi, au moindre accroc (incident de remboursement, découvert même minime…), il peut presque à coup sûr dire adieu à son projet immobilier.
6. Avoir un Apport Personnel
Si en plus de tout cela, vous disposez d’un apport personnel minimal pour couvrir les frais annexes de votre achat immobilier (autour de 3 % dans le neuf, et de 8 % dans l’ancien), vous cochez toutes les cases pour emprunter ! Pour un achat immobilier de 150 000 euros, par exemple, l’idéal est par conséquent d’avoir un apport d’au moins 12 000 euros pour un bien ancien.
L’apport personnel est toujours bien perçu par la banque : cela prouve que lorsqu’elle avait un emploi, la personne arrivait à mettre de l’argent de côté. On en revient donc encore une fois à la bonne gestion des comptes, et du coup, à votre capacité à gérer vos mensualités de remboursement…
7. Chômage : et si j’envisage un rachat de crédit ?
Le rachat de crédit en période de chômage peut représenter une solution de secours (allègement des mensualités, notamment), mais cela ne se fait pas sans conditions. De manière générale, il vous faudra au minimum :
Lire aussi: Guide d'utilisation du crédit d'impôt
- Avoir un co-emprunteur présentant une situation professionnelle stable ;
- Avoir une garantie (caution, par exemple).
Sans cela, il vous sera difficile d’accéder au rachat de crédit…
8. Faut-il souscrire une assurance emprunteur ?
Pour un emprunt immobilier classique comme pour un prêt à taux zéro ou un prêt d’accession sociale, et même pour un rachat de crédit, la souscription d’une assurance emprunteur n’est pas obligatoire, mais recommandée. Toutefois, la plupart du temps, la question ne se pose pas, car les banques sont nombreuses à l’imposer. C’est leur droit. Le vôtre, c’est de déléguer cette assurance ! C’est un détail, mais elle fera dans ce cas l’objet de mensualités séparées.
Vous avez désormais les clés pour obtenir un prêt immobilier alors que vous êtes au chômage. N’en oubliez pas pour autant de démarcher plusieurs banques. Objectif ? Trouver la plus avantageuse !
Obtenir un Prêt Immobilier en Étant Intérimaire
Obtenir un prêt immobilier en étant intérimaire n’est pas impossible. Pour cela, votre dossier doit être le plus solide possible. Cela suppose notamment un apport et des comptes irréprochables.
Obtenir un crédit immobilier est plus difficile pour des intérimaires que pour des salariés en CDI. Les banques estiment que l’intérim est une situation professionnelle moins stable. Une perte de revenus pendant une certaine période est vue comme un risque d’insolvabilité. Or, tout établissement prêteur est réticent à l’idée d’accorder un financement sans être certain d’être remboursé. C’est pour cette raison que peu d’établissements accordent des prêts immobiliers aux intérimaires.
Tous les intérimaires ne sont pas en mesure d’emprunter. Ceux ayant peu d’ancienneté ont notamment peu de chances d’obtenir un financement.
Pour bénéficier d’un prêt immobilier en étant intérimaire, vous devez démontrer votre capacité à rembourser la somme prêtée. Chaque organisme impose ses propres conditions pour accorder des prêts. Le fait d’exercer un emploi dans un domaine d’activité dynamique est un critère souvent déterminant. En effet, les banques ont tendance à favoriser les secteurs qui recrutent le plus. À l’inverse, il sera plus difficile d’obtenir un prêt si vous êtes saisonnier.
Pour réaliser un projet immobilier, il est préférable de justifier différentes missions dans un secteur porteur. Le fait d’avoir été embauché par plusieurs sociétés est un atout supplémentaire.
Pour trouver un prêt immobilier en étant intérimaire, il vaut mieux attendre quelques années. En général, les organismes de crédit sont réticents à l’idée de financer les intérimaires ayant moins de 3 ans d’ancienneté. En deçà, la banque jugera que votre situation n’est pas assez stable.
En plus de l’ancienneté, il faut également justifier une période d’activité sans interruption significative. Cela signifie que vous devez avoir été intérimaire pendant 18 à 24 mois consécutifs. Votre activité sera ainsi considérée comme étant suffisamment régulière, même sans CDI.
Comme les salariés en CDD, les intérimaires ont des revenus fluctuants. Cette irrégularité est perçue comme un risque majeur par la banque. En effet, de nombreux organismes refusent d’accorder un financement par peur de faire face à un défaut de paiement.
Lors de votre demande, il est aussi recommandé d’exposer votre projet professionnel. Expliquez à la banque pourquoi vous travaillez en intérim et quelles sont vos perspectives d’évolution. Mentionnez la signature d’un CDI intérimaire si cela est envisagé avec votre employeur.
Pour maximiser vos chances d’obtenir un prêt en étant intérimaire, vous devez présenter des comptes bancaires sains et verser un apport personnel.
Pour financer l’achat d’un logement, il est essentiel de savoir bien gérer ses comptes bancaires. En effet, la banque exige vos trois derniers relevés de comptes avant d’accorder un crédit. Cela lui permet de vérifier que vous n’êtes pas visé par des interdictions bancaires.
Disposer d’un solde positif sur son compte bancaire n’est pas suffisant. La banque accordera plus facilement un crédit si vous avez une épargne.
L’apport personnel n’est pas une obligation légale pour emprunter. Dans les faits, toutes les banques demandent de verser minimum 10 % du prix du logement. Ce montant permet de couvrir les frais annexes d’un emprunt comme les frais de dossier et les frais de notaire.
Apporter entre 20 % et 30 % du prix d’achat du bien présente de nombreux avantages. Une telle somme rassure le prêteur sur votre situation. Cela vous permet également de réduire le montant du capital emprunté. En empruntant moins, vous pouvez réduire la durée du crédit envisagé.
Pour bénéficier d’un prêt immobilier en étant intérimaire, il vaut mieux emprunter à deux. Votre dossier aura plus de chances d’être accepté si le co-emprunteur est en CDI. Un tel contrat de contrat de travail assure une certaine stabilité financière. Un CDI offre des revenus réguliers.
La plupart du temps, l’accession à la propriété s’effectue avec son conjoint. Mais vous pouvez très bien envisager d’emprunter avec la personne de votre choix. Dans tous les cas, il est probable que vos revenus ne soient pas comptabilisés.
La domiciliation de revenus fait partie des astuces pour faciliter l’accès au prêt immobilier en étant intérimaire. Cette pratique présente des avantages pour la banque puisqu’elle peut proposer des produits d’épargne à son nouveau client.
Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, la domiciliation n’est plus obligatoire. Vous pouvez désormais souscrire un crédit sans être obligé de domicilier vos revenus en contrepartie. La domiciliation reste toutefois une bonne technique pour obtenir un prêt, notamment si votre dossier est sensible.
Pour renforcer votre demande de prêt immobilier en étant intérimaire, vous devez souscrire à l’une des garanties exigées par le prêteur.
Le privilège de prêteur de deniers (PPD) n’est possible que si le logement convoité est un bien ancien. Dans ce cas, vous devez faire appel à un notaire pour procéder à l’inscription de cette garantie. Le PPD permet à la banque d’être prioritaire en cas de défaut de paiement. Cela signifie qu’elle sera remboursée en priorité en cas de saisie du bien. La somme issue de la vente servira à payer le capital restant dû.
Le cautionnement est la garantie la plus utilisée pour assurer un crédit. Elle lie trois acteurs : l’emprunteur, la banque et la caution. Le rôle de cette caution est de prendre en charge le paiement des mensualités de prêt en cas de défaillance. En matière de crédit, la caution prend la forme d’une personne morale. Les organismes de cautionnement exigent en contrepartie le versement d’une cotisation. Cette solution est plutôt économique puisqu’elle n’implique pas un notaire.
L’hypothèque est une garantie assez coûteuse puisqu’elle nécessite l’intervention d’un notaire. En moyenne, le coût d’une hypothèque est équivalent à 1,5 % du montant de l’emprunt. Elle consiste à donner un bien immobilier en garantie. L’hypothèque suppose d’être déjà propriétaire d’un logement. Peu importe qu’il soit neuf, ancien ou en construction. Si vous choisissez de rembourser votre crédit par anticipation, vous devrez procéder à la mainlevée de la garantie. Cela vaut également en cas de vente du bien hypothéqué.
Le nantissement fait partie des garanties envisageables en matière de crédits immobiliers. Il s’agit d’un contrat par lequel vous donnez en garantie une partie de votre patrimoine financier. Ce patrimoine se compose de produits financiers tels que des actions et des produits d’épargne. Pour que le nantissement soit valable, la valeur des fonds nantis doit être équivalente au montant prêté. Une fois placés en garantie, les fonds sont indisponibles pendant toute la durée du prêt. Ils serviront à rembourser l’organisme de crédit en cas d’impayés.
Les garanties de prêt sont exigées, peu importe le travail que vous exercez. Les emprunteurs en CDI et CDD doivent également choisir l’une des solutions mentionnées pour garantir leur crédit. Elles interviennent en complément de l’assurance emprunteur.
Cette assurance protège également les emprunteurs contre les aléas de la vie. Tout dépend de la formule choisie, mais vous êtes généralement couvert en cas d’invalidité, décès et perte d’autonomie.
Faites appel aux experts Ymanci pour obtenir plus facilement un prêt immobilier en étant intérimaire. Grâce à son expertise, un courtier vous aidera à identifier le prêt le plus avantageux. En tant qu’intérimaire, il est notamment intéressant de se tourner vers les prêts aidés. Ces aides sont généralement accordées sous condition de ressources. Un courtier peut aussi vous renseigner sur les aides du FASTT (Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire).
Les courtiers Ymanci disposent d’un large réseau de partenaires. Ils pourront ainsi mettre en concurrence plusieurs banques afin d’obtenir l’offre qui vous correspond le mieux. Chaque client est différent, c’est pourquoi il est essentiel de comparer les offres de plusieurs organismes. Les intérimaires ont d’autant plus besoin de solliciter plusieurs banques. Sans l’aide d’un courtier, votre demande aura moins de chances d’être acceptée en raison de votre situation. Ce professionnel du crédit saura valoriser votre dossier.
L’intervention d’un courtier est également essentielle pour bénéficier du meilleur taux immobilier. Les experts Ymanci se chargent de négocier votre taux d’intérêt pour qu’il soit le plus bas possible. Nous sommes également à vos côtés pour négocier vos frais de dossier et vos garanties. Notre objectif est que vous trouviez la meilleure offre de prêt immobilier en étant intérimaire.
Vous constaterez que solliciter un prêt immobilier en étant intérimaire est assez délicat. Les banques sont assez réticentes à financer les intérimaires.
Dans le cadre d’une demande de crédit immobilier sans CDI, le travailleur indépendant fait partie des profils potentiellement à risques pour les banques. D’une part, parce que son activité peut être irrégulière, voire cesser du jour au lendemain.
Avant de se prononcer, les établissements de crédit vont donc évaluer les risques de défaut (non-paiement du crédit ou retard). Si vous épargnez régulièrement ou si vous empruntez avec un salarié en CDI, les banques voient d’un meilleur œil votre dossier. Il en va de même si vous réussissez à constituer un apport personnel conséquent.
Pour valoriser votre situation et trouver la banque adaptée à votre profil, le plus simple reste de faire appel à un courtier en crédit immobilier.
Un minimum de 3 ans d’ancienneté dans son activité professionnelle indépendante est un atout pour les banques.
balises: #Impot
