Créer une entreprise après des études de droit : opportunités et conseils

Vous avez du mal à trouver un emploi? Alors pourquoi ne pas tenter de le créer? Aujourd'hui monter sa boite n'est plus compliqué qu'avant et de nombreux jeunes diplômés céder à la tentation. Mais même si les démarches sont facilitées, il peut s'avérer indispensable d'être bien préparé.

Pourquoi se lancer après des études de droit?

Bien sûr, être son propre patron tout le monde en rêve. Mais l'envers du décor n'est pas toujours aussi rose que cela. Pour être rémunéré, il faut trouver des clients et ce de façon pérenne. Et ceci est la plus grande difficulté. Devenir entrepreneur lorsque l'on est jeune n'est pas impossible. Un projet solide, des aides ciblées, du temps et une envie d'avancer, voilà tout ce qu'il vous faut pour devenir un patron de qualité. Alors pourquoi pas ?

Préparer son projet dès les études

Pour éviter de perdre du temps, il est indispensable de chercher ses futurs clients dès la dernière année d'études. Profiter des étapes pour vous créer un réseau solide qui saura vous suivre lorsque vous aurez créé votre société est une excellente démarche. Vos professeurs sont là pour vous aider à trouver les meilleures solutions pour votre avenir. Ils pourront vous donner de précieux conseils et là encore enrichir votre réseau. Parents et amis sont aussi de très bons conseils. Si votre projet est abouti, pourquoi ne pas en parler autour de vous avant de vous lancer? Pour que l'on ne vous oublie pas, pourquoi ne pas donner à votre futur partenaire une petite brochure qui décrira votre projet afin que celui-ci garde un souvenir durable de vous?

Étude de marché et validation de l'idée

Quel que soit votre âge, créer une entreprise demande une étude de marché et des conseils pertinents. Explorez le marché du travail. Trop ou trop peu de concours doivent vous faire réfléchir sur la qualité de votre projet. Commencer par répondre à vos clients, ils vous le rendront bien. Fixez-vous des objectifs réalisables la première année, vous ne serez pas déçu et pourrez mieux comprendre le fonctionnement de l'entreprise.

Choisir le bon statut juridique

Avant tout, il faut déterminer votre statut (auto entrepreneur, SARL, SAS…). Optez pour un statut simple qui vous laissera un maximum de temps pour développer votre entreprise - celui d'auto entrepreneur reste idéal pour débuter. Si votre projet est particulièrement innovant, certaines aides peuvent vous être attribuées - statut JEI entre autres.

Lire aussi: Commander un Kbis sans compte bancaire : possible ?

Financements et aides disponibles

Votre projet est solide? À présent, il va vous falloir trouver des financements et ce n'est pas une mince affaire lorsque l'on est jeune. Il existe de nombreuses aides pour créer son entreprise si vous êtes un jeune diplômé de moins de 26 ans. L'ACCRE vous permettra par exemple de réduire les cotisations sociales durant trois ans. Vous pouvez également obtenir des prêts à taux zéro ou des aides spécifiques selon la nature de votre projet. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à contacter la Chambre de Commerce de votre département.

Aide / Source Objet
ACCRE Réduction des cotisations sociales durant trois ans
Bpifrance (Bourse French Tech, i-Lab) Subventions, concours et accompagnement pour projets innovants
Prêts d'honneur (Initiative, Réseau Entreprendre) Prêts sans intérêt ou sans garanties personnelles pour renforcer le financement
Crowdfunding / Finance solidaire Solutions alternatives de financement

Acteurs et réseaux d'accompagnement

Les opérateurs publics de l’emploi et de l’insertion, les chambres consulaires et les réseaux d’accompagnement sont les premiers interlocuteurs auxquels s’adresser lorsque l’on souhaite créer une entreprise. Selon la situation du porteur de projet, différents opérateurs publics proposent un accompagnement à la création ou à la reprise d'entreprise.

Opérateurs publics

  • Si le créateur d'entreprise est demandeur d'emploi, il peut bénéficier d'un accompagnement proposé par France Travail. France Travail propose à tout demandeur d’emploi un accompagnement dédié à la création et à la reprise d’entreprise, permettant d’explorer la faisabilité du projet, de le structurer et d’identifier les potentielles aides.
  • Les cadres en recherche d’emploi peuvent également bénéficier des services proposés par l'Apec pour préparer leur projet de création d'entreprise.
  • Si le créateur d'entreprise est âgé de 16 à 25 ans, il peut bénéficier de l'accompagnement proposé par une Mission locale. La Mission locale de Paris propose notamment un accompagnement dédié à la création d’entreprise.
  • En situation de handicap, l'Agefiph propose un accompagnement pour évaluer la faisabilité du projet et orienter vers les aides financières et techniques adaptées.

Chambres consulaires

  • La CCI pour les projets commerciaux, industriels ou de services : accompagnement, étude de marché, prévisionnel, mise en relation avec partenaires.
  • La CMA pour l'activité artisanale : accompagnement personnalisé, formations, préparation à l'installation.
  • La chambre d’agriculture pour les projets agricoles : diagnostic, accompagnement économique, Point Accueil Installation.
  • Pour les activités libérales, les interlocuteurs sont les ordres professionnels et syndicats spécifiques.

Réseaux d'accompagnement

Réseau Accompagnement proposé
BGE Conseils, formations et outils pour toutes les étapes du projet
Initiative France Accompagnement personnalisé + prêt d'honneur
Réseau Entreprendre Accompagnement par chefs d’entreprise et prêt d'honneur pour projets créateurs d'emplois
France Active Accompagnement et financement pour projets à impact social ou territorial

Financements : publics, bancaires et alternatifs

Plusieurs acteurs peuvent contribuer au financement d'un projet de création d'entreprise :

  1. Trouver un financement public : Bpifrance propose garanties, subventions (Bourse French Tech Emergence), concours d’innovation i-Lab et prêts d’honneur digitaux via réseaux partenaires. Bpifrance Création met à disposition « Mon Pass Créa », un service gratuit destiné aux porteurs de projet.
  2. Obtenir un prêt bancaire : Les établissements bancaires proposent prêts professionnels, prêts de trésorerie, crédits-bails et conseils sur le plan de financement. L'octroi dépend de la solidité du projet et des garanties apportées.
  3. Explorer d’autres solutions : financement participatif (crowdfunding), plateformes d’investissement en ligne, réseaux de financement solidaire.

Comment créer un business plan étape par étape ? #LaChecklist | Crédit Agricole

Professionnels à solliciter

Selon les besoins du projet, plusieurs professionnels peuvent accompagner le créateur d'entreprise afin de sécuriser les aspects juridiques, comptables et patrimoniaux de la création.

Expert-comptable

  • Un expert-comptable peut intervenir en comptabilité d’entreprise : ouverture, organisation, tenue, élaboration des comptes annuels et des budgets prévisionnels.
  • Assistance à la création d’entreprise, conseil en gestion financière, audit et missions de tiers de confiance.
  • Fiscalité : établissement des déclarations fiscales, optimisation de la gestion fiscale.

Avocat

  • Choix de la structure juridique, rédaction des statuts et pactes d'associés, sécurisation des contrats commerciaux.
  • Protection de la propriété intellectuelle et conseils en droit social pour l'embauche des premiers salariés.
  • Gestion des litiges et représentation devant les juridictions si nécessaire.

Notaire

  • Accompagnement pour l'acquisition ou l'apport d'un bien immobilier professionnel, organisation et protection du patrimoine, transmission ou reprise d'entreprise.
  • Recommandé lorsque le projet comporte une dimension patrimoniale ou immobilière importante.

Structures d'accueil : incubateurs et pépinières

Selon le stade d'avancement du projet et les besoins de l'entreprise, le créateur peut intégrer des structures spécialisées proposant un accompagnement, un hébergement, des services mutualisés et un accès à un réseau de partenaires.

Lire aussi: CDI et création d'entreprise

  • Incubateurs d’entreprises : accueillent principalement des projets innovants ou à fort potentiel de développement, proposent accompagnement personnalisé, formations, mentoring et aides au financement.
  • Il existe de nombreux types d’incubateurs : publics « Allègre », privés, rattachés aux grandes écoles, etc.

Compétences juridiques utiles et débouchés après une licence/master de droit

La licence de droit a fait l’objet de plus de 310 200 vœux sur Parcoursup en 2023. Mais que faire après une licence de droit ? Quelles compétences sont développées en droit et pour quels débouchés ? Après une licence de droit, les débouchés se retrouvent aussi bien dans le privé que dans le public (via des concours administratifs). Après une licence de droit, vous pouvez poursuivre en master pour obtenir un bac+5 en droit. Avec un master de droit, les débouchés sont encore plus nombreux. Il est alors possible d’envisager des études d’avocat, de notaire, de magistrat, etc.

Les métiers du notariat, les concours de la fonction publique, les écoles de commerce, de journalisme ou les IEP sont autant d’options. Le droit offre de solides connaissances juridiques appréciées au sein de diverses entreprises dans de nombreux métiers. En entrant dans le domaine du droit des affaires, vous avez accès à une variété de métiers associant expertise juridique et compréhension des enjeux économiques des entreprises. Les postes du droit des affaires sont parmi les mieux rémunérés dans le secteur juridique.

Compétences pluridisciplinaires et formation complémentaire

Les juristes ont depuis plusieurs années dû multiplier leurs champs de compétences, notamment en se tournant vers celles liées au monde de l’entreprise. On constate aussi que des entrepreneurs, souvent non-juristes, se lancent dans des projets entrepreneuriaux en lien parfois étroits avec les services juridiques. Les offres de mastères spécialisés (MS), de master of science (Msc) ou encore de LL.M, à destination des juristes se sont multipliées. D’autres partenariats ont vu le jour entre certaines écoles d’avocats et des écoles de management.

Le lien avec l'entreprise est constant tout au long de certaines formations professionnelles et permet au futur juriste d'acquérir des bases nécessaires pour comprendre certains mécanismes de gestion et une vision globale de la stratégie d'entreprise et de ses enjeux.

Risques, contraintes et réalités de la création

Créer son entreprise est aussi un pari qui peut devenir lourd. Pas de salaire régulier, charges diverses, assurances, factures et congés rares font partie de la création d'entreprise. Le nerf de la guerre, c'est l'argent et même si vous aimez dépenser pour vous faire plaisir, votre trésorerie ne doit pas en pâtir. Le même temps passé à vous amuser va être réduit. Une entreprise n'est pas un passe-temps, mais une passion qui peut être dévorante. Apprenez à bien la maîtriser pour votre équilibre !

Lire aussi: Guide création entreprise restauration

Perspectives en cas d'échec

Quoi qu'il en soit, si malgré tout votre entreprise ne décolle pas et que vous pensez sérieusement arrêter, sachez que les nombreux responsables de PME sont très intéressés par les profils de jeunes entrepreneurs, même s'ils ont échoué.

Exemples et ressources pratiques

Vous pouvez également consulter le site officiel du gouvernement français concernant la loi PACTE, qui donne aux entreprises de nombreuses opportunités pour se développer. Par exemple, Hikito est un site de vente de néons, qui s’est construit seul et qui maintenant connaît un gros succès !

Pour aller plus loin, contactez la Chambre de Commerce, la Chambre des Métiers, Bpifrance, Initiative France, Réseau Entreprendre, ou un expert-comptable / avocat / notaire selon vos besoins. Si vous êtes demandeur d'emploi, jeune ou en situation de handicap, renseignez-vous auprès de France Travail, de la Mission locale ou de l'Agefiph.

balises: #Entreprise

Articles populaires: