Histoire et architecture de la Maison patronale et du quartier de Champclairot à Niort
Le quartier de Champclairot développé aux abords de l’Avenue de Limoges est un quartier qui peut être qualifié de relativement récent au regard de l’histoire générale de la ville de Niort. Samedi 19 septembre, venez visiter le quartier Champclairot de Niort et comprendre comment il s’est construit entre 1920 et 1960. Le CAUE 79 et le Centre Socio-Culturel proposent une visite du quartier de Champclairot.
Du moulin isolé aux lotissements : évolution du bâti (XIXe-XXe siècles)
Première moitié du XIXe siècle : Les abords de l’avenue de Limoges ne sont pratiquement pas construits. Le moulin du Frêne (qui donne sur la rue Brun Puirajoux actuelle) est un des seuls édifice du futur quartier. Première moitié du XXe siècle (principalement entre 1920 et 1940) : Des lotissements privés se créent successivement (La rue Rougier est la première, les autres rues parallèles se succèdent par la suite). Seconde moitié du XXe siècle (principalement entre 1950 et 1970) : Après-guerre, le quartier connaît une extension considérable au nord de la rue Brun Puirajoux. La rue Georges Clemenceau est créée et relie les voies en impasse.
Anecdote relatée par le C.O. en 1959. On s’inscrivait rue du Pont pour accéder à la propriété, mais on ne découvrait sa maison que lors de la remise des clés, par exemple le 30 octobre 1959 pour Beauregard. Les maçons travaillaient avec un matériel réduit par rapport à aujourd’hui, mais la bétonnière de chantier existait. D’abord construites sur Niort, (limite de commune impasse Roland Garros), les maisons s’étendirent ensuite sur l’ancienne commune de Souché (impasse H Latham, A Pegoud, Villechanoux…). Le total de cette première partie de Baticoop représentait 403 maisons et appartements avec Plaisance. Ces constructions se firent sur d’anciennes prairies d’environ 23 hectares.
Pour la dénomination des rues, la municipalité Emile Bèche demanda à l’association syndicale des propriétaires constituée le 10 mars 1959 des noms d’aviateurs. L’essor, ou l’envol, du quartier avec de tels noms commença bien à cette époque là. 53 ans déjà ! Il se poursuivit ensuite avec la vente des terrains Richard (dernier Maire de Souché).
La Maison patronale : origine, architecture et usages
Construite dans les années 1900, la Maison patronale s’élève sur deux niveaux (650 m2 au total). La Maison patronale (600 m²) date de 1880. C’est un édifice de caractère, en pierre de taille, emblématique de l’histoire de la chamoiserie et de la ganterie à Niort. Pendant plus d’un siècle, elle a servi d’habitation à la famille Boinot. Située à l’entrée historique du site, boulevard Main, elle s’ouvre sur un jardin et sur le bief de l’ancien moulin.
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Pour la partie nord, qui correspond à l’ancienne habitation, le projet est de respecter au mieux l’existant et de tenter de restituer l’ambiance de l’époque. Les caractéristiques architecturales, l’ordonnancement des pièces, les boiseries intérieures et notamment l’escalier seront respectés. Tout ce qui peut être conservé sera soigneusement restauré. La partie sud, plus rustique, va s’ouvrir sur le jardin et sur le bief. Dans le jardin de la Maison patronale, 170 arbustes ont été plantés en janvier 2019.
Une vocation restaurative et conviviale
La Ville souhaite accueillir dans la Maison patronale (600 m²) datant de 1880 un établissement de restauration, type « bistronomique » « brasserie parisienne » sur deux niveaux, qui respectera les caractéristiques architecturales du bâtiment, l’ordonnancement des pièces, les boiseries intérieures. L’étage pourrait être réservé à des salons pour un accueil de type « lounge » ouvert sur une terrasse de 50 m². Au rez-de-chaussée, un accueil bar lié au jardin aurait toute sa place.
La Fabrique Boinot : industrie, reconversion et architecture
La Fabrique, qui longe le boulevard Main, a été construite vers 1940. La Fabrique construite vers 1940 le long du boulevard Main (385 m² au sol), donne un aspect imposant au site. Elle comprend trois niveaux qui étaient utilisés comme ateliers et comme séchoir. La Fabrique a été construite vers 1940 le long du boulevard Main (385 m² au sol). Le rez-de-chaussée sera équipé d’un gradin rétractable qui laissera la possibilité d’organiser aussi bien des conférences que des repas d’affaires. Deux salles de réunion modulables à l’étage seront aménagées.
L’affectation définitive du lieu n’est pas encore déterminée. Mais sans attendre, la Ville souhaite que la structure du bâtiment soit consolidée et que son enveloppe extérieure soit mise en valeur. L'objectif est que la Fabrique puisse, d'ici 2020-2021, s'intégrer visuellement dans le site de Port-Boinot, et conserver toutes ses possibilités d'aménagement intérieur. On peut envisager ici un lieu évènementiel, culturel, de réception, de co-working. Un lieu de vie en journée, le soir, le week-end, à n’importe quelle saison. Tout reste à imaginer !
Le projet Port-Boinot : chronologie et acteurs
Port-Boinot a terminé sa mue. Un peu d’histoire… Difficile de croire aujourd’hui que l’on trouvait à Port-Boinot la dernière chamoiserie niortaise. L’entreprise Boinot, qui fabriquait gants et cuirs, a fermé ses portes en 2001. Le site est racheté par la Ville en 2004, puis ravagé par un incendie en 2007. Le projet Port-Boinot franchit une nouvelle étape avec le vote du programme de réhabilitation de la Maison patronale et de la Fabrique.
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Fin 2017 : Le programme de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation de la Maison patronale et de la Fabrique est approuvé en conseil municipal le 18 septembre 2017. Publié le 18/09/2017 : La demande de permis de construire pour l’aménagement de Port-Boinot (jardins, Séchoir et Hangars) sera déposée en octobre. Et déjà, la Ville de Niort passe à la deuxième étape : la réhabilitation de la Maison patronale et de la Fabrique.
Avril 2018 : Le marché est attribué à l'équipe Beaudouin & Engel Architectes. La commission d'appel d'offres a choisi l'équipe Beaudouin & Engel Architectes. L'équipe est formée du cabinet d’architectes niortais Beaudouin & Engel, du bureau d’études en bâtiment ATES, de YAC ingénierie et de CCE Associés, économistes de la construction.
Le paysagiste Loïc Mareschal et l’architecte Franklin Azzi ont orchestré la métamorphose de la friche Boinot en jardins et mis en valeur un patrimoine industriel oublié. Il s’agit pour eux d’un premier projet commun qui s’achève. Loïc Mareschal (agence Phytolab). Franklin est architecte et se concentre sur le bâti. Moi, je suis paysagiste et travaille sur les espaces extérieurs. Nous tirons chacun parti d’un existant en le respectant, apprenons à regarder et analyser le potentiel d’un lieu avec pragmatisme qui n’empêche pas d’imaginer avec poésie un aménagement à venir. Franklin Azzi (agence Franklin Azzi Architecture). Notre travail réside dans l’observation préalable. Pour imaginer le futur, il faut bien connaître le passé pour ne pas faire d’erreurs. On a en commun cette démarche d’analyse historique et même technique d’un site. L’architecture et le paysage sont très comparables à la médecine, avant d’agir, on doit comprendre. Une intervention trop spontanée pourrait porter préjudice aux lieux. Franklin Azzi.
Tout d’abord, la symbolique du site pour Niort et la mémoire industrielle des lieux aujourd’hui disparue, liée à l’activité de peausserie qui remonte au Moyen Âge. Cet espace est tout en contradiction à la fois très industriel et à forte valeur environnementale. C’est un site charnière qui fait le lien entre la Sèvre et le centre-ville. La dimension géographique des lieux situés à la fois sur une pointe et sur une île avec d’un côté la Sèvre sauvage et de l’autre la Sèvre canalisée. Nous nous trouvons ici à une confluence assez extraordinaire aux portes du Marais poitevin. Port Boinot était la pièce manquante du parc naturel urbain.
Appels à projets, exploitation et acteurs locaux
La Ville lance un appel à projets pour l’occupation de la Maison patronale et de la Fabrique des anciennes usines Boinot, dans le cadre du futur aménagement de Port-Boinot. Restaurateurs et opérateurs immobiliers sont invités à remettre leurs offres jusqu’au 15 mai 2018. La Ville lance un appel à manifestation d’intérêt pour la gestion et l’exploitation de la Maison patronale et de la Fabrique. Qui pour exploiter la Maison patronale et la Fabrique? Publié le 17/01/2018.
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Les locataires de la Fabrique et de Maison patronale sont choisis : Avril 2021 Les deux futurs coexploitants sont Arnaud Guérin, le patron de l’Hostellerie de l’Abbaye à Celles-sur-Belle, et Emmanuelle Valentin, coach et formatrice (LesTribus).
Le porteur de projets qui sera désigné à l’issue de cette consultation procèdera à l’aménagement intérieur en lien avec son activité qui devra répondre à l’objectif de la Ville d’animer Port Boinot. La Ville a engagé un programme de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation des deux bâtiments. Dans un premier temps, la Ville a engagé un programme de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation des deux bâtiments*. Elle lance aujourd’hui un appel à projets pour désigner un opérateur qui occupera les lieux à horizon 2021.
Chantier, coûts et partenaires de la réhabilitation
Le coût prévisionnel de ces deux opérations est estimé à 1 915 000 € HT. Début octobre, la Ville lancera un appel d'offres restreint en vue de retenir un maître d’œuvre. Les candidats auront jusqu'à la mi-novembre pour transmettre leur candidature et ceux qui auront été sélectionnés devront déposer leur offre pour fin janvier 2018. Janvier 2023 Le chantier démarre.
Les deux futurs coexploitants sont Arnaud Guérin, le patron de l’Hostellerie de l’Abbaye à Celles-sur-Belle, et Emmanuelle Valentin, coach et formatrice (LesTribus). Mi-2024 La Ville aura achevé la réhabilitation des deux bâtiments mi-2024. Il restera aux exploitants à procèder aux aménagements intérieurs et à s’occuper de la décoration des lieux. Ouverture au public en 2025.
Aussi rare que cela puisse paraître, ce sont bien deux sociétés coopératives de production (SCOP), Pougnand et Uniscop, qui travaillent ensemble pour faire de la Maison patronale et la Fabrique, de futurs lieux agréables au cœur du chef-lieu départemental des Deux-Sèvres. La première d’entre elles, représentée par Florent Cornuault, est située à Celles-sur-Belle et a été reprise par ses 34 salariés pour devenir une SCOP en décembre 2020. Elle est spécialiste de la charpente. La seconde, Uniscop, implanté à Poitiers (Vienne) avec plus de 3 000 associés, est spécialisée dans la réhabilitation des façades et la maçonnerie. Ce sont des chantiers qu’on aime. Dire que le chantier contient des difficultés est en effet un euphémisme au vu des travaux.
Niort : le travaux au Port Boinot
Réouverture et nouvelle vie du site
Mercredi 15 janvier 2025, la Maison-Boinot servait ses premiers plats au sein de l’ancienne maison patronale, achevant par la même occasion la période de réhabilitation de l’ancienne chamoiserie, devenue une nouvelle vitrine de la ville. Le projet Port-Boinot vise à créer un lieu qui préserve la mémoire industrielle du site et le lien avec le parc naturel du Marais poitevin. Pour Jérôme Baloge, Maire de Niort « Le potentiel d’attrait du site est incontestable. Port-Boinot redonnera vie à ce patrimoine en friche. Un véritable pôle touristique se dessine ici ! La Maison patronale et la Fabrique sont au cœur du projet et contribueront à la réappropriation des lieux par les Niortais.»
| Élément | Date / période | Surface / détail |
|---|---|---|
| Maison patronale | fin XIXe - début XXe | 600-650 m², pierre de taille, jardin, bief |
| La Fabrique | vers 1940 | 385 m² au sol, 3 niveaux, ateliers et séchoir |
| Réhabilitation - vote programme | 18/09/2017 | maîtrise d’œuvre approuvée |
| Marché attribué | Avril 2018 | Beaudouin & Engel Architectes + équipes |
| Plantations | Janvier 2019 | 170 arbustes dans le jardin |
| Chantier | Janvier 2023 | démarrage |
| Réhabilitation achevée | Mi-2024 | ouverture au public 2025 |
La Maison patronale et la Fabrique marquent l’entrée historique des anciennes usines de chamoiserie situées à l’angle des Ponts-Main, du boulevard Main et des allées Dunant. Une place toute particulière est réservée à ces deux bâtiments patrimoniaux dans le projet Port-Boinot.
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