Raison sociale Groupe Lhotellier : identité, métiers et engagements d’un groupe familial centenaire

Créé en 1919 en Normandie, le Groupe Lhotellier est un groupe familial, centenaire et indépendant. Son Président, Paul Lhotellier, représente la 4ème génération d’entrepreneurs de la famille. Le fait que cette entreprise soit plus que centenaire nous donne le respect du temps passé, mais aussi le sens du temps à venir. Une entreprise comme la nôtre s’inscrit dans la durée au lieu d’être soumise à la pression de l’instant.

Une raison sociale ancrée dans l’histoire familiale

Quatre générations se sont succédé pour apporter leur énergie, leur ingénierie, et leur amour pour le métier de bâtisseur. Mon arrière-grand-père est décédé à 50 ans, sur un chantier. Mon grand-père est mort, au même âge, dans un accident de voiture qui a également coûté la vie à ma grand-mère. À seulement 21 ans, mon père a dû se résoudre à reprendre les rênes de l’entreprise sans avoir terminé ses études d’ingénieur, alors que, de surcroît, l’entreprise traversait une passe difficile.

Mon arrivée à la tête de l’entreprise a été liée à un nouveau drame, la mort de ma petite sœur. Mon père, qui avait alors 50 ans, s’est interrogé sur ce qu’il voulait faire de la suite de sa vie et m’a présenté deux possibilités : « Soit tu rentres en France et tu reprends l’entreprise avec mon aide, soit je la vends. » J’ai choisi la première option. Nous avons conçu un scénario de transmission en deux phases, d’une durée de cinq ans chacune. Au bout des dix ans, en 2003, j’ai pris les rênes de la totalité du Groupe.

Positionnement et chiffres clés

Acteur global en construction, le Groupe est expert dans les métiers des travaux publics, du bâtiment et du génie civil, de la dépollution, de la déconstruction désamiantage, de l’énergie, de l’eau et de l'immobilier. Propriétaire de ses propres industries et de ses carrières, négociant en matériaux, le Groupe propose une offre globale qui s’insère dans l’écosystème de l’aménagement des territoires auprès des acteurs privés et publics. L’entreprise se positionne comme une alternative locale aux acteurs nationaux sur les projets de toutes dimensions, y compris les plus complexes.

Avec un chiffre d’affaires de 350 M€ en 2024 et environ 1700 collaborateurs en France, Lhotellier se développe sur deux pays : en Normandie, Hauts-de-France et en région parisienne en France et dans la région de Montréal au Canada. Entre 1994 et aujourd’hui, notre chiffre d’affaires est passé de 165 millions de francs à 300 millions d’euros. J’explique cette progression par deux grands facteurs : la diversification et la mise en place d’une gouvernance solide.

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Les métiers : diversification et savoir-faire

Aujourd’hui, l’entreprise exerce neuf grands métiers et ne dépend plus qu’à 50 % de la commande publique. Les travaux publics représentent 60 % de notre activité globale. Mon arrière-grand-père et mon grand-père avaient développé des activités en bâtiment et génie civil, que j’ai réactivées il y a quelques années et qui sont en plein développement, avec un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros prévu en 2022.

Nous avons également développé les métiers de la déconstruction et du désamiantage, ainsi que ceux de la dépollution, dans lesquels nous avons acquis une grande expertise. Dans le domaine de l’eau, nous assurons aussi bien l’adduction en eau potable que le traitement des eaux usées. La production de granulats était un autre métier de mon grand-père, que nous avons largement industrialisé. Nous continuons à transformer des sables et des graviers pour en faire des matériaux de construction, mais nous produisons aussi des matériaux plus modernes, comme les agrégats et les enrobés.

Il y a une quinzaine d’années, nous avons commencé à nous intéresser à l’énergie, d’abord à travers l’éolien et la méthanisation, et désormais à travers le photovoltaïque. La société Ikos Environnement, dédiée à la collecte et au traitement des déchets, que j’avais créée en 1994 et que nous avons pu développer jusqu’en 2018, était arrivée à une sorte de plafond de verre. J’ai décidé de la céder pour nous recentrer sur nos métiers historiques.

Industrie, carrières et approvisionnement

Propriétaire de ses propres industries et de ses carrières, négociant en matériaux, le Groupe propose une offre globale qui s’insère dans l’écosystème de l’aménagement des territoires auprès des acteurs privés et publics. Pensez-y ! Cette technique permet de valoriser les matériaux existants, de limiter les transports et de réduire la consommation de ressources naturelles.

Gouvernance et organisation

J’ai aussi rapidement compris que j’avais besoin d’une gouvernance forte, reposant sur des personnes que j’aurais moi-même choisies, et qui me permettrait de démultiplier mon impact sur l’organisation et d’assurer la stabilité de l’ensemble. Pendant une dizaine d’années, j’ai travaillé d’arrache-pied à la construction de cette équipe, composée, hélas, uniquement d’hommes : Christophe Gaudillot, Jean-Philippe Lemesle, Sébastien Sacavin, Olivier Lesenne et Christophe Schumer.

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Pendant 20 à 30 % de leur temps, ils exercent aussi une responsabilité globale sur les fondamentaux de l’entreprise, sa stratégie, sa présentation, son rayonnement, sa réflexion, l’affectation des moyens. Ils sont également directeurs généraux de fonctions support ou de métiers opérationnels. Pour constituer cette équipe, j’ai sélectionné des personnes qui étaient expertes dans leur métier, mais montraient également une capacité à travailler ensemble et à s’enrichir mutuellement.

Supports et fonctions internes

À nos sept grands métiers opérationnels s’ajoutent le support administratif et financier, ainsi que le support technique (laboratoires, ateliers de gestion de matériel…). On a souvent tendance à considérer que les métiers support doivent être “au service de la production”. J’estime que c’est une erreur. Les métiers support sont la véritable colonne vertébrale de l’entreprise. Ils offrent des perspectives de différenciation qui peuvent représenter un atout majeur face à des tempêtes comme celles que nous venons de traverser avec la pandémie de Covid-19.

Engagement territorial, RSE et innovation

Au-delà de s'impliquer pour ses clients, ses salariés, ses partenaires, ses futurs clients, Lhotellier s'engage pour ses territoires, la mobilité de tous partout, l'accès à l'énergie et à la connectivité. Lhotellier participe depuis plus de 100 ans à l'aménagement des territoires et cherche aujourd'hui à apporter de l'intelligence et du sens à nos constructions.

Impliquée dans la vie des territoires, Lhotellier a toujours eu le développement durable ancré dans son ADN. Sur tous les projets, les aspects sociaux, économiques et écologiques sont traités avec la plus grande application. Parler du climat, c'est essentiel. 𝐋𝐚 𝐑𝐒𝐄 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝’𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯é𝐞. Aujourd’hui, nous publions 𝗹𝗲 𝗥𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗥𝗦𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟱 (é𝗱. « Une vision de long terme fondée sur la confiance, la complémentarité et la performance opérationnelle.

Avec ses laboratoires repartis sur les territoires, Lhotellier assure aux métiers historiques le suivi des dernières innovations, des essais sur les dernières techniques mises en place, des participations à des tests grandeurs natures. Pour aller plus loin et toujours impliquer les salariés, le Groupe Lhotellier a imaginé un Elliot de l'innovation (Prix), afin de récompenser une personne ou un groupe de salariés pour son ingéniosité et sa vision innovante de nos métiers.

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Stratégie et plans à long terme

Nos plans stratégiques, établis par phases de sept ans, nous permettent de présenter un projet clair à nos collaborateurs. Le but est que tout le monde, à tous les échelons de l’entreprise, soit capable de partager l’élan qui nous fait avancer. Celui que nous avons lancé en 2019 et qui va se terminer en 2026 s’appelle Ensemble vers 2026 et s’articule autour des 3 axes suivants : bétonner, c’est-à-dire « être l’entreprise de référence sur nos métiers historiques » ; bouger, au sens de « nous remettre en question sur nos métiers et innover dans les processus » ; explorer, c’est-à-dire « être capables de détecter les signaux faibles émis par nos clients en matière de nouvelles exigences sociétales et de les traduire en business ».

La pandémie de Covid-19 a été un épisode très stressant, qui a ralenti nombre de nos projets. Elle a cependant aussi représenté une source de progrès et nous a même donné une impulsion nouvelle. Nous nous sommes à nouveau penchés sur ce que notre entreprise pouvait apporter à nos territoires, tout particulièrement face à un événement comme celui-là. Dans les premiers temps de la pandémie, j’ai pris la plume et rédigé un Traité d’optimisme pour nos territoires.

Transmission et défis futurs

À l’occasion de mon 55e anniversaire, j’ai décidé de traverser l’Atlantique en bateau. Je viens de terminer ce voyage, qui symbolise pour moi l’entrée dans une phase de nouveaux enjeux pour l’entreprise. À mes yeux, le plus important est d’assurer la pérennité de l’entreprise à travers sa transmission à mes enfants.

Le contexte n’est pas facile : sur l’ensemble de nos métiers, les grandes entreprises internationales accaparent 80 % du marché. De plus, nous sommes dépendants des grands enjeux sociétaux nationaux, car ce sont les directives politiques qui créent la commande publique, et cette dernière représente 50 % de notre activité. Le troisième défi est local. Face à la tendance qui n’a fait que s’étendre, ces dernières années, de s’opposer, au nom de l’environnement, à tous les projets nouveaux, qu’il s’agisse d’infrastructures ferroviaires, routières ou numériques, comment contribuer à faire naître, dans les collectivités rurales, une dynamique et une ambition qui les conduisent à développer les infrastructures qui feront vivre ces communautés demain ?

Ambition territoriale

Il faut, pour cela, faire de “l’environnementalisation” un vrai projet de société et transformer des territoires en déclin en territoires d’avenir grâce à des expérimentations sur les nouvelles mobilités, ou encore sur le numérique. Au-delà de son rôle d’entreprise engagée, Lhotellier va plus loin et s’affiche comme militant pour les territoires. Un militantisme positif qui s’engage pour une ruralité moderne !

Conformité et informations légales

État des inscriptions Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). L’Extrait RNE est le justificatif d’immatriculation de l’entreprise. Il contient les mêmes données qu’un extrait KBIS/D1. Cette structure est une entreprise immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE). Ce registre liste les entreprises de France. Il est tenu par l’INPI.

L’Extrait RNE contient des informations telles que la dénomination, le SIREN, le SIRET du siège social, le N° TVA Intracommunautaire, le N° EORI, l’activité principale (NAF/APE), l’adresse postale, la forme juridique, l’effectif salarié, la catégorie d'entreprise, la date de création, les conventions collectives applicables et les labels et certificats. L’effectif salarié est une variable qui s’affiche à partir de deux données de l’Insee : la tranche d’effectifs salariés, et le caractère employeur des établissements (données déclaratives maintenues par l'URSSAF).

Indicateur Valeur / remarque
Année de création 1919
Structure familiale 4 générations, Président Paul Lhotellier
Chiffre d’affaires 350 M€ (2024)
Effectifs ~1700 collaborateurs en France (environ 2000 collaborateurs total selon certains bilans)
Implantations Normandie, Hauts-de-France, région parisienne, Montréal (Canada)
Métiers Travaux publics, bâtiment, génie civil, dépollution, désamiantage, énergie, eau, immobilier, carrières

Sources : INSEE, DGFiP, Douanes, MTPEI, INPI et communications internes du Groupe Lhotellier.

Au-delà de l’histoire familiale, il n’est pas rare de voir dans une même agence, le père et le fils travailler ensemble. En plus de l’entretien des infrastructures existantes, il faut tirer parti de nouveaux flux d’énergie et de data. Demain, tous les bâtiments, toutes les routes, tous les ponts seront connectés. On peut de plus en plus facilement vivre à la campagne et travailler en ville ou vivre en ville et profiter de la campagne. Ce qui impose d’inventer, de développer et d’entretenir les infrastructures qui libèrent des flux d’énergies dans nos territoires et leur permettre de capter les flux internationaux à proximité.

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