Terrain en Ardèche, accréditation, définition et réglementation
Le principe est simple : en cas de vente de petites propriétés forestières, les voisins sont prioritaires à l’achat. Cette procédure créée en 1960 était principalement destinée à éviter le mitage des terres agricoles et les boisements en timbre-poste afin de conserver les meilleures terres indispensables à l’activité agricole. La loi sur l’aménagement foncier de 1985 en a fait une procédure d’aménagement à part entière. Son objectif est de favoriser une meilleure répartition des terres entre les productions agricoles, la forêt et les espaces naturels (articles L. réglementé : tout propriétaire avec projet de (re)boisement doit adresser une déclaration préalable (souvent appelée « demande d’autorisation de boisement ») au Président du Département de l’Ardèche.
Cadre et autorisations forestières en Ardèche
Certaines coupes nécessitent des autorisations préfectorales préalables et sont soumises à l’obligation de renouveler le peuplement forestier exploité. Les seuils de surface prévus par la réglementation s’apprécient pour chaque propriétaire forestier. Pour les propriétaires de plus de 20 ha de forêt, pas forcément d’un seul tenant, ne disposant pas d’un plan simple de gestion agréé, une autorisation doit être sollicitée auprès de la DDT avant toute coupe de bois. En Ardèche, par application de l’Arrêté préfectoral du 13/08/2014 : les coupes rases supérieures à 1 ha, pas nécessairement d’un seul tenant, sont soumises à obligation de renouvellement des peuplements forestiers dans un délai de 5 ans, renouvellement obtenu soit par régénération naturelle, soit par reboisement. Le principe général est qu’il faut une autorisation préfectorale préalable pour pouvoir effectuer un défrichement. Cette autorisation est à demander auprès de la DDT.
Les différents types de terrains
- Les terrains agricoles : Un terrain est dit agricole lorsqu'il se situe en zone rurale et lorsqu'il a pour objet d'abriter une exploitation agricole.
- Les terrains non constructibles : Un terrain non constructible est une terrain inconstructible par défaut, c’est-à-dire que toute construction y est interdite - qu’il s’agisse d’une maison, d’un immeuble, d’un mobil home ou même d’un cabanon, pourquoi ? Soit il n’est pas prévu pour accueillir une habitation décente car il n’existe pas de voie d’accès ni de raccordement à l’eau potable, à l’assainissement ou à l’électricité. Soit parce que les plans d’urbanisme l’ont désigné comme terrain non constructible.
- Les terrains dits à bâtir / constructibles : Un terrain constructible est une parcelle de terrain susceptible d’accueillir une ou plusieurs constructions neuves. Pour être considéré comme constructible, un terrain doit répondre à plusieurs critères : il doit être juridiquement habilité à recevoir une construction (critère défini par le PLU), il doit avoir les capacités physiques de recevoir une construction, et il doit être viabilisé / viabilisable (accès et raccordement à l’eau, électricité, assainissement, etc.).
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter un terrain pour construire
Les règles d’urbanisme en vigueur passent par la consultation de documents à la mairie de la commune concernée :
- PLU et PLUI : plan local d’urbanisme et plan local d’urbanisme intercommunal pour connaître la destination autorisée des sols et les modalités de construction.
- Carte communale : zones constructibles et non-constructibles dans les petites communes sans PLU.
- Certificat d’urbanisme : informations sur les limitations au droit de propriété (servitudes, droit de préemption, zones de protection).
- Cadastre : répertorie les parcelles construites ou non et renseigne sur leur superficie.
Également, l’état du sol et les risques environnementaux doivent être vérifiés. Depuis le 1er octobre 2020, la vente de terrains non bâtis constructibles imposant une maison individuelle nécessite un diagnostic géotechnique préalable pour détecter les risques de mouvements de terrain liés à la sécheresse ou à la réhydratation des sols argileux. Des arrêtés précisent cette disposition dans le cadre de la loi ELAN. Il est indispensable de demander le plan de prévention des risques naturels (PPRN) et, le cas échéant, l’état des risques et pollution (ERP).
État actuel du marché et contexte local en Ardèche
L’Ardèche présente une grande variété de paysages avec une faible densité de population, mais une croissance démographique et économique récente. La vente de terrains est active, le cadre de vie est sain et agréable, l’agriculture est qualitative et l’économie est en mutation. L’Ardèche est le premier producteur de châtaignes en France et ses vins et fruits profitent de cultures de qualité. Le prix de la terre agricole a légèrement diminué, passant sous 5000 € l’ha, tandis que le prix des landes et des bois augmente, ces surfaces étant de plus en plus recherchées. L’achat de terrains en Ardèche pour construire demeure dynamique malgré des contreparties liées à la préservation des espaces agricoles naturels et à la réduction de l’offre foncière.
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Aides et dispositifs de restructuration foncière forestière
Une aide soutient la restructuration foncière forestière avec la prise en charge d’une partie des frais occasionnés par des échanges amiables ou des cessions de petites parcelles forestières, dans le cadre d’une gestion durable des forêts. Les objectifs sont de favoriser la restructuration foncière forestière, d’améliorer les conditions d’exploitation des propriétés forestières et de réduire le morcellement.
Les dépenses éligibles incluent : les frais d’acte notarié et les droits de mutation, les frais de géomètre si une division de parcelles est nécessaire. L’utilité de l’opération doit être reconnue par la commission départementale d’aménagement foncier (Cdaf). L’aide ne peut être attribuée qu’après avis favorable de la Cdaf.
Démarches et dossier
Pour déposer une demande d’aide, contacter le service compétent du département de l’Ardèche après visa technique du Centre national de la propriété forestière (CNPF) Auvergne-Rhône-Alpes - antenne Ardèche. Le dossier doit comprendre :
- Imprimés de demande d’aide n°1 et 2 renseignés, datés, signés, et copie du plan cadastral montrant l’amélioration du parcellaire.
- Copie de l’acte notarié signé et facture détaillée du notaire, avec relevé de compte indiquant les frais et éventuels frais complémentaires.
- Facture du géomètre, le cas échéant.
- Justificatifs financiers et administratifs (RIB, SIRET si nécessaire, relevés de propriété, mandat des autres propriétaires en cas d’indivision, etc.).
- Documents relatifs à la gestion durable (plan simple de gestion ou équivalent, et adhésion à une certification forestière le cas échéant).
Le circuit des dossiers implique une reconnaissance de l’utilité de l’opération par la Cdaf et un avis favorable avant attribution de l’aide. Le terrain classé en zone verte est soumis à des réglementations strictes sur l’occupation et l’utilisation du sol, et la construction y est interdite, sauf exceptions prévues par la loi et certains aménagements d’intérêt général.
Réglementations spécifiques et droit de l’exploitation
Le classement en zone verte entraîne l’interdiction de toute nouvelle construction, à l’exception de celles autorisées par la loi. L’occupation et l’utilisation du sol y sont interdites, mais certains travaux peuvent être autorisés, notamment pour des infrastructures publiques ou des réhabilitations compatibles avec les aléas. Le droit de construire sur une parcelle nécessite l’autorisation d’exploiter, préalable à toute mise en valeur, à la signature d’un bail ou à l’achat d’une parcelle. Cette demande doit être déposée auprès du service Agriculture et Développement Rural de la DDT de l’Ardèche, et peut inclure des dispositions spécifiques selon que le terrain est exploité individuellement ou par une structure collective.
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En résumé, l’achat ou la vente de terrains en Ardèche s’inscrit dans un cadre complexe où l’aménagement foncier, les autorisations forestières, les règles d’urbanisme et les protections environnementales coexistent pour préserver les terres agricoles, la forêt et les espaces naturels.
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