Tour des Finances de Bruxelles : Histoire et Architecture d'un Bâtiment Emblématique

La Tour des Finances de Bruxelles, située boulevard Pachéco en face du Botanique, est un bâtiment emblématique dont l'histoire et l'architecture ont connu plusieurs évolutions marquantes. Cet article explore les différentes facettes de ce monument, de sa construction initiale à ses récentes transformations et ventes.

Tour des Finances de Bruxelles

Construction et Premières Critiques

Inaugurée en 1982, la Tour des Finances faisait partie d'un ensemble architectural commun à la Cité administrative de l'État. Dès sa construction, le mur de béton qui longeait verticalement la tour a été largement critiqué, tant par les riverains que par les occupants, car il obstruait la vue sur le parc du Botanique.

Poney Gallant - La tour des finances

Certains disent "depuis sa construction", elle en accumule des déboires la Tour des Finances de Bruxelles ! Il se raconte en effet que "si tout le béton facturé avait été réellement livré, les planchers auraient 4 mètres d'épaisseur".

Rénovation et Transformation Architecturale

Pour la rénover, Breevast a fait appel au bureau d'architecture M. & J.-M. Jaspers - J. Eyers & Partners qui a présenté un projet en 2003. Un an plus tard, le permis d'urbanisme a été délivré, donnant ainsi le feu vert à la remise à neuf du bâtiment. Les travaux ont débuté en janvier 2005 par le désamiantage. La nouvelle tour abandonne son bloc de béton pour offrir une vue sur le parc du Botanique.

Rénovation de la Tour des Finances

Ventes et Transactions Financières

La Tour des Finances, boulevard Pachéco à Bruxelles, en face du Botanique, serait à vendre. Son propriétaire, le néerlandais Breevast, aurait même avancé ses attentes : 1,2 milliard d’euros. Avec le bail à très long terme signé par l’État belge, dont ladite tour est agrémentée, Breevast n’aura, semble-t-il, pas trop de mal à trouver preneur.

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Voici un aperçu des principales transactions récentes :

  • 2016 : Breevast annonce la mise en vente de la tour pour 1,2 milliard d'euros.
  • 2020 : Le groupe d'investissement sud-coréen Meritz Securities et son gestionnaire d'actifs et d'investissements, le britannique Valesco, acquièrent la Tour des Finances pour 1,2 milliard d'euros.

L'information a été confirmée par les anciens propriétaires, le promoteur immobilier néerlandais Breevast et l'investisseur ZBG Group of Companies (ZBG). La Tour des Finances (y compris le Door building adjacent) représente environ 200.000 mètres carrés de bureaux situés au croisement entre le boulevard du Jardin Botanique et la rue Royale.

Implications et Controverses

Une enquête sur des faits de corruption présumés est en cours à l'encontre de son propriétaire, Breevast. Ce n'est pas la première fois que la vente de la tour par l'État est ainsi malmenée. Dernière mésaventure en date : une enquête sur des malversations et des faits de corruption présumés lors de sa vente, en décembre 2001, à l'investisseur néerlandais Breevast.

Le juge d'instruction bruxellois Jeroen Burm, indique "De Morgen" dans son édition du week-end, mettrait la dernière main à son enquête qui a démarré à la suite d'irrégularités découvertes par l'Inspection spéciale des impôts. Celle-ci a en effet relevé des paiements suspects en provenance des Pays-Bas vers le compte luxembourgeois d'un lobbyiste évoluant dans l'entourage de Breevast.

L'Impact sur l'Urbanisme Bruxellois

Sur décision du conseil communal, la Ville de Bruxelles retrouva un aspect résolument historique à partir de 1960. De nombreux immeubles privés situés dans le centre historique se parèrent de façades en style ancien. Le développement socio-économique et urbanistique de cette zone fut profondément marqué par une réglementation urbanistique singulière, mais peu connue.

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Le plan communal, appelé parfois « plan Îlot Sacré », fut élaboré par le service d’architecture de la Ville de Bruxelles, voté à l’unanimité par le conseil communal le 21 mars 1960 et officialisé par arrêté royal le 24 août 1960. Dès lors, et jusqu’à son abrogation en 1995, il réglait l’aspect des façades pour une large zone autour de la Grand-Place englobant pas moins de 691 immeubles.

Plan Îlot Sacré

En effet, ce plan urbanistique avait pour objectif « de conserver ou de restituer aux voies publiques comprises dans ce périmètre leur caractère ancien et folklorique ». Pour les immeubles concernés, il s’appliquait à toutes les parties visibles, principalement les façades, et non pas aux parties invisibles (intérieur, cours, façades arrière) ni aux affectations, qu’il s’agisse d’habitation, de commerce ou de restauration.

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