Aux captifs, la libération: une démarche de domiciliation administrative et d’accompagnement humain

Dans la rue, il y a des personnes sans-abri, des personnes prostituées. Seules. Aller vers elles, à mains nues et le cœur ouvert, c’est vivre la fraternité. C’est dire au monde que notre dignité résiste aux épreuves et aux cassures. De la misère. Nous sommes captifs, nous aussi. De notre histoire. De nos a priori. Nos professionnels et nos bénévoles sont conscients d’être eux aussi captifs de leur impuissance devant la détresse humaine. Cette faiblesse les guide vers les personnes exclues, humblement, à leur hauteur, à mains nues. Au fil du temps, peut se tisser une relation de confiance, fondement de toute démarche d’accompagnement.

Une méthode partagée et mesurée: l’ACEROLA

Et pour mesurer son impact, l’association a développé, avec l’aide de consultants et de scientifiques, sa propre méthode, l’ACEROLA. « L’ACEROLA est l’outil élaboré par les Captifs pour l’accompagnement des personnes. Il est à la fois : un carnet de bord pour les personnes et un outil de suivi pour les travailleurs sociaux, un support pour prendre du recul sur nos pratiques et les adapter et une démarche pour objectiver l’impact de nos accompagnements.

Les Captifs se sont dotés d’un protocole « Evénements Indésirables » qui inclut la prévention et le traitement des incidents violents et des situations d’abus et de maltraitance, en conformité avec les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Aux captifs, la libération… Ce nom renvoie à un passage de la Bible dans lequel Jésus annonce ce qu’il va accomplir pour tous ceux qui souffrent. Cette inspiration chrétienne, appuyée sur la Doctrine Sociale de l’Eglise Catholique, constitue le fondement de notre démarche. Elle rejoint des valeurs humanistes universelles : nous reconnaissons et voulons promouvoir la dignité de toute personne humaine, quelles que soient son origine et ses croyances, et nous sommes attachés au plein respect de la liberté de conscience de chacun. Un prêtre accompagne l’association en tant qu’aumônier.

Genèse et continuité de l’action

C’est pour « réinventer le travail social » et « lutter contre l’injustice spirituelle » que Patrick Giros, prêtre catholique de Paris, fonde en 1981 Aux captifs, la libération. Avec l’aide de bénévoles, puis de salariés à compter de 1990, il lance les « tournées-rue », des maraudes auprès des personnes sans domicile fixe ou prostituées, et les « prières-rue », pour leur ouvrir les églises. Il décède en 2002. Depuis, l’association poursuit sa mission et s’étend progressivement en région. Vous pouvez nous aider de plusieurs façons… Vous engager et devenir bénévole ou faire un don.

Implantation et publics aidés

Créée en 1981 par Patrick Giros, prêtre du diocèse de Paris, et agréée par les pouvoirs publics, l’association Aux captifs, la libération est implantée à Paris, Lyon, Bordeaux, Nîmes, Bourges et Brest. Elle vient en aide aux personnes exclues : personnes sans-abri, personnes victimes de la prostitution ou exploitées sexuellement. Rencontrer les personnes de la rue « les mains nues » : chaque semaine, Aux captifs, la libération organise 70 tournées-rue (maraudes), à Paris et en régions, à la rencontre des personnes exclues, de façons inconditionnelle et fraternelle. Ces tournées-rues ont lieu à « mains nues » pour mettre le dialogue au cœur de la rencontre.

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Accompagnement intégré et droits

Aider les plus démunis à se libérer des « captivités » de la rue : les personnes rencontrées sont invitées sur nos lieux d’accueil et peuvent participer à des activités : visites culturelles, ateliers créatifs, séjours loin de la rue, temps spirituels… Ces propositions favorisent la dignité, la confiance en soi et la réinsertion. Accueillir et accompagner de façon intégrale : nos équipes salariées et bénévoles construisent avec chaque personne un accompagnement complet, pour répondre à tous ses besoins : sanitaire, social, culturel et spirituel. Cet accompagnement est mis en place en partenariat avec d’autres acteurs (publics, associatifs…).

Au sein des Captifs, j’ai trouvé du réconfort et une belle écoute. Gratuité: c’est « à mains nues », c’est à dire dans la gratuité, que nous allons dans la rue vers celles et ceux qui sont sans-abri ou victimes de la prostitution. Inconditionnalité dans l’accueil: nous allons vers chacune et chacun, quels que soient son sexe, son âge, son origine, ses croyances, ou son état de vie. L’inconditionnalité nous dirige vers celui qui semble le plus cassé, le plus abîmé. Fidélité: c’est l’engagement d’un même binôme d’aller à la rencontre des personnes exclues, toutes les semaines, à la même heure, sur le même trajet. Aux captifs, la libération invite chacun à rencontrer chaque personne de la rue comme un frère ou une sœur. Nous pouvons témoigner que cette rencontre transforme profondément ceux qui l’osent.

Fraternité et travail de terrain

Pour agir, nous avons besoin du soutien de tous. Dans la rue, il y a des personnes sans-abri, des personnes prostituées. Seules. Ignorées et qui attendent. Elles sont captives. De la misère. Nous sommes captifs, nous aussi. De notre histoire. c’est vivre la fraternité. Aux captifs, la libération rencontre les personnes à mains nues. Nous leur proposons un sourire, une poignée de main, un temps d’échange fraternel dans la rue (maraude). Au fil du temps, peut se tisser une relation de confiance, fondement de toute démarche d’accompagnement. En fonction des besoins des personnes, selon leur rythme, nous mettons en œuvre des méthodologies de travail social éprouvées, fondées sur une connaissance détaillée de ce que vivent les publics rencontrés (précarité, prostitution).

Mesure d’impact et repos estival

Et pour mesurer son impact, l’association a développé, avec l’aide de consultants et de scientifiques, sa propre méthode, l’ACEROLA. L’inconditionnalité, c’est aller vers toutes et tous, sans choisir ceux que nous rencontrons dans la rue. Durant les mois de juillet et d’août, nos équipes prennent également un temps de repos. « On rencontre gratuitement et dans la fidélité, alors chaque semaine, on est toujours réellement contents de se retrouver. » Cécile, bénévole. Hassane est accompagné par l’antenne Saint-Vincent-de-Paul (Paris, 10e).

Engagement public et appels à soutien

Chaque épisode de canicule rappelle une réalité souvent ignorée : les personnes en situation de précarité, dans la rue, sont parmi les premières victimes des fortes chaleurs. Chaque rencontre, chaque accompagnement, chaque pas vers une vie plus stable est rendu possible grâce à votre soutien. Au mois de juin, les Captifs ont participé à la Course des Héros 2026, un événement solidaire qui rassemble chaque année des milliers de participants engagés au profit d’associations. Vous pouvez nous aider de plusieurs façons… Vous engager et devenir bénévole ou faire un don.

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Témoignage Valérie - Aux captifs, la libération

  • Rencontres hebdomadaires dans la rue à mains nues, dialogues et fraternité
  • Accompagnement intégral: sanitaire, social, culturel et spirituel
  • Activités en accueil: visites culturelles, ateliers créatifs, séjours hors rue, temps spirituels
  • Force du protocole Evénements Indésirables et de la méthode ACEROLA
  • Engagement bénévole et dons pour soutenir les tournées-rue et les lieux d’accueil

Durant les mois de juillet et d’août, nos équipes prennent également un temps de repos. « On rencontre gratuitement et dans la fidélité, alors chaque semaine, on est toujours réellement contents de se retrouver. » Cécile, bénévole. Hassane est accompagné par l’antenne Saint-Vincent-de-Paul (Paris, 10e).

  1. Rencontres et dialogue dans la rue, sans conditions
  2. Accompagnement personnalisé et multidimensionnel
  3. Évaluations et ajustements via l’ACEROLA
  4. Partenariats publics et associatifs pour une action durable

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