Audrey Petite Fille : histoire et concept d’une entreprise dédiée à la petite enfance et à la création

Je suis super heureuse de nos invitées du jour car j’ai énormément d’admiration pour ces deux entrepreneures, Audrey et Lorna, les créatrices du Sept Cinq ! J’ai eu la chance de les rencontrer après leur avoir avoué mon amour pour leur aventure et je peux vous dire que ces jeunes femmes sont très inspirantes !

Origines du projet et rencontre des fondatrices

Après un IUT pour l’une et une prépa pour l’autre nous nous sommes rencontrées à Rouen Business School en 2008. Nous avions toutes les deux envie d’entreprendre depuis longtemps. Un jour lors d’une discussion sur notre avenir et sur la spécialisation que l’on devait choisir en dernière année (entrepreneuriat, marketing, finance, contrôle de gestion…) on a commencé à imaginer un lieu qui nous ressemblerait et mixerait nos passions : mode, culture, gourmandises. Ça nous est vraiment resté dans la tête.

Et il se trouve qu’à ce moment-là, il y avait un concours d’entrepreneurs organisé à l’école, donc on a tenté notre chance et on a gagné. Cela a été un vrai déclic pour nous ! Du coup, on s’est inscrites en majeure « entrepreneuriat » et on a travaillé sur notre business plan pendant 4 mois. 6 mois après la réception de notre diplôme, une banque nous suivait sur notre projet et nous avions signé pour un local.

Choix de l’emplacement et aménagement du concept-store

Amoureuses des petits créateurs et de leur belle ville qu’est Paris, elles ont décidé, à seulement 23 ans, de leur rendre hommage en ouvrant un concept-store. C’est à Pigalle qu’elles ont posé leurs valises, après des mois de travail acharné à convaincre les banquiers et une campagne de crowdfunding réussie.

Le plus dur a été la recherche de local. On avait l’impression qu’on n’allait jamais réussir à trouver le local de nos rêves dans le quartier de nos rêves. L’emplacement d’une boutique peut avoir tellement d’incidence sur la réussite de l’enseigne que c’était une très grosse source de stress pour nous !

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Lorsque nous avons eu les clés de la boutique nous sommes entrées dans un vrai capharnaüm. C’était sale et pas très beau : tout était à détruire et reconstruire. Imaginez notre surprise lorsqu’en enlevant la moquette, nous sommes tombées nez à nez avec un tapis de carreaux de ciment datant, nous l’avons appris plus tard, du XIXè siècle. Mélangeant modernité et ancien, c’était le sol parfait. Le seul petit bémol : la colle de la moquette qui en recouvrait une grande surface. Opération décapage intensif ! Après une semaine de travail acharné, entre asphyxie et paralysie de nos mains, le voilà brillant comme un sou neuf. Notre local pourri avait finalement du cachet et ce sol a été une source d’inspiration pour l’aménagement de la boutique et notre identité graphique.

Fonctionnement quotidien et répartition des tâches

Il est très important de garder des moments pour soi. Nous sommes deux donc nous réussissons à nous octroyer des vacances ou weekends assez facilement. Savoir faire des breaks et se vider la tête, c’est une des clés de la réussite selon nous.

- puis ouverture de la boutique de 11h à 20h : une de nous deux y reste pour accueillir les clients, réceptionner les livraisons, travailler sur le merchandising et le eshop tandis que l’autre travaille de chez elle pour avancer sur tout ce qui est développement, gestion, communication etc.

Le contact avec les créateurs, les clients. C’est génial !

Culture entrepreneuriale : erreurs, courage et persévérance

Elles ont du courage et de l’ambition et croient dur comme fer en leurs rêves. Il faut faire des erreurs !

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Nous avions toutes les deux envie d’entreprendre depuis longtemps. Cela a été un vrai déclic pour nous !

Le score de souveraineté et analyse de marché

Le score de souveraineté représente la dépendance de l'entreprise vis à vis de l'ensemble de ses partenaires.

Cette étude offre une analyse détaillée du marché des instituts de beauté en France. Elle explore les différents services proposés, les clients et leur comportement, la dynamique de spécialisation, la concurrence intense et le rôle des grandes enseignes.

Cette étude décrypte le marché des photomatons en France, un segment à la croisée de la photographie professionnelle et de la photo "loisirs". Elle examine les contraintes réglementaires, la différenciation entre la location pour événements et les cabines publiques, et l'impact de l'évolution des centres commerciaux et des services web digitaux concurrents.

Parcours d’Audrey : reconversion et engagement dans la petite enfance

Après avoir travaillé pendant près de 20 ans dans l’industrie, Audrey Gerthoffer a opéré un virage à 180 degrés : elle est devenue éducatrice de jeunes enfants (EJE). Durant près de vingt ans, Audrey a exercé dans l’industrie. Elle a d’abord obtenu un DUT en génie mécanique et productique, puis une licence en management de la production et de la qualité. Elle a commencé comme technicienne, puis est devenue responsable qualité, et enfin responsable sécurité environnement. Un univers pour le moins éloigné de la petite enfance.

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Son envie de changement a émergé après la naissance de ses enfants. La maternité l’a poussée à se questionner sur l’éducation et le développement de l’enfant. Au printemps 2021, elle profite de ses congés pour s’inscrire à une formation d’assistante Montessori. Un premier pas, une sorte de test pour voir si ce domaine lui correspond vraiment. Cette formation l’a conforté dans son choix de changer de vie. « J’ai profité d’un plan de licenciement pour quitter mon emploi et financer ma reconversion », explique-t-elle. En septembre 2021, elle s’engage dans les trois années de formation d’éducatrice de jeunes enfants.

Reprendre des études à plus de 40 ans n’a pas été sans défis. « Quand on a travaillé, surtout à des postes à responsabilité, se remettre dans la peau d’un stagiaire n’est pas facile. Il faut beaucoup d’humilité », avoue-t-elle. Audrey évoque le regard parfois méfiant de certains professionnels. « On peut se retrouver face à des personnes qui vont s’imaginer que vous êtes là pour leur prendre leur poste. Il y a forcément des interrogations sur votre profil. Cela nécessite de trouver la bonne posture et de s’adapter. »

La jeune femme a dû déconstruire ses habitudes issues du milieu industriel pour adopter une communication adaptée au social. « Trois années d’étude, ce n’était pas de trop pour réussir ce travail-là », confie-t-elle. Malgré cela, elle est tout de suite passionnée par ce nouvel univers. Elle effectue plusieurs stages, en crèche, mais aussi en IME, auprès d’enfants plus âgés présentant des troubles du développement. Cette expérience lui ouvre la réflexion sur l’usage possible de Montessori dans ce type de contexte.

Son dernier stage est plus difficile : la relation avec sa tutrice se révèle très compliquée. « Je suis quelqu’un d’assez costaud, mais là, j’ai connu une situation très complexe, constate-t-elle. J’étais sur le point de tout jeter à l’eau. » Mais elle persévère et décroche son diplôme en 2024.

Débuts en crèche et missions pédagogiques

À sa sortie de formation, la jeune diplômée est recrutée dans une structure associative accueillant à la fois des enfants de 0 à 3 ans (45 berceaux) et un jardin d’enfants jusqu’à 6 ans (45 places). Elle y travaille aujourd’hui à mi-temps. Ses premiers mois sur le terrain sont plus qu’ enrichissants. « Je rentrais chez moi avec presque les larmes aux yeux tellement j’étais tellement heureuse de travailler avec cette équipe. »

Son quotidien est celui d’une EJE de terrain : accueil des enfants et des familles, repas, animations, observations. Mais elle met aussi à profit sa formation pour amener l’équipe à réfléchir collectivement : « Dès qu’une question se pose, je propose qu’on travaille avec une grille d’observation et qu’on croise nos regards. J’essaie d’apporter une réflexion supplémentaire, et quand une situation particulière se présente, je suggère parfois de l’aborder sous un autre angle. Parce que la première réaction n’est pas toujours la bonne. »

En parallèle, Audrey prépare un master en ingénierie et conseil en formation, d’où son travail en crèche à mi-temps. « L’an dernier, ça a été difficile de trouver le rythme : jongler entre le travail et les études demande de savoir vraiment couper, passer de l’un à l’autre, observe-t-elle. J’ai mis du temps à m’adapter. Mais finalement, je trouve ça moins lourd que la formation d’éducatrice, qui m’avait demandé un investissement phénoménal, sans pause, sans vacances, puisque même pendant les vacances, il fallait préparer les dossiers. »

Avec ce nouveau métier, l’EJE reconnaît gagner moins qu’auparavant, tout en travaillant plus. Cette reconversion, comme elle l’explique, est aussi un choix de couple. « Même si c’était mon projet, mon mari m’a donné carte blanche en me disant : “vas-y, tu as raison”. Parfois, il est presque un peu jaloux, car il aimerait aussi réfléchir à son propre quotidien professionnel, mais il me soutient énormément. Il a pris davantage de choses en charge à la maison pour compenser mon temps de travail qui a augmenté. »

Engagement professionnel et projets de formation

Avec ce nouveau cursus, Audrey a un objectif clair : développer la formation dans le champ de la petite enfance. « Je veux pouvoir donner aux professionnels les outils pour enrichir leurs pratiques », explique-t-elle. Mais elle compte poursuivre en parallèle son expérience sur le terrain, car comme elle le dit, elle reste « une jeune diplômée ». Et pour pouvoir former les professionnels, « il faut aussi leur apporter des expériences concrètes, et le concret, c’est le quotidien avec les enfants. »

En parallèle, Audrey s’investit pour son métier. Elle a adhéré au SNPPE et à la FNEJE. Pour elle, exercer ce métier va de pair avec l’engagement collectif en faveur de la qualité d’accueil. « On ne peut pas laisser la petite enfance sans considération politique », insiste-t-elle. « Et on ne peut pas non plus créer des diplômes sans avoir fait une réelle concertation avec les besoins du terrain. »

Ressources, réseau et impact social

Retrouvez la boutique Sept Cinq ici !

Le contact avec les créateurs, les clients. C’est génial !

Il faut faire des erreurs !

Exemples d’initiatives associatives et références

Consciente de la force de l’imaginaire des enfants malades, Dominique Bayle, professeur de culture physique, cherche un moyen de leur venir en aide en réalisant leurs rêves. Avec sa belle-soeur, infirmière libérale, Dominique rencontre Frédéric d’Agay, petit neveu d’Antoine de Saint-Exupéry, qui soutient le projet en accordant gracieusement l’utilisation du nom "Petits Princes"... L’Association Petits Princes naît officiellement en novembre 1987.

2025 : 10 000e rêve. L’Association Petits Princes a célébré un moment historique : la réalisation de son 10 000e rêve ! Pour marquer cet événement exceptionnel, une soirée anniversaire a réuni enfants, familles, bénévoles et soutiens de longue date autour d’un rêve collectif, symbole d’espoir et de vie.

Chronologie synthétique (exemples d’événements marquants)

Année Événement
1988 1er rêve réalisé par l'Association Petits Princes
2000 Membre du Don en Confiance
2012 25 ans de l’Association Petits Princes
2016 6 000e rêve (vol avec le Père Noël)
2018 7 000e rêve
2021 8 000e rêve
2023 9 000e rêve
2025 10 000e rêve

Perspectives et ambitions

Avec ce mélange d’expérience entrepreneuriale (concept-store, travail avec des petits créateurs), de reconversion professionnelle et d’engagement pour la petite enfance, le projet d’Audrey incarne une volonté de croiser les mondes : commerce de proximité, pédagogie, formation et action sociale. Elle souhaite développer la formation dans le champ de la petite enfance tout en restant ancrée sur le terrain, afin d’apporter des outils concrets aux professionnels.

Nous avions toutes les deux envie d’entreprendre depuis longtemps. Cela a été un vrai déclic pour nous !

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