Denis Sassou-Nguesso : parcours, postes occupés et longévité au pouvoir
Denis Sassou-Nguesso, né le 23 novembre 1943 à Edou, est un militaire et homme d'État congolais. Il a occupé de nombreux postes clés au sein de l'État et du Parti congolais du travail (PCT) et cumule plusieurs décennies d'exercice du pouvoir au Congo-Brazzaville.
Origines, formation et entrée dans l'armée
Denis Sassou-Nguesso est né en 1943 à Edou, petit village aux environs d'Oyo, dernier enfant d'une fratrie dont le père est Julien Nguesso et la mère Émilienne Mouebara (morte en 1982). Il est élève à l'école primaire d'Édou, puis d'Owando, alors appelé Fort‑Rousset. Très tôt et parallèlement à ses études scolaires à Dolisie, il s'intéresse à la vie politique du pays, où, aux côtés d'autres camarades de son âge, il acquiert une conscience idéologique progressiste au sein de l'association scolaire du Congo (ASCO), dont il assume certaines responsabilités.
En 1960, il obtient le Brevet d'Études Élémentaires. Au moment d'embrasser la carrière enseignante, une autre vocation s'ouvre à lui, le métier des armes. Rentré au Congo en 1962, il est reversé dans le cadre des officiers d'active avec le grade de sous-lieutenant. L'année suivante, il intègre l'École d'application de l'infanterie de Saint‑Maixent‑l'École. Il a intégré l'armée en 1960 et reçut une formation militaire en Algérie et à Saint‑Maixent en France.
Ascension militaire et engagement politique (années 1960-1970)
De 1968 à 1975, il commande successivement le groupement aéroporté, les forces terrestres et la zone militaire de Brazzaville (ZAB), puis dirige la Sécurité d'État (services de renseignement du Congo). Il devient capitaine, puis commandant. À partir du milieu des années 1960, Sassou‑Nguesso est dans la mouvance des officiers progressistes conduite par Marien Ngouabi, qui mène une fronde sourde contre le pouvoir de Massamba‑Débat.
Il participe, au côté du capitaine Ngouabi, au coup d'État de 1968 qui infléchit le régime révolutionnaire de Brazzaville vers une forme militaro‑marxiste. Le 2 août 1963 l'Armée prend le pouvoir et le 16 août un Conseil national de la révolution (CNR) est créé et investi de l'essentiel des pouvoirs. Le 31 décembre 1969, il fait partie des membres fondateurs du Parti congolais du travail (PCT), nouveau parti unique d'idéologie marxiste‑léniniste, au pouvoir sous le nouveau régime de la république populaire du Congo. Cinq ans plus tard, dans le souci d'opérer un réajustement de la révolution, il se range du côté de l'aile progressiste de l'armée.
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Accession au pouvoir et présidence (1977-1992)
À la suite de l'assassinat du chef de l'État, Marien Ngouabi, en 1977, la succession est assurée par un « Comité militaire du parti » présidé par Jacques Yhombi Opango. Sassou en est le numéro deux. Le 2 avril 1977, Sassou‑Nguesso prononce l'oraison funèbre de Marien Ngouabi. Le 3 avril, le Comité militaire du parti (CMP) promulgue un acte fondamental qui abroge la Constitution de 1973. Sa structure définitive est rendue publique : Yhombi‑Opango en est le président, et de droit président de la république du Congo. Sassou‑Nguesso est le Premier vice‑président, chargé de la coordination des organisations de masses du parti.
À partir du deuxième semestre de l'année 1978, il entre en conflit larvé avec Yhombi‑Opango, cultivant dans l'opinion l'image d'un homme simple, affable, proche du peuple et fidèle à la ligne de Marien Ngouabi. En mars 1979, le Parti congolais du Travail élit le colonel Denis Sassou‑Nguesso président de son comité central, et de droit président de la République pour cinq ans. En février 1979, il s'empare de la présidence du comité.
En 1975, il devient ministre délégué à la Défense. De 1979 à 1992, Denis Sassou‑Nguesso a dirigé le Congo‑Brazzaville sous le régime du parti unique. Le 3e congrès ordinaire du PCT de 1984 réélit Sassou‑Nguesso à la tête du pays pour cinq années. Il assume également les fonctions de chef du gouvernement et de ministre de la Défense. En 1984, il est réélu à l'unanimité par le comité central.
La mise en production de nouveaux gisements pétroliers en 1981 et 1982 (Yanga, Sendji) accroît significativement les recettes de l'État et procure une certaine prospérité au pays. De cette époque datent ses bonnes relations avec Elf‑Aquitaine, l'opérateur principal du pétrole congolais. Ses rapports avec la France sont amicaux, tant avec le gouvernement de Giscard d'Estaing qu'avec celui de Mitterrand. Il opère alors un rapprochement avec Paris dont il obtient un soutien financier que l'URSS ne peut pas fournir.
Cependant, à partir de 1985, le fléchissement des revenus pétroliers entraîne le blocage des capacités de redistribution de l'État. À mi‑parcours, la chute des cours du pétrole conduit à l'abandon de plusieurs projets inscrits dans le plan. Dans le domaine économique, les résultats sont mitigés, la plupart des entreprises peinant à être rentables. En outre, la politique de grands travaux publics a eu pour effet, l'aggravation des pratiques de corruption.
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Ouverture politique, conférence nationale et mise en cause (1990-1992)
En janvier 1990, le président monte une commission ad hoc chargée de réfléchir aux changements en cours dans les pays d'Europe de l'Est et leurs implications au niveau national. En novembre 1989, la fin du monopole de l'État sur l'économie est officiellement annoncée et, en février 1990, le général effectue sa première visite officielle à Washington.
Manifestations et grèves se succèdent à Pointe‑Noire, puis à Brazzaville. D'abord à motivation économique, elles tournent à la contestation directe du président. En décembre 1990, sous la pression de la rue, celui‑ci consent à annoncer la tenue d'une « conférence nationale ». Ouverte en février 1991, celle‑ci tourne au procès du régime et les attaques se concentrent sur lui. Il évite de peu l'arrestation. Le 27 avril 1991, il prononce une allocution radiotélévisée dans laquelle il fait son autocritique et demande l'indulgence. Son célèbre « j'assume » marque l'adoption d'une nouvelle attitude.
En décembre 1990 le congrès extraordinaire du PCT met fin officiellement à la primauté du parti sur l'État et abandonne le marxisme‑léninisme comme idéologie. En 1992, la nouvelle Constitution est massivement adoptée par référendum. Elle entérine la démocratie multipartite dans le pays et instaure un régime semi‑parlementaire concentré autour de trois organes politiques : le président de la République, le Premier ministre et le Parlement bicaméral.
Lors du premier tour de l'élection présidentielle (2 août 1992), Sassou recueille moins de 17 % des suffrages exprimés, derrière Pascal Lissouba et Bernard Kolélas. Entre les deux tours, il se rallie à Lissouba et signe avec celui‑ci un accord de gouvernement. Après la victoire de Lissouba, le général et ses amis s'estiment lésés dans la distribution des postes ministériels.
Crise, exil et retour à la tête de l'État (1993-1997)
La pratique chaotique des nouvelles institutions politiques débouche sur une militarisation des rapports de forces. Les plus grands partis se confondent avec leurs milices. Lors des affrontements de 1993‑1994, les forces de Sassou‑Nguesso demeurent en retrait. D'abord retiré à Oyo, dans le nord du pays, Sassou s'installe ensuite à l'étranger, principalement à Paris.
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Son retour au Congo, au début de 1997, se déroule dans un style de reconquête. Il compte sur la déception créée par Lissouba pour remporter l'élection présidentielle. Le 26 janvier 1997, il revient au Congo. À Brazzaville comme à Pointe‑Noire, il est accueilli avec ferveur par des foules immenses. Il s'attelle à la préparation de la campagne présidentielle et entreprend une tournée à travers le pays.
Le 5 juin 1997, la tentative d'arrestation de membres de son entourage déclenche l'offensive de ses milices. Aux premières heures du jour, le 5 juin 1997, un détachement militaire lourdement armé encercle la résidence privée de Sassou‑Nguesso dans le quartier de Mpila. S'estimant menacé, celui‑ci réplique et ouvre le feu immédiatement. Peu d'observateurs jugent crédible la justification du gouvernement.
Le général Sassou‑Nguesso est dans un état de préparation inattendu, mobilisant très rapidement de nombreux miliciens (les cobras) et soldats en rupture, dotés d'un armement neuf, abondamment pourvus en munitions et encadrés par des officiers expérimentés de l'armée régulière. En quelques heures, les forces de Sassou‑Nguesso repoussent la force publique et établissent leurs positions. Dans les jours qui suivent, le gouvernement fait intervenir toutes les forces fidèles disponibles (soldats de l'armée régulières et milices zoulous et cocoyes) et la capitale devient le siège de violents combats.
Plusieurs civils pris entre deux feux sont tués. Les populations doivent évacuer les quartiers de Poto‑Poto et Moungali et le centre‑ville. Le pays sombre dans une guerre civile qui durera du 5 juin au 15 octobre 1997. Il revient au pouvoir à l'issue de la guerre du 5 juin 1997.
Retour au pouvoir, réélections et réformes institutionnelles (1997-2021)
Denis Sassou‑Nguesso est l'actuel président de la république du Congo depuis 1997, après avoir renversé le président élu Pascal Lissouba dans les premiers mois de la guerre civile du Congo‑Brazzaville. Parti unique Denis Sassou‑Nguesso a dirigé le Congo‑Brazzaville, petit pays d'Afrique centrale riche en pétrole, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant d'être battu lors des premières élections pluralistes par Pascal Lissouba. Il est revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d'une guerre civile, puis a été élu en 2002 et réélu en 2009.
Le 20 janvier 2002, soucieux de favoriser un nouveau cadre politique et institutionnel afin de permettre une large expression du peuple, il organise un référendum qui aboutit à l'adoption d'une nouvelle constitution. En 2003‑2006 il assume la présidence en exercice de l'Union Africaine. En 2006, il est encore élu Président en exercice de l'organisation continentale (Union Africaine).
En mai 2015, Denis Sassou‑Nguesso entreprend une série de consultations avec la classe politique et l'ensemble des forces vives de la Nation. Ces consultations ont abouti à la convocation du « Dialogue National Inclusive », tenu à Sibiti en juillet de la même année. S'appuyant sur les recommandations dudit dialogue, il convoque le peuple à un référendum constitutionnel qui s'est tenu, le 25 octobre 2015. Une nouvelle Constitution est votée. En 2015, il a fait modifier la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels et s'est fait réélire en 2016 et en 2021.
Le Président Denis Sassou‑Nguesso a aussi œuvré pour le développement de l'Afrique. Pour ce faire, il n'a cessé de promouvoir l'éducation, la santé et l'amélioration des conditions de vie sur le continent en encourageant l'Union africaine et d'autres organismes régionaux à lutter pour l'amélioration des conditions de vie sur le continent. En 2013, il participe avec les chefs d'État de plusieurs pays au Sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique.
Positions internationales et médiations
Il assure la présidence de l'Organisation de l'unité africaine en 1986‑1987. Au cours de son mandat en tant que Président de l'OUA à la fin des années 1980, il a conduit les négociations qui ont permis l'accession de la Namibie à l'indépendance. En 2013, il participe avec les chefs d'État de plusieurs pays au Sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique.
En juillet 2003, toujours au fait des problèmes de l'Afrique et interpellé par de nombreux conflits qui déstabilisent le continent, Denis Sassou‑Nguesso fait adopter, lors d'une réunion de l'Union Africaine à Maputo au Mozambique, une doctrine pour la Sécurité et la Paix dénommée « Pacte de non‑Agression et de Défense Commune ». Il s'est fortement impliqué dans la recherche d'une solution négociée à plusieurs crises telles que celles du Darfour, de Côte d'Ivoire, du Nord Kivu (RDC) et de la RCA.
Vie personnelle et traits biographiques
Il est marié à Antoinette Tchibota et père de plusieurs enfants, issus de plusieurs femmes. On lui dénombre plus de 25 enfants avec plusieurs femmes dans des liaisons hors mariage. Il est élève à l'école primaire d'Édou, puis d'Owando, alors appelé Fort‑Rousset. Après l'obtention de son brevet, il passe avec succès un concours de sélection d'élèves‑officiers de réserve.
Politiques économiques et sociales menées sous son autorité
Le gouvernement porte l'âge de la retraite de 50 à 55 ans, augmente légèrement les salaires des fonctionnaires et la bourse des étudiants et lance un plan quinquennal de développement ambitieux (1982‑1986). Celui‑ci vise à aménager le territoire et permettre le décollage économique du pays. Plusieurs routes et ponts sont construits, ainsi que de nombreux édifices publics dans les principales villes du pays. Les entreprises publiques reçoivent d'importantes subventions pour assurer leur relance.
En 1985‑1986, sous la pression des institutions de Bretton Woods, il adopte un programme d'ajustement structurel (PAS), avec le gel des avancements et des recrutements dans la fonction publique. Certains monopoles d'État sont supprimés. Il obtient ainsi un rééchelonnement des dettes vis‑à‑vis de ces institutions. Un accord de rééchelonnement de la dette est également signé avec le Club de Paris.
Le gouvernement a mis en œuvre un vaste programme de réformes économiques, qui inclut la construction et la réhabilitation des infrastructures, le développement du secteur agricole, des mines, des télécommunications, la poursuite des efforts de privatisation et l'assainissement du climat des affaires avec l'introduction d'un nouveau code des investissements. À mi‑parcours, la chute des cours du pétrole conduit à l'abandon de plusieurs projets inscrits dans le plan.
Élections récentes et longévité politique
Cumulant plus de quarante années au pouvoir, le candidat du PCT a fait modifier la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels. Le président du Congo‑Brazzaville, Denis Sassou‑Nguesso, qui à 82 ans cumule plus de quarante années au pouvoir, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. « Je ferai acte de candidature à l'élection présidentielle », a‑t‑il déclaré devant une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblées lors d'un déplacement à Ignié (Sud).
Le mouvement présidentiel (Parti congolais du travail, PCT) avait désigné fin décembre en congrès M. Sassou‑Nguesso comme « candidat naturel du parti ». Le PCT est la principale formation politique de la majorité. L'élection, initialement prévue pour le 22 mars, se tiendra finalement le 15 mars. Le vote des forces de l'ordre aura lieu quelques jours avant la date officielle du scrutin, afin que ceux‑ci puissent garantir l'ordre public le jour du vote.
Événements marquants et controverses
En juillet 1987, un « complot » contre Sassou‑Nguesso est découvert et l'ancien président Yhombi‑Opango, libéré trois ans plus tôt, est arrêté, ainsi que d'autres personnalités militaires et civiles, de l'ethnie kouyou pour la plupart. Ils sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'État. L'ancien aide de camp de Marien Ngouabi, Pierre Anga, niant toute implication, se réfugie dans la forêt proche d'Ikonongo et entre en rébellion à Owando, dans le nord du pays. Il est abattu un an plus tard par l'armée.
Le 10 mai 1997, avant son arrivée à Owando, Jacques Okoko, député du Rassemblement pour le développement et la démocratie (RDD) d'Owando décrète qu'il n'est pas question que Sassou‑Nguesso soit porté en tipoye dans la ville. La tension monte. L'incident se termine par la mort d'un militaire, abattu par la garde de Sassou‑Nguesso. Après le départ de celui‑ci, ses partisans sont pris à partie et doivent fuir Owando. On dénombre huit morts.
Si le gouvernement de Lionel Jospin tient à la neutralité officielle de la France dans la guerre civile congolaise, la Françafrique penche majoritairement pour son vieil affilié Denis Sassou‑Nguesso. Selon plusieurs sources, des appuis extérieurs (armes, conseillers, relations diplomatiques) ont contribué aux événements de 1997. Jacques Chirac prend le parti de Sassou‑Nguesso et le reçoit secrètement à l'Élysée en compagnie d'Omar Bongo. Il assure à son hôte que Paris ne s'opposera pas à son retour au pouvoir.
Postes occupés (sélection chronologique)
- Élève‑officier puis officier (années 1960).
- Membre fondateur du Parti congolais du travail (PCT) (1969).
- Chef de unités militaires : groupement aéroporté, forces terrestres, zone militaire de Brazzaville (fin 1960s-début 1970s).
- Directeur de la Sécurité d'État (services de renseignement).
- Ministre délégué à la Défense (1975).
- Premier vice‑président du Comité militaire du parti (1977).
- Président du Comité central du PCT et, de droit, président de la République (1979-1992).
- Chef du gouvernement et ministre de la Défense (années 1980).
- Président de l'Organisation de l'unité africaine (1986-1987).
- Président de la République (depuis 1997), réélu en 2002, 2009, 2016 et 2021.
- Président en exercice de l'Union Africaine (2003-2006).
Notes sur l'impact et la durée du mandat
Denis Sassou‑Nguesso est une figure importante de la vie politique du Congo. Réformiste et pragmatique, il a, lors de sa première accession à la tête de l'État, fait desserrer les liens de son pays avec le bloc soviétique, l'écartant de ce fait de la voie marxiste‑léniniste. Ce choix lui a permis d'orienter son pays vers l'économie de marché. À cet effet, des mesures telles que la privatisation des entreprises publiques, et la lutte contre la corruption, ont été prises. Des réformes politiques comme la libéralisation des partis politiques ont été initiées.
Malheureusement, le Congo sombra rapidement dans l'acrimonie politique et la violence au milieu des années 1990. Le Président Sassou‑Nguesso, élu président à la tête du pays après le conflit de 1997, donne des gages pour permettre un retour à la démocratie. En dépit de cet engagement, les combats reprennent en 1998 et conduisent le pays à l'effondrement. Des accords de paix sont finalement signés en 1999, sous l'égide de la communauté internationale, et une nouvelle constitution est rédigée et approuvée par le peuple par référendum en 2001.
VOICI L’HISTOIRE COMPLÈTE DE DENIS SASSOU NGUESSO : D’EDOU AU PALAIS PRÉSIDENTIEL
| Année | Événement / Poste |
|---|---|
| 1969 | Membre fondateur du PCT |
| 1975 | Ministre délégué à la Défense |
| 1979 | Élu président du comité central du PCT - président de la République |
| 1986-1987 | Président de l'Organisation de l'unité africaine |
| 1992 | Défait aux élections présidentielles (passage à la démocratie multipartite) |
| 1997 | Retour au pouvoir à l'issue de la guerre civile |
| 2002 | Référendum et nouvelle constitution |
| 2015 | Révision constitutionnelle supprimant la limitation à deux mandats |
Le parcours de Denis Sassou‑Nguesso illustre la combinaison de carrières militaire et politique, marquée par des phases d'ouverture, des réformes, mais aussi des périodes de confrontation violente et de controverses nationales et internationales. Les postes qu'il a occupés - du commandement militaire à la direction du parti unique, puis à la présidence répétée de l'État - témoignent d'une longévité politique rare en Afrique centrale.
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