Rôles et responsabilités des propriétaires et dirigeants de franchises NBA

Le monde de la NBA est un univers complexe où les propriétaires et les dirigeants de franchises jouent un rôle crucial dans le succès de leurs équipes. Leurs responsabilités vont bien au-delà de la simple gestion financière et s'étendent à la stratégie sportive, à la culture d'entreprise et à l'engagement communautaire. Cet article explore les différentes facettes de ce rôle, en s'appuyant sur des exemples concrets et des dynamiques observées au sein de plusieurs franchises.

Les Golden State Warriors ont annoncé mardi l'extension des fonctions de Bob Myers, manager général de la franchise. Il sera désormais également président des opérations basket. En plus de son rôle de GM, Myers a été nommé président des opérations basket. Cela lui permettra de rendre compte au propriétaire de la franchise Joe Lacob tout en s'impliquant quotidiennement dans les décisions basket.

Bob Myers sera accompagné dans sa mission supplémentaire par Travis Schlenk, nommé vice-président des opération basket et assistant manager général. Sa cinquième saison en poste dans la franchise californienne lui a permis de réaliser un des plus gros coups de filets des dernières années en recrutant Kevin Durant. Une réussite qui lui a valu de voir ses responsabilités au sein du club grandir.

Bob Myers

Bob Myers cumulera les fonctions chez les Golden State Warriors.

Les propriétaires et la vision stratégique

Les propriétaires de franchises NBA sont les visionnaires qui définissent la direction générale de l'équipe. Ils sont responsables de la nomination des dirigeants clés, de l'approbation des dépenses importantes et de la promotion de la culture d'entreprise. Dans le cas des Los Angeles Lakers, Jeanie Buss, la propriétaire, a pris des décisions audacieuses pour ramener Magic Johnson à la maison en février 2017.

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Le choix d’écarter son frère, Jim, co-actionnaire également à la tête des opérations basket, a été compliqué. Cette signature historique est l’œuvre de Magic Johnson et de son GM, Rob Pelinka, comme l’a confirmé Jeanie Buss au Rich Eisen show. Cette dernière a confirmé être restée en dehors des tractations entre le camp californien et celui de LeBron James.

« J’ai juste su que leur rencontre avait été bonne et productive. Quand on a deux joueurs qui ont tant de choses en commun, qui viennent du Midwest, qui ont gagné des titres et qui savent rendre leurs équipes meilleures, ça ne peut que bien se passer. Ils ont eu une bonne conversation. Mais aucune décision n’a été prise à ce moment. J’espérais juste que les choses allaient tourner dans le bon sens. »

« J’ai une confiance totale en Magic Johnson, dans sa capacité à être un leader… Et ce qu’il a réussi a dépassé mes attentes. Le roster a été modifié très rapidement. Rob Pelinka a fait du bon boulot en gérant le salary cap. Ensemble, ils savaient ce qu’ils voulaient. LeBron a sans aucun doute mérité sa free agency. Il l’a déjà été durant sa carrière et il allait prendre la décision qui devait être la meilleure pour lui. »

La boss des Lakers a en revanche révélé l’implication de Kobe Bryant dans le processus de recrutement de LeBron James et dans l’aide précieuse qu’il peut lui apporter au quotidien. « Kobe est une inspiration. Il me donne de son temps, de sa sagesse… son agent (Rob Pelinka), et c’est quelqu’un de très réfléchi. Il sait penser de manière stratégique alors que parfois je me fais rattraper par mes émotions. »

« Depuis que j’ai fait le choix de changer de front-office il y a 18 mois, toutes les décisions qui ont été prises, faire revenir Magic, prendre Rob Pelinka, les joueurs qu’ils ont draftés, la façon dont ils développent les joueurs en G-League, tout cela montre le chemin qu’ils empruntent. Quand Magic est arrivé, on a pu à nouveau voir le type de personnalité que les Lakers allaient avoir, ce qu’ils allaient représenter. Avec les drafts des joueurs comme Kyle Kuzma, Josh Hart, Lonzo Ball, la poursuite du développement de Brandon Ingram, on voit quelle identité on veut. »

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Les Los Angeles Lakers ont annoncé mardi, par l'intermédiaire de leur propriétaire Jeanie Buss, avoir nommé Magic Johnson au poste de président des opérations basket. Dans le même temps, Mitch Kupchak et Jim Buss (co-propriétaire et frère de la présidente, Ndlr) ont été démis de leurs fonctions (respectivement manager général et vice-président des opérations basket).«Aujourd'hui, j'ai pris une série de décisions qui, je pense, vont permettre aux Lakers de retrouver les sommets demandé par le Dr. Jerry Buss (le père des actuels propriétaires, Ndlr) et que nos fans sont en droit de demander, a déclaré Jeanie Buss. Avec pour effet immédiat, Earvin Johson sera en charge de toutes les opérations basket et me rendra compte directement.

Magic Johnson a réagi dans le même communiqué, affirmant qu'il s'agit «d'un rêve devenu réalité que de revenir chez les Lakers en tant que président». Il a également confirmé qu'il nourrissait de grandes ambitions pour sa franchise : «Nous avons un grand coach avec Luke Walton et de bons jeunes joueurs.

Marc Lore et Alex Rodriguez

Marc Lore et Alex Rodriguez, nouveaux propriétaires des Minnesota Timberwolves.

L'implication des anciens joueurs

L'exemple de Tony Parker montre qu'un ancien joueur peut devenir un acteur majeur dans le monde du sport professionnel. Jeune retraité depuis l’été dernier, Tony Parker gère pour le moment son après-carrière comme il s’occupait du jeu quand il était sur le terrain, toujours avec classe et succès.

Alors que sa présidence à l’ASVEL apporte de grands résultats avec une domination sur le plan national chez les filles et les garçons et une très bonne première saison en EuroLeague, il veut également amener son expertise et ses moyens dans d’autres domaines. Vous n’avez pas pu le manquer ces dernières semaines, la rumeur la plus insistante l’annonce déjà comme le prochain successeur de Jean-Michel Aulas au poste de président de l’Olympique Lyonnais.

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Tony Parker a accordé une interview à Marc J. “Premièrement, c’est vrai et c’est un honneur pour moi. Je n’aurais jamais pensé que quelque chose comme ça pourrait m’arriver. C’est une énorme opportunité. C’est un des 50 meilleurs clubs du monde. Ils ont une structure solide du fait de la manière dont ils ont construit leur gros budget.

En reprenant l’Olympique Lyonnais, il souhaiterait surtout prendre la tête d’OL Groupe avec qui il finance en ce moment même une nouvelle salle de basket. Depuis l’entrée de l’OL dans le capital de l’ASVEL, les deux clubs travaillent main dans la main et on assiste à une passation de pouvoir entre Jean-Michel Aulas et le meilleur basketteur français de l’histoire.

“L’objectif final est de posséder un jour une franchise NBA. Je sais qu’avec OL Groupe nous avons de grands rêves. [Si une équipe NBA est mise en vente, ndlr], il y a de grandes chances que nous nous positionnons dessus. Pour le moment, nous avons d’autres objectifs mais dans 5 ou 10 ans… Je suis le genre de personne qui rêve toujours grand. Une franchise NBA sous pavillon français, ça serait extraordinaire pour tout le monde.

Marc Lore et Alex Rodriguez deviennent officiellement propriétaires des Minnesota Timberwolves, après plusieurs mois de négociations. Après plus de 50 mois de procédures complexes et une longue bataille judiciaire, Marc Lore et Alex Rodriguez sont officiellement devenus les nouveaux propriétaires des Minnesota Timberwolves et du Minnesota Lynx. Cette finalisation met un terme à un processus entamé le 10 avril 2021, soit près de 1 500 jours plus tard.

« Nous sommes pleinement conscients de la grande responsabilité que représente la gestion de ces franchises exceptionnelles », a déclaré Marc Lore. « Nous sommes déterminés à bâtir une organisation qui donne l’exemple en matière d’excellence, qui sera universellement admirée et dont la fierté s’étendra sur plusieurs générations. Rodriguez, qui a touché plus de 450 millions de dollars de salaires durant ses 22 années en MLB, partage cette vision ambitieuse : « J’ai consacré toute ma vie au monde du sport, pour le jeu en lui-même, mais aussi en tant que force puissante qui unit les gens, élève les communautés et change les vies. Je sais ce qu’il faut pour être un champion, et je suis prêt à apporter le même engagement et la même motivation pour créer une culture de la victoire dans le Minnesota.

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Les défis de la gestion d'une franchise

La gestion d'une franchise NBA est semée d'embûches. Les propriétaires doivent jongler avec les contraintes financières du "salary cap", les exigences des joueurs et des entraîneurs, et les attentes des fans. L'exemple de Mike Malone à Sacramento illustre les défis liés à l'ingérence des propriétaires dans les décisions sportives.

Lorsque la franchise a été rachetée par Vivek Ranadive et ses associés, l’organisation a été chamboulée à tous les étages. Paradoxalement, le propriétaire a embauché un coach - Mike Malone - avant de confier les rênes de l’équipe à un président en charge des opérations basket - aujourd’hui Pete D’Alessandro, engagé deux semaines après Malone.

Selon NBA.COM, jouer vite aurait même été l’une des principales directives confiées par le management à Malone lors de la dernière intersaison. Le coach a construit son équipe autour d’un pivot extrêmement talentueux capable de prendre le dessus sur n’importe lequel de ses adversaires au poste bas. Il n’a pas fait des Sacramento Kings une nouvelle version des Phoenix Suns. Il a continué à insister sur la défense et a focalisé le jeu offensif autour de Cousins. La formation se classe dans le ventre mou de la ligue en termes de « rythme » (pace).

Toujours selon Yahoo! Sports, le propriétaire avait pour habitude de discuter avec Mike Malone au sujet des stratégies à adopter sur le parquet. Il souhaitait s’inspirer de son expérience de coach… de l’équipe de son fils pour appliquer certaines de ses théories en NBA. Une nouvelle fois, cela n’a aucun sens.

On peut blâmer Pete D’Alessandro, le GM, mais ce dernier a surtout des allures de pions contrôlé par son propriétaire. Le soir de la draft, la majorité des dirigeants des Kings militaient en faveur d’Elfrid Payton, un meneur gestionnaire et prometteur. Vivek Ranadive avait déjà son chouchou, Nik Stauskas.

Il a fait progresser les Kings malgré un effectif encore limité. « DMC » entretient des rapports particuliers avec Mike Malone. Ce dernier lui a rendu visite (ainsi qu’à Rudy Gay) en Espagne pendant la dernière Coupe du Monde. Ils sont proches et ils s’entendent bien ce qui est déjà un exploit quand on sait que la jeune star s’est pris le bec avec tous les autres coaches qu’il a fréquenté au cours de sa carrière.

Les Celtics de Boston, dirigés par Wyc Grousbeck, visent un 18e championnat NBA, ce qui constituerait un record. Les Celtics sont la 18e équipe la plus rentable du monde du sport, avec un revenu d’exploitation estimé à 269 millions de dollars (250,8 millions d’euros) sur les trois dernières saisons. Selon les estimations de Forbes, l’équipe des Celtics de Boston vaut aujourd’hui 4,7 milliards de dollars, dettes comprises, soit une augmentation d’environ 1 200 % par rapport au prix payé par M. Grousbeck et ses partenaires.

Mark Cuban a acquis les Mavericks de Dallas pour 280 millions de dollars en 2000. En octobre dernier, Forbes a estimé la franchise à 4,5 milliards de dollars, ce qui la place juste derrière les Celtics. Bien que le milliardaire de 65 ans ait vendu la majeure partie de sa participation à Miriam Adelson, veuve du PDG de Las Vegas Sands, Sheldon Adelson, et à sa famille l’année dernière pour 3,5 milliards de dollars, la vente des Mavericks reste une aubaine pour sa fortune, évaluée à 5,4 milliards de dollars. Ce qui est remarquable, c’est que M. Cuban conserve pour l’instant le contrôle des opérations de basketball.

Les Celtics et les Mavericks figurent parmi les dix équipes qui ont connu la plus forte croissance au cours de cette période. La NBA serait sur le point de conclure une nouvelle série de contrats de droits médiatiques qui lui rapporteraient 76 milliards de dollars sur 11 ans, soit plus du double du taux annuel moyen précédent.

Mark Cuban

Mark Cuban, ancien propriétaire des Mavericks de Dallas.

Le cadre juridique et les contrats

Les contrats sportifs sont un élément essentiel du monde de la NBA. Ils régissent les relations entre les joueurs, les équipes et les ligues, et sont soumis à un ensemble complexe de lois et de réglementations. Le contrat standardisé traite d’une variété de sujets, relatifs notamment à la rémunération, la durée du contrat, la résolution des litiges ou encore certaines obligations comme la participation aux entraînements ou aux événements médiatiques.

La « free agency » est incontestable l’un des aspects les plus captivants du paysage sportif américain. Au terme de son contrat, un sportif peut devenir « free agent », ce qui lui offre la liberté de signer avec n’importe quelle franchise de la ligue. L’agent libre restreint obéit à un régime singulier ; bien que son contrat initial avec sa franchise soit arrivé à échéance, il ne bénéficie pas d’une totale liberté pour s’engager avec l’équipe de son choix.

Les « trades » consistent en des échanges contractuels où les joueurs sont déplacés d’une franchise à une autre, parfois contre leur propre volonté et de manière abrupte, pour des raisons d’ordre stratégiques, financières ou sportives. Du point de vue contractuel, lorsqu’un joueur est échangé, le contrat qu’il a signé avec sa franchise d’origine le suit dans sa nouvelle franchise, conservant toutes les conditions initiales, qu’il s’agisse de salaire, de durée ou de clauses spécifiques.

Les contrats d’endorsement peuvent être définis comme un accord entre deux parties, permettant l’établissement d’un partenariat entre une entité commerciale, le plus souvent une marque, et une personnalité publique qui peut-être notamment un sportif. Aux États-Unis, la notion de « Right of Publicity » est fondamentale. Elle offre aux individus le contrôle sur la façon dont leur identité peut faire l’objet d’une commercialisation.

Les Collective Bargaining Agreements (CBA) servent de pierre angulaire pour la détermination de la structure salariale dans les sports professionnels. À titre d’illustration, les salaires des joueurs de la NBA varient significativement en considération de leur expérience, de leur statut et de leur rôle dans l’équipe. Les contrats supermax, par exemple, sont les plus lucratifs de la NBA et peuvent être offerts aux joueurs qui répondent à certains critères : tout d’abord, seuls les joueurs ayant au moins sept ans d’expérience en NBA à la fin de leur contrat actuel peuvent signer un contrat supermax.

Le « salary cap » est une limite financière mise en place par les ligues sportives professionnelles qui détermine le montant total que chaque équipe peut dépenser en salaires pour ses joueurs pendant une saison donnée.

La capacité d’un joueur à changer d’équipe, que ce soit par la voie d’un trade, d’une signature en tant qu’agent libre ou par d’autres mécanismes, est également encadrée par le CBA. Ces règles protègent les joueurs afin de garantir qu’ils ne sont pas traités comme de simples actifs échangeables, mais aussi les équipes, qui ont souvent investi du temps et des ressources dans le développement de ces talents.

Celtics champions NBA en 2008

Les Celtics champions NBA en 2008, un moment fort pour Wyc Grousbeck.

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